SARD , la rémunération des auteurs par le don ? (MAJ 3)Numerama

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Libre Accès,
Mécénat Global,
Noël,
Patrick Bloche

Publié par Guillaume Champeau, le
Lundi 07 Septembre 2009

SARD : la rémunération des auteurs par le don ? (MAJ 3)

Incapables de se faire une place dans les sociétés de gestion collective traditionnelles comme la Sacem ou la SACD qui leur ferment les portes, les auteurs et éditeurs membres du collectif Libre Accès annoncent la création prochaine de leur propre structure. Il s’agira d’une SARD, une Société d’Acceptation et de Répartition des Dons, qui s’appuiera sur les idées de Richard Stallman pour financer la création sur Internet par des dons obligatoirement versés par les internautes.

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(CC, Richard Stallman, par Chrys)
Mise à jour 3 : Les députés Patrick Bloche (PS) et Martine Billard (Parti de Gauche) ont tous les deux confirmé leurs présences pour entendre les propositions formulées par le collectif fondateur de la SARD et en discuter.
Mise à jour 2 : Richard Stallman a souhaité nous communiquer la précision suivante :
« Je remercie l’appui de l’article pour les SARD et le mécénat global, mais je me sens obligé de vous dire que c’était Francis Muguet qui a inventé les deux conceptes. J’ai participé aussi dans la conception du mécénat global: mon apport était les idées que j’avais proposé pour la premiere fois en 1992, et qui se trouve toujours dans http://www.gnu.org/philosophy/dat.fr.html. Nous avons incorporé ces idées sur la nouvelle base qu’il a inventé.

Le mécénat global actuel est donc un mélange de mes idées avec celles de Francis Muguet, mais c’est lui qui a lancé l’initiative, et qui a fourni la structure juridique. »
Mise à jour 1 : l’auteur du concept du Mécénat Global nous a apporté de précieuses précisions sur la nature exacte de la SARD, beaucoup plus pragmatique qu’il n’y paraissait au premier abord.

Le coup d’envoi sera donné officiellement le 8 septembre prochain, à la mairie du 3ème arrondissement de Paris. Les membres du collectif Libre Accès, qui défend les auteurs et éditeurs d’oeuvres sous licences libres et ouvertes en France, ont lancé lundi leur « appel à l’assemblée constituante d’une Société d’Acceptation et de Répartition des Dons ».
« Une S.A.R.D. est une Société d’Acceptation et de Répartition des Dons qui permet de financer la création sur internet. Par les dons plus que par le droit d’auteur, par l’appréciation plus que par la consommation », explique l’appel.
« Il s’agit de mettre en place un mécanisme simple de répartition de dons faits par les internautes pour les oeuvres de leur choix. Il ne s’agit pas d’une nouvelle taxe, mais d’une nouvelle façon de concevoir le rapport entre les auteurs et le public. Un rapport basé sur l’entente et non sur le conflit. »
L’idée, un peu folle, concrétise le concept de « Mécénat Global » dégagé par Richard Stallman, l’inventeur des licences GNU. En principe, les internautes verseraient de manière obligatoire par l’intermédiaire de leur FAI une somme collectée par la SARD, qui serait ensuite répartie selon des clés déterminées non pas par sondage et par volume de consommation, mais par appréciation des oeuvres par les internautes. Ces derniers auraient en effet la charge de voter pour les oeuvres qui méritent selon eux rémunération, à charge pour les auteurs et les éditeurs de fournir l’identifiant de l’oeuvre. Les sociétés de gestion collective auraient l’obligation d’autoriser la diffusion à titre non commercial de copies des oeuvres qu’elles gèrent, et de mettre en oeuvre le Mécénat Global. Seuls les auteurs qui refusent toute rémunération collective seraient exclus du système.
Selon Richard Stallman, qui sera présent le 8 septembre à Paris, le Mécénat Global a par rapport à la licence globale l’avantage de ne pas être intrusif puisqu’il ne nécessite pas de surveillance des réseaux ni de DRM, et de ne pas écarter les « auteurs émergents » d’ordinaire noyés dans les statistiques des grandes sociétés de gestion qui répartissent par sondage. « Par conséquent, c’est extrêmement positif en terme de développement artistique et culturel, et de soutien à la création, tant nationale qu’internationale, dans le respect de la diversité culturelle de la France », assure-t-il.
« Au niveau philosophique, on dé-commercialise l’art, tout en permettant la rémunération des artistes, c’est un retour aux sources, après une industrialisation et exploitation excessive de la première révolution industrielle (…) Le Mécénat Global constitue un pas vers une société de l’appréciation, qui permet une juste et équitable rémunération, tout en préservant la liberté, l’individualité et la diversité culturelle ».
Reste à voir comment, concrètement, convaincre les politiques, les FAI, les internautes, les artistes et les sociétés de gestion collective traditionnelle de s’unir autour d’un tel projet très éloigné des conceptions habituelles du droit d’auteur. Le projet semble davantage destiné à freiner les ambitions de taxe sans contrepartie affichées par la SACEM en provoquant un débat sur l’utilisation des sommes collectées qu’à trouver une traduction concrète immédiate.
Mais pour apporter de premières réponses à ces questions, l’assemblée constituante de la SARD aura lieu à partir de 16 heures à la mairie du 3ème arrondissement de Paris le 8 septembre prochain, et sera suivie d’une conférence à partir de 19 heures. Des députés y participeront, accompagnés de Richard Stallman, Bernard Stiegler, Antoine Moreau (créateur de la licence Art Libre), et des membres du collectif Libre Accès. Plus d’infos sur cette page.

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Publié par Guillaume Champeau, le 7 Septembre 2009 à 15h40

 

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Commentaires à propos de «SARD : la rémunération des auteurs par le don ? (MAJ 3)»

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nekomata
le 18/08/2009 à 10:18

Quand tu prélèves de l’argent à la source, t’as beau dire que c’est pas une taxe…

Pas question pour moi de payer une telle chose si ça sortait. Je me moque qu’ils s’arrangent avec mon FAI pour ponctionner un pourcentage de ce que je paye bi-mensuellement pour ma connexion (triple-play), mais si ça devait être en sus de l’abonnement…

Ces gens-là n’étant pas responsables (propriétaire) des oeuvres culturelles que je consomme ou pille, je ne peux pas adhérer. Je me vois mal payer quelque chose dont je ne suis pas client.

[message édité par nekomata le 18/08/2009 à 10:19
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rivencent
le 18/08/2009 à 10:22

bha cest sur que ca serais bien mais ca pose un gros probleme quand meme .
la perte de temps pour le consommateur. de ce fait le nombre de votant sera tres faible on pourrais meme imaginer des tricheries via des botnet qui voterais pour des groupes bidons pour recuperer des fonds.

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rivencent
le 18/08/2009 à 10:25

de plus il y a un autre soucis cest la possibilitee pour les artistes de ne pas integrer le systeme alors que les internautes seraient obliges eux .
donc en gros on pourrais recuperer un catalogue limite en payant une taxe car cest une taxe qu’ils le veuille ou non et en plus on se taperais une taxe sacem , plus une sony , une vivendi etc ca commence a etre penible cette manie des taxes

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It08
le 18/08/2009 à 10:33

Pourquoi ne pas se fonder sur le modèle de la taxe d’apprentissage? C’est à dire une taxe obligatoire, mais dont la répartition est choisie par le taxé, et si il ne prend pas de décision, alors l’argent est versée à un fond, qui se charge ensuite de répartir.

It

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filatre
le 18/08/2009 à 10:40

Stallmann modeste et génial, et avec une forme de pérennité dans l’action vraiment épatante. La mise en oeuvre a sans doute besoin d’être approfondie, mais sur le principe la proposition est excellent. Le gros inconvénient de la licence globale est d’écarter le lecteur, le spectateur ou l’usager, de la responsabilité d’attribution. Et là, il y a une idée essentielle sur le chaînon manquant dans la relation avec les créateurs que la licence globale résout mal, et je ne parle même pas d’Hadopi.

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tntprog
le 18/08/2009 à 10:41

On nous propose *enfin* un modèle potable pour rémunérer et encourager un modèle libre, et devinez qui râle en premier ? Non non, pas Albanel & Co., mais… les internautes.

J’adore.

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Arkhesis
le 18/08/2009 à 10:44

@nekomata: je ne suis pas client vu que je n’écoute quasiment pas de musique (voir pas du tout ces six derniers mois). Mais ça ne va pas me tuer de payer 32EUR au lieu de 30 pour la bonne cause hein. Le principe est bon, reste à voir l’adoption et la mise en oeuvre.

Si en plus le système perçait complètement (doux rêves…) ça pourrait garantir ma liberté en remplçant les mesures d’hypersurveillance et de répression arbitraire que certains veulent mettre en place. En tuant le problème, on peut tuer leur solution avec.

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VIDEOCLUB
le 18/08/2009 à 10:47

c’est bien !, on apprend que la licence globale pour qu’elle fonctionne doit etre intrusif (survellance des réseaux)super!
il n’y a qu’un système qui fonctionne et depuis des lustres, vous voulez réinventer la roue, mais c’est peine perdu.
le systeme qui marche c’est le paiement à l’acte, que se soit le financement par la pub, par les dons ou autre chose, ne peut etre qu’une usine à gaz qui demande une grosse administration lourde et dépenssiére pour rémunnérer le graphiste ou le pianiste qui a participer à la création d’un album.
en attendant les chiens aboient, la loi passe.

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CounterFragger
le 18/08/2009 à 10:59

VIDEOCLUB, le 18/08/2009 – 10:47
c’est bien !, on apprend que la licence globale pour qu’elle fonctionne doit etre intrusif (survellance des réseaux)super!
il n’y a qu’un système qui fonctionne et depuis des lustres, vous voulez réinventer la roue, mais c’est peine perdu.
le systeme qui marche c’est le paiement à l’acte, que se soit le financement par la pub, par les dons ou autre chose, ne peut etre qu’une usine à gaz qui demande une grosse administration lourde et dépenssiére pour rémunnérer le graphiste ou le pianiste qui a participer à la création d’un album.

Ta phrase est pleine de contradictions (et de fautes d’orthographe), essaye de faire des efforts sur le français, ce ne sera pas du luxe…

La preuve que ça marche, y’a qu’à voir la situation présente et le désintéressement des gens du modèle économique actuel de la musique enregistrée… Mais à part ça, ça marche hein !

VIDEOCLUB, le 18/08/2009 – 10:47
en attendant les chiens trolls aboient, la loi passe n’est pas encore passée.

[message édité par CounterFragger le 18/08/2009 à 11:06
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It08
le 18/08/2009 à 11:01

VIDEOCLUB, le 18/08/2009 – 10:47
c’est bien !, on apprend que la licence globale pour qu’elle fonctionne doit etre intrusif (survellance des réseaux)super!
il n’y a qu’un système qui fonctionne et depuis des lustres, vous voulez réinventer la roue, mais c’est peine perdu.
le systeme qui marche c’est le paiement à l’acte, que se soit le financement par la pub, par les dons ou autre chose, ne peut etre qu’une usine à gaz qui demande une grosse administration lourde et dépenssiére pour rémunnérer le graphiste ou le pianiste qui a participer à la création d’un album.
en attendant les chiens aboient, la loi passe.

Ou comment creuser les inégalités selon la classe sociale.

It

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Zergy
le 18/08/2009 à 10:49

Je préfère envoyer mon argent à ces gens avec possibilité de choisir les artistes que je soutiens plutôt que de payer la Gestadopi de la SACEM et des majors.

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Zergy
le 18/08/2009 à 10:52

le systeme qui marche c’est le paiement à l’acte, que se soit le financement par la pub, par les dons ou autre chose, ne peut etre qu’une usine à gaz qui demande une grosse administration lourde et dépenssiére pour rémunnérer le graphiste ou le pianiste qui a participer à la création d’un album.

en attendant les chiens aboient, la loi passe.
Trop bien le payement à l’acte, tu paye à chaque écoute avec des DRM obligatoire, et tu as en plus le flicage générale des utilisateur sur internet et dans la vrai vie (en sais jamais, au cas ou tu transporte un clef USB avec des MP3.

Et il y à une large différence entre :
- Fliquer tout tes pour mettre en prison et faire payer des amendes exorbitantes irons dans les poches de majors, d’actionnaire et de milices.
- Répartir par vote anonyme.

[message édité par Zergy le 18/08/2009 à 10:58
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lilalola
le 18/08/2009 à 10:56

positif en terme de développement artistique et culturel … Non mais … Ce qu’il ne faut pas lire quand même!
Ils pensent que les gens vont voter pour des petits groupes underground en mal de notoriété et délaisser les gros artistes des majors?
Non, ils voteront pour ce qu’ils écoutent le plus parce ce qu’ils écoutent le plus c’est a priori ce qu’ils apprécient le plus. Et qu’est-ce qu’ils écoutent le plus ? Ce qui bénéficie d’une plus grande exposition = qui passe à la tv et à la radio.

Cette logique est consternante. Ecrire des chansons, enregistrer et réaliser un album, accompagner sa sortie, etc … ça représente un travail. Si les gens écoutent ou achètent, si ils profitent de ce travail, alors les créateurs et les artistes doivent être rémunérés. A l’usage ou à l’achat et pas à l’appréciation.
On va avoir des groupes qui font de la musique de qualité, pas forcément grand public mais dont les « adeptes » ne seront pas le genre à faire la démarche de voter (pas que ça à faire). Et à côté on a Christophe Maé avec ses fans trop kikoolol qui vont mettre des 10/10 à toutes les prochaines daubes qu’il sortira.

Croire en ce système c’est croire que le grand public est mélomane et sait apprécier la vraie musique de qualité, et c’est franchement pas le cas.

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It08
le 18/08/2009 à 11:09

lilalola, le 18/08/2009 – 10:56
positif en terme de développement artistique et culturel … Non mais … Ce qu’il ne faut pas lire quand même!
Ils pensent que les gens vont voter pour des petits groupes underground en mal de notoriété et délaisser les gros artistes des majors?
Non, ils voteront pour ce qu’ils écoutent le plus parce ce qu’ils écoutent le plus c’est a priori ce qu’ils apprécient le plus. Et qu’est-ce qu’ils écoutent le plus ? Ce qui bénéficie d’une plus grande exposition = qui passe à la tv et à la radio.

Si les dons sont directement reversés aux artistes, alors le marketing ne sera plus rentable (moins rentable) pour les majors, qui finiront par disparaitre.

Cette logique est consternante. Ecrire des chansons, enregistrer et réaliser un album, accompagner sa sortie, etc … ça représente un travail. Si les gens écoutent ou achètent, si ils profitent de ce travail, alors les créateurs et les artistes doivent être rémunérés. A l’usage ou à l’achat et pas à l’appréciation.

Payer à l’appréciation implique une consommation et un « achat ».

On va avoir des groupes qui font de la musique de qualité, pas forcément grand public mais dont les « adeptes » ne seront pas le genre à faire la démarche de voter (pas que ça à faire). Et à côté on a Christophe Maé avec ses fans trop kikoolol qui vont mettre des 10/10 à toutes les prochaines daubes qu’il sortira.

Les adeptes, au contraire, sont les « véritables fans », et je suis prêt à parier qu’ils seront, en pourcentage, ceux qui iront le plus voter. Au contraire, les fans de Tokio Hotel n’iront pas.

Croire en ce système c’est croire que le grand public est mélomane et sait apprécier la vraie musique de qualité, et c’est franchement pas le cas.

Le grand public n e l’est pas en effet, donc il n’ira pas voter non plus.

Sinon, c’est assez « saoulant » de voir tout le monde parler de musique, mais « jamais » du reste de la Culture, qui serait aussi concerné.

It

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denisfo
le 18/08/2009 à 11:00

On nous propose *enfin* un modèle potable pour rémunérer et encourager un modèle libre, et devinez qui râle en premier ? Non non, pas Albanel & Co., mais… les internautes.

J’adore.
je me suis fait la même réflexion…

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Arkhesis
le 18/08/2009 à 11:00

c’est bien !, on apprend que la licence globale pour qu’elle fonctionne
doit etre intrusif (survellance des réseaux)

Tu as essayé de lire l’article ou tu es un bot qui réagit à certains mots clés? Non je commence à me poser la question tellement tes réponses sont décalés par rapport à ce qui est écrit. Depuis quand un vote (anonyme et garant des libertés de chacun, évitant justement une surveillance généralisée) est une surveillance intrusive des réseaux?

Autre question, pour toi le sel est il sucré? Oui? Et le feu est mouillé… Ah je me disais aussi, ça doit être normal alors…

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sparci95
le 18/08/2009 à 11:04

On nous propose *enfin* un modèle potable pour rémunérer et encourager un modèle libre, et devinez qui râle en premier ? Non non, pas Albanel & Co., mais… les internautes.

J’adore.

Tu as raison, mais il fallait y penser avant, lorsque nous en avions parlé, et donc avant HADOPI, pour moi, maintenant, qu’ils aillent se faire foutre !

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dura
le 18/08/2009 à 11:05

@lilalola: le problème n’est pas « comment sélctionner les oeuvres de meilleure qualité?  » mais « comment rémunérer les auteurs en fonction de leur popularité ? » . Il y a un gouffre entre la musique populaire et la musique « de qualité ».

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MrPatator
le 18/08/2009 à 11:07

il n’y a qu’un système qui fonctionne et depuis des lustres, vous voulez réinventer la roue, mais c’est peine perdu.

le systeme qui marche c’est le paiement à l’acte [...]

Ton système il fonctionne surout pour les majors et quelques artistes « stars », les autres ramassent les miettes faute d’exposition …
Ton système est biaisé depuis l’apparition de l’enregistrement audio à sa main mise par des industriels, qui a donné naissance à des majors milliardaires dans les années 90 … absurde et dépassé …
Moi j’achète plus du tout de musique, mais je vais souvent en concert voir les vrais artistes …

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GeorgeBarclay
le 18/08/2009 à 11:08

Stallmann modeste et génial, et avec une forme de pérennité dans l’action vraiment épatante. La mise en oeuvre a sans doute besoin d’être approfondie, mais sur le principe la proposition est excellent. Le gros inconvénient de la licence globale est d’écarter le lecteur, le spectateur ou l’usager, de la responsabilité d’attribution. Et là, il y a une idée essentielle sur le chaînon manquant dans la relation avec les créateurs que la licence globale résout mal, et je ne parle même pas d’Hadopi.
La licence globale telle qu’elle est conçu par philippe aigrain n’écarte pas le publiqque de la rémunération. Car la répartition se fait à partir de données d’audimat obtenu auprès d’internautes volontaires.
Et contrairement a ce que dit stallmann ce n’est pas intrusif on sait collecter des données en préservant l’anonymat!Il faut lire les propositions avant de les critiquer… Perso, j’aime beaucoup Stallmann mais je trouce la Licence globale (telle que la souhaite aigrain) bien plus réaliste.
Son ouvrage ici: http://paigrain.deba…et/?page_id=171

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enter
(Banni) le 18/08/2009 à 11:10

>>> »En principe, les internautes verseraient de manière obligatoire par l’intermédiaire de leur FAI une somme collectée par la SARD, qui serait ensuite répartie selon des clés déterminées non pas par sondage et par volume de consommation, »

Est-ce qu’il est absurde de penser que ça commence à bien faire avec ces idées de versement obligatoire, qu’on appelle taxe ou impôt ou contribution ou forfait ou licence globale ?
Est-ce qu’il est absurde de penser que ce genre de taxe ne doit être demandé qu’à ceux qui sont intéressés ?
- Tu es intéressé par faire du téléchargement massif de musique : tu payes la taxe correspondante.
- Tu n’es pas intéressé ou tu achètes l’équivalent d’un CD par an : tu payes à l’achat.

Et puis idem pour les autres formes de téléchargement : films, archives des journaux, livres, et que sais-je encore …

Ras le bol que des mecs veuillent transformer les internautes en vaches à lait pour leur seul business ou leur seul plaisir de possession outrancière.

Personnellement, j’écoute essentiellement de la musique libre et gratuite. Ou alors j’achète des trucs qui sont relativement introuvables. Pouvoir télécharger gratuitement et sans limite les derniers machins de David Guetta, mais vous ne pouvez pas savoir à quel point je n’en ai pas envie.

Et puis j’aimerais bien télécharger gratuitement des bouquins. Vous êtes prêts à rajouter une taxe « bouquin » de 2EUR à la taxe « musique » ? Et une taxe « cinéma » de 2EUR ? Et une autre pour les séries télévisées ?

>>> »Ces derniers auraient en effet la charge de voter pour les oeuvres qui méritent selon eux rémunération, »
Mais quelle stupidité ! Là, on est sûr qu’on aura un nivellement par le bas de la qualité culturelle. Il n’y a qu’à voir ce qu’écoutent les gens en majorité. C’est tabou de dire ça, mais l’élévation du niveau culturel ne s’est jamais faite par la base, mais par quelques élites éclairées. Regardez comment ont été traités à leurs débuts les artistes novateurs considérés aujourd’hui comme des génies ! Heureusement qu’on n’a pas demandé au public de voter pour savoir si Van Gogh devait ou pas être financé. Ou Bizet. Ou Brassens.

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VIDEOCLUB
le 18/08/2009 à 11:12

c’est bien !, on apprend que la licence globale pour qu’elle fonctionnedoit etre intrusif (survellance des réseaux)Tu as essayé de lire l’article ou tu es un bot qui réagit à certains mots clés? Non je commence à me poser la question tellement tes réponses sont décalés par rapport à ce qui est écrit. Depuis quand un vote (anonyme et garant des libertés de chacun, évitant justement une surveillance généralisée) est une surveillance intrusive des réseaux?Autre question, pour toi le sel est il sucré? Oui? Et le feu est mouillé… Ah je me disais aussi, ça doit être normal alors…[/quot
pour que la licence globale fonctionne selon la quadrature du cercle, il faudra mettre en place un système de sondage en équipant
10 000 foyers d’ une box qui enregistrera ce qui est vu et écouter, c’est une forme d’intrusion dans la vie privé des gens, et surtout si ce systeme est mis dans des mains peu honnete, on peut se demander se que adviendra ce systeme, on peut imaginer qu’
un gouvernement par ce systeme opaque pourrait decreter qui pourrait etre écouter, en favorisant la rémunération

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VIDEOCLUB
le 18/08/2009 à 11:14

c’est bien !, on apprend que la licence globale pour qu’elle fonctionnedoit etre intrusif (survellance des réseaux)Tu as essayé de lire l’article ou tu es un bot qui réagit à certains mots clés? Non je commence à me poser la question tellement tes réponses sont décalés par rapport à ce qui est écrit. Depuis quand un vote (anonyme et garant des libertés de chacun, évitant justement une surveillance généralisée) est une surveillance intrusive des réseaux?Autre question, pour toi le sel est il sucré? Oui? Et le feu est mouillé… Ah je me disais aussi, ça doit être normal alors…
c’est de l’ironie

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Arkhesis
le 18/08/2009 à 11:16

Ils pensent que les gens vont voter pour des petits groupes underground
en mal de notoriété et délaisser les gros artistes des majors?

Non, ils voteront pour ce qu’ils écoutent le plus parce ce qu’ils
écoutent le plus c’est a priori ce qu’ils apprécient le plus. Et
qu’est-ce qu’ils écoutent le plus ? Ce qui bénéficie d’une plus grande
exposition = qui passe à la tv et à la radio.

Pas faux MAIS: Si les plus gros mis en avant récolteront le plus gros des suffrages, non seulement les fans des petits groupes voteront ET seront comptabilisés (les achats à l’acte ne sont pour le moment pas comptabilisé vu que la répartition ne se fait QUE par passage radio et par sondage). Ce qui fait qu’ils gagneront déjà énormément plus que… Rien. Mais ça favorise aussi l’ouverture culturelle, ce qui peut faire de nouveau fan et plus de monde aux concerts.

Y’aura toujours des moutons pour n’écouter(en fait vrai pas seulement pour la musique) que ce que l’on assène à coup de marteau de marketting. Mais les gens ouverts et curieux, ça existe aussi quand même.

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Arkhesis
le 18/08/2009 à 11:21

pour que la licence globale fonctionne selon la quadrature du cercle,
il faudra mettre en place un système de sondage en équipant

10 000 foyers d’ une box qui enregistrera ce qui est vu et écouter,
c’est une forme d’intrusion dans la vie privé des gens

Sauf qu’ici il est question d’une modification par vote de tout le monde. Le problème de 10 000 enregistreurs (outre qu’effectivement c’est intrusif et fondamentalement pas terrible, là je suis d’accord), c’est que ça garde le problème des échantillons des sondages… ça écrase les votes minoritaires.

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Djaron
le 18/08/2009 à 11:23

euh y’a aussi peu de contrepartie qu’avec la taxe que la sacem voudrai tinstaurer… si les artistes qu’on veux ecouter n’integrent pas le systeme, quest ce que n’ananafout de utnel ou untel diffusé si toi tu l’aimes pas ?

enfin c deja une idee/proposition, et un peu de contrepoil à gratter vis a vis des idées d’en face

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cutkzig
le 18/08/2009 à 11:33

« la perte de temps pour le consommateur. de ce fait le nombre de votant sera tres faible »

Ce probleme est propre à notre société actuelle : tout le monde se fout de la société, de la politique, de ce que font les gros groupes industriels, de ce qu’il y a dans nos assiettes, de ce qui passe à la TV, etc…
Ce qu’il ne faut pas oublier c’est que l’on fait parti d’un système où nous avons chacun notre mot à dire. Ceux qui ne donne pas leur avis perdent progressivement leur liberté au détriment des autres qui s’imposent.

La population française n’est pas d’accord avec plein de chose mais tout le monde s’incline, la queue base et laisse faire.
Trop de fois j’entends des « oui c’est vrai mais on y peut rien », « ces gens sont intouchables », « a quoi bon… ». Plus personne n’a de rêve, tout le monde est blazé de sa vie…

Si on ne veut pas se faire bouffer, il faut l’ouvrir et faire comme pour Hadopi : se mobiliser, allez a Paris ou pour les parisiens allez a cette conférence, allez donner votre avis et plutot que d’etre critique soyez constructif. (et pour n’importe quel sujet qui peut, chacun, nous tenir à coeur)

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EDU
le 18/08/2009 à 11:36

et dire que l’on pourrait tous vivre heureux sans ces enculé(e)s de 1er, horizon tout confondu pour toujours faire payer plus pour avoir moins. ras le bol de se faire taxer… on est 60 millions ? on dirait que on est 2 millions par plus… on descends tous on verra si a 58m contre 2m ils font le poids…

fuck them ! france de moutons -_-

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j-c
le 18/08/2009 à 11:38

La seule opposition à mon sens valable est de dire que les personnes qui ne sont pas interessées par la musique n’ont pas à payer.
Les autres arguments sont en général ridicules s’ils ont pour but de maintenir le système actuel, car ils décrivent une situation qui existent déjà dans ce système actuel (en effet: en quoi une répartition par vote (c-à-d par popularité) est pire qu’une répartition par vente (c-à-d par popularité), tandis que le système actuel a des défauts que la proposition résout).

Pourtant, l’argument « ça ne m’interesse pas, donc je n’ai pas à payer » relève uniquement du point de vue.
Pour moi, ce type de système n’est pas un système pour payer un album, mais pour subsidier un bien commun: la culture (d’ailleurs, certains ont très justement remarqué que cela ne s’appliquait pas qu’à la musique).
Tout comme c’est à la société dans son ensemble à payer pour la recherche fondamentale, pour la santé, pour la justice, …
Est-ce que ceux qui disent « je n’écoute pas de musique, je ne devrais pas payer » se font rembourser une partie de leur impot sous pretexte qu’ils ne vont jamais aux théatres ou aux musées qui reçoivent des subsides ?
(notons finalement que la « taxe » s’applique qu’à ceux qui ont internet)

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GeorgeBarclay
le 18/08/2009 à 11:45

pour que la licence globale fonctionne selon la quadrature du cercle,

il faudra mettre en place un système de sondage en équipant

10 000 foyers d’ une box qui enregistrera ce qui est vu et écouter,

c’est une forme d’intrusion dans la vie privé des gens

Sauf qu’ici il est question d’une modification par vote de tout le monde. Le problème de 10 000 enregistreurs (outre qu’effectivement c’est intrusif et fondamentalement pas terrible, là je suis d’accord), c’est que ça garde le problème des échantillons des sondages… ça écrase les votes minoritaires.

Ce que vous appelé un système intrusif c’est ce que l’on fait déjà pour la télévision! et il ne s’agit pas de trafiqoter les box. Mais d’ajouter, de manière volontaire, je le rapelle, un plug in (logiciel libre) qui comptabilise ce que l’on ecoute….. un plug in qui guaranti l’anonymat!

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ingenys
le 18/08/2009 à 11:46

Des « dons obligatoires » au lieu de nouvelles taxes. C’est encore un euphémisme.
En somme, tout devient obligatoire quand ce n’est pas interdit.

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Solvik
le 18/08/2009 à 11:52

Pour info, les conférences seront seront diffusées en direct sur OxyRadio (www.oxyradio.net)
Cela vous permettra de comprendre un peu mieux les points flous que vous avez relevés

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Zuvassin
le 18/08/2009 à 11:58

Pas de licence, pas de sard, pas de racket comme ça !
La musique enregistrée ne sera que de la promo pour les concerts des artistes !
Adieu tous les artistes surannés qui squattent les plateaux télés, alors que leur musique est préhistorique et pourtant touche le max de droits…

bref non non et non, l’industrie crevera d’elle meme et le statut quo est tres enviable !

Le culture doit etre libre et gratuite !!! Aucune evolution societale ne pourra se faire sans cette pierre d’achoppement, qu’on se le dise !

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lilalola
le 18/08/2009 à 11:58

Complètement d’accord avec le dernier paragraphe d’Enter, ce système participerait d’un nivellement de la culture par le bas, incontestablement.

Je vois mal comment ce projet peut appréhender de manière globale le problème, de toutes façons, puisqu’il ne concerne que les auteurs, et pas les interprètes et les producteurs.

L’appellation « mécénat » est de plus contestable. Un mécène est quelqu’un qui finance la création, pas quelqu’un qui rémunère après coup selon sa propre appréciation, une fois que l’objet a été créé.

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Arkados
le 18/08/2009 à 12:00

Mais où est enter ? :/
Là on a un sujet intéressant. Mais ce qui est sûr, c’est que je paye pas pour un clampin que j’écoute pas. Si artiste veut rémunération de moi, sur Jamendo ou Dogmazic il ira. Vote et commentaire il se prendra et quelques sous il empochera.

:
Commentaire sur Numerama.com

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boogieplayer
le 18/08/2009 à 12:14

Bon, en même temps il n’y aura pas de prélèvement obligatoire. Et ensuite, y’a ceux qui parlent, et ceux qui font ou -pour le moins essayent de faire des choses-. C’est pour cela qu’il est impératif que vous veniez le 8 septembre à la mairie du 3 de paris à partir de 16h où justement on va évoquer tous ces points pour trouver des solutions.

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boogieplayer
le 18/08/2009 à 12:14

Bon, en même temps il n’y aura pas de prélèvement obligatoire. Et ensuite, y’a ceux qui parlent, et ceux qui font ou -pour le moins essayent de faire des choses-. C’est pour cela qu’il est impératif que vous veniez le 8 septembre à la mairie du 3 de paris à partir de 16h où justement on va évoquer tous ces points pour trouver des solutions.

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bronto
le 18/08/2009 à 12:27

Il faut appeler un chat un chat, un « don obligatoire », c’est une taxe. Maintenant, je ne suis pas forcément contre mais il faut préciser certaines choses : il faut que je puisse moduler, moi avec mon courage, la ventilation de la taxe en question. Parce que je mettrai le maximum aux oeuvres sous LAL, CC By-sa et autres. Sinon, payer pour une daube comme deezer, merci mais je ne vois pas l’intérêt.

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velvirare
le 18/08/2009 à 12:49

Heu le don par définition….Ce n’est pas pas acte spontané et libre??? Sinon on parle de taxe, d’impôt, de racket…….
J’ai encore LE CHOIX de donner ou pas, non?

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Amund
le 18/08/2009 à 12:57

« Ces derniers auraient en effet la charge de voter pour les oeuvres qui méritent selon eux rémunération, »
Mais quelle stupidité ! Là, on est sûr qu’on aura un nivellement par le bas de la qualité culturelle. Il n’y a qu’à voir ce qu’écoutent les gens en majorité. C’est tabou de dire ça, mais l’élévation du niveau culturel ne s’est jamais faite par la base, mais par quelques élites éclairées. Regardez comment ont été traités à leurs débuts les artistes novateurs considérés aujourd’hui comme des génies ! Heureusement qu’on n’a pas demandé au public de voter pour savoir si Van Gogh devait ou pas être financé. Ou Bizet. Ou Brassens.
Complètement d’accord avec le dernier paragraphe d’Enter, ce système participerait d’un nivellement de la culture par le bas, incontestablement.

C’est toujours marrant les gens qui sont sentent bien au-dessus de la plèbe. Faudrait quand même se souvenir que la seule chose qui transforme un quidam en artiste, c’est juste son public, cette fameuse plèbe inculte au goûts de chiotte… même si ses goûts ne reflète pas toujours les vôtres.

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Arkhesis
le 18/08/2009 à 13:11

il faut que je puisse moduler, moi avec mon courage, la ventilation de la taxe en question.

C’était un principe du « mécénat global » il me semble, que le titulaire puisse décider à quel artiste ira (une partie) de ce qu’il paye.

Parce que je mettrai le maximum aux oeuvres sous LAL, CC By-sa et autres. Sinon, payer pour une daube comme deezer, merci mais je ne vois pas l’intérêt.

Ben au vu des intervenants (accompagnés de Richard Stallmann, Bernard Stiegler, Antoine Moreau (créateur de la licence Art Libre), et des membres du collectif Libre Accès. ), ça m’étonnerait que art libre et creative commons soient oubliés…

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Djanse
le 18/08/2009 à 13:23

Pour répondre de manière globale à l’argument « non mais de toute façon y’aura que la merde qui sera financée à cause des moutons qui écoutent de la merde »

=> Personellement je pense que l’idée du système décrit ici vise justement à instaurer un nouvel état d’esprit dans la société, à savoir s’ouvrir à plus de diversité et à moins de gros spam à la télé. Petit à petit, les majors commenceront à flancher, les gens en auront marre de voir et ecouter toujours la même merde, et LA, la société d’appréciation naitera.

En tout cas, il y a certainement des problèmes de mises en place pratique, c’est certain, on peut en discuter. Stop gueler parce qu’on donne pas un système parfait et simple d’un claquement de doigt. Apprecions tout de même l’esprit de l’idée : créer un système où la qualité prévaut sur le pouvoir/l’argent.
Soit la société adoptera cet état d’esprit, soit la société s’enfoucera dans le pourissement.

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velvirare
le 18/08/2009 à 14:01

Ce n’est pas le fond mais la forme qui est inacceptable!!!!!
Il ne nous est plus possible de nous laisser ponctionner de la sorte par tout et n’importe quoi/qui.
Où cela va-t-il nous mener? Les gens en crèvent déjà d’être pomper par les taxes, impôts, etc…
A quand le DON pour l’accession des chiens au wifi?????
Nous ne sommes pas que des pompes à fric, il faut se le mettre en tête!
Et oui, moi ça me fait ch…. de donner 2 euros comme ça en passant, je les utiliserai autrement et selon mes besoins, mes envies, et suivant un choix personnel….2euros=500gr de beurre,6 kilos de coquillettes,3 litres de lait……

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enter
(Banni) le 18/08/2009 à 14:38

>>> »Est-ce que ceux qui disent « je n’écoute pas de musique, je ne devrais pas payer » se font rembourser une partie de leur impot sous pretexte qu’ils ne vont jamais aux théatres ou aux musées qui reçoivent des subsides ? »

Mes impôts vont également soutenir (par des prêts ou des subventions) les agriculteurs, les entreprises en difficulté, les syndicats, les journaux, … Et pourtant, puisque je ne mange pas de carottes et que je ne lis jamais les journaux, il n’y a pas de raison que je paye.

On ne peut donc pas comparer une utilisation d’impôts par l’Etat ou par les collectivités locales et la mise en place d’une taxe supplémentaire.

Il faut arrêter avec la langue de bois : les tenants de la licence globale (pour la musique) sont les consommateurs quasi-compulsifs de musique et ils souhaitent que la communauté prenne en charge leurs divertissements. Mais ils rechignent à renvoyer l’ascenseur : combien sont prêts à payer pour une licence globale pour les films, les jeux, les livres, les séries télés, les archives de journaux, les cours de tricot, … ?

Quant à la rémunération des artistes, c’est une vaste fumisterie : ce sera de toute façon les merdes les plus regardées sur MTV qui seront le plus téléchargées. Parce que sinon, ce sera un vaste foutoir perdant-perdant.
Du style : j’ai une guitare à la maison, j’enregistre un vague truc en chantant faux, je le mets sur Internet et donc je prétends pouvoir toucher une rénumération (et ne vous en faites pas, je me débrouillerais pour qu’il y ait des téléchargements et des votes).
De quel droit on me la refuserait ? Pourquoi l’excellent groupe amateur du lycée d’à-côté recevrait de l’argent et pas moi ?
Bref, une question fondamentale : à partir de quel moment est-on un artiste ? Qui juge ?

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Arkhesis
le 18/08/2009 à 14:47

Qui juge ?

Apparement celui qui paye…
Ca chiffonne quelque chose en moi mais j’arrive pas à trouver d’incohérence dans le raisonnement par rapport au fonctionnement actuel…

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enter
(Banni) le 18/08/2009 à 14:48

>>> »la seule chose qui transforme un quidam en artiste, c’est juste son public »

Faux. Entièrement faux.
Ce n’est pas le regard du public qui fait l’artiste. C’est sa démarche personnelle. Et peu importe qu’elle soit ou non comprise du public. Tu as vu le film sur Séraphine de Senlis ?

Heureusement que Van Gogh ne s’est pas soucié du regard du public. Sinon, ses tournesols auraient ressemblé à la peinture pompier de la fin du 19ième.

Et si le Top 50 des ventes était un classement des qualités artistiques, cela se saurait depuis longtemps.

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Rokenn
le 18/08/2009 à 14:58

Je trouve ça plutôt sympa comme système, par contre je me demande, pour ce qui est des groupes qui ne sont plus en activité, personne ne votera pour eux, non ? Leurs ayant droits seront pas contents !

Je suis peut-être naïve mais je pense que ce système peut quand même rétablir un certain équilibre, y’a des titres un peu cons pour faire la fête dont on sait très bien qu’ils sont nuls (ok, tout le monde ne le sait pas, mais sérieusement, je pense pas que beaucoup de gens veulent payer pour « le papa pingouin » ?!).
Je trouve que c’est déjà mieux qu’une répartition au nombre de téléchargements.

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Amund
le 18/08/2009 à 15:01

>>> »la seule chose qui transforme un quidam en artiste, c’est juste son public »

Faux. Entièrement faux.

Ce n’est pas le regard du public qui fait l’artiste. C’est sa démarche personnelle. Et peu importe qu’elle soit ou non comprise du public. Tu as vu le film sur Séraphine de Senlis ?

Heureusement que Van Gogh ne s’est pas soucié du regard du public. Sinon, ses tournesols auraient ressemblé à la peinture pompier de la fin du 19ième.

Et si le Top 50 des ventes était un classement des qualités artistiques, cela se saurait depuis longtemps.

Tu juges que c’est entièrement faux. Et tu as raison, suivant ta conception de l’Artiste. Mais ta question précédente reste en suspend alors : qui juge ? Un quidam peut se déclarer tout seul « artiste » ? Sur quels critères ?

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Amund
le 18/08/2009 à 15:33

Une définition, parmis beaucoup d’autres…

http://fr.wikipedia.org/wiki/Artiste

…et dont on remarque entre autres la créativité…
Qui est donc ce « on » ?

Ses oeuvres sont sources d’émotion,…
Des émotions éprouvées par qui ?

Les caractères utilisés à propos des artistes sont particulièrement variables dans l’histoire et n’ont pas de définitions universelles (de même que pour l’art, un « faux concept[4] » anhistorique). Ils ont comme origine une expérience, une appréciation personnelle, un regard[5] et sont la conséquence d’un intérêt collectif propre à une culture[6].
Un intérêt « collectif », lié à une « culture ».

Cette définition vaut ce qu’elle vaut, pourtant j’imagine mal une définition permettant de détacher complètement l’auteur de l’oeuvre (l’artiste) de ses « observateurs », « consommateurs », « juges », ou quel que soit le nom qu’on leur donne (le public).

Et comme dans la dernière citation de la définition, je partage l’avis de « la conséquence d’un intérêt collectif ».

[message édité par Amund le 18/08/2009 à 15:52
]

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Amund
le 18/08/2009 à 16:27

le systeme qui marche c’est le paiement à l’acte, que se soit le financement par la pub, par les dons ou autre chose, ne peut etre qu’une usine à gaz qui demande une grosse administration lourde et dépenssiére pour rémunnérer le graphiste ou le pianiste qui a participer à la création d’un album.

en attendant les chiens aboient, la loi passe.

En parlant de paiement à l’acte (et en passant sur le gros troll velu comme un furet), on pourrait imaginer que le pianiste et le graphiste en question soient rémunérés à l’acte aussi, sans qu’ils touchent des royalties pendant un millénaire, aussi. Montant calculé sur le retour sur investissement pressenti par le producteur ?

Ah oui, sauf que ça deviendrait risqué pour le producteur dans ce cas-là, on oublie… (même si c’est son rôle en principe de « miser » sur un poulain)

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j-c
le 18/08/2009 à 16:29

>>> »Est-ce que ceux qui disent « je n’écoute pas de musique, je ne devrais pas payer » se font rembourser une partie de leur impot sous pretexte qu’ils ne vont jamais aux théatres ou aux musées qui reçoivent des subsides ? »

Mes impôts vont également soutenir (par des prêts ou des subventions) les agriculteurs, les entreprises en difficulté, les syndicats, les journaux, … Et pourtant, puisque je ne mange pas de carottes et que je ne lis jamais les journaux, il n’y a pas de raison que je paye.

On ne peut donc pas comparer une utilisation d’impôts par l’Etat ou par les collectivités locales et la mise en place d’une taxe supplémentaire.

Pourquoi ? Je n’ai pas compris la logique (« les impots posent les mêmes questions que les taxes, donc c’est différent » ?).
Je pense que nous sommes tous d’accord pour dire qu’un impot ou une taxe est une bonne chose si elle profite au bien commun. Dans le cas présent, cela subsidie la culture, c-à-d un bien commun.
Je vous demande juste d’arrêter de penser: « taxe = remboursement du cd que j’aurais acheté » mais « taxe = subside culturel pour permettre aux artistes de continuer de créer »

Il faut arrêter avec la langue de bois : les tenants de la licence globale (pour la musique) sont les consommateurs quasi-compulsifs de musique et ils souhaitent que la communauté prenne en charge leurs divertissements. Mais ils rechignent à renvoyer l’ascenseur : combien sont prêts à payer pour une licence globale pour les films, les jeux, les livres, les séries télés, les archives de journaux, les cours de tricot, … ?

Les gens qui disent ça ne savent pas lire. La licence globale est GLOBALE. Elle sert à rémunérer tout les créateurs qui diffusent sur internet (et à frais total nul pour l’ensemble ‘consommateur’: si un livre n’est pas sur internet, je dois aller le PAYER ailleurs. Cet argent est juste translaté vers la taxe).
Personnellement, je paie très peu pour la musique actuellement, et je paierais sans doute plus si une licence globale existait. Cela ne m’empêche pas de reconnaitre, par honneteté intellectuelle, que le système actuel me parrait incohérent et qu’un système de type ‘licence globale’ me parait plus malin.

Quant à la rémunération des artistes, c’est une vaste fumisterie : ce sera de toute façon les merdes les plus regardées sur MTV qui seront le plus téléchargées. Parce que sinon, ce sera un vaste foutoir perdant-perdant.

Ce que vous décrivez est exactement ce qui se pase aujourd’hui. Ce sont les merdes les plus regardées sur MTV qui sont les plus achetées.
Et notez que les bonnes initiatives soutenant la création n’ont aucune raison de disparaitre. Si la solution proposée avait été appliquée du temps de Van Gogh, Bizet ou Brassens, qu’auraient-ils perdus ?

Du style : j’ai une guitare à la maison, j’enregistre un vague truc en chantant faux, je le mets sur Internet et donc je prétends pouvoir toucher une rénumération (et ne vous en faites pas, je me débrouillerais pour qu’il y ait des téléchargements et des votes).

De quel droit on me la refuserait ? Pourquoi l’excellent groupe amateur du lycée d’à-côté recevrait de l’argent et pas moi ?

Premièrement, dans la solution proposée, c’est MOI qui vote, et c’est donc MOI qui choisit où va mon argent (car il y a le même nombre de votants que de payeurs, donc, ma contribution au vote = ma contribution financière). Donc, pas de problème.
Deuxièmement, c’est un peu simpliste. De même, on pourrait dire: « je fais une chansons pourries, je la fais passer dans un café et je touche l’argent de la SACEM ».

Bref, une question fondamentale : à partir de quel moment est-on un artiste ? Qui juge ?
De nouveau, le problème est exactement le même qu’à l’heure actuelle. Est-ce que cela empêche la SACEM de fonctionner ?

S’il vous plait, avant d’objecter, posez vous la question: « est-ce que mon contre-argument s’applique également à l’heure actuelle ? » (que se soit la diffusion, la rétribution en fonction de la popularité, la possibilité d’arnaque à la SACEM, …) Si c’est le cas, cette question n’est en aucun cas un argument en défaveur d’un changement vers un système qui résout d’autres problèmes.

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Arkhesis
le 18/08/2009 à 16:55

Surtout que le paiement à l’acte… ne marche pas à l’heure actuelle.
On a demandé à la SACEM comment elle répartissait (pour le sujet de license globale, la répartition étant la problématique). Apparement surtout sur les sondages et les passages radio. C’est à dire que tu peux totaliser plein de ventes sur une plateforme légale, « enrichir » la sacem, mais ne pas toucher un centime…

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FNAC2009
le 18/08/2009 à 17:05

>>> »Est-ce que ceux qui disent « je n’écoute pas de musique, je ne devrais pas payer » se font rembourser une partie de leur impot sous pretexte qu’ils ne vont jamais aux théatres ou aux musées qui reçoivent des subsides ? »

Mes impôts vont également soutenir (par des prêts ou des subventions) les agriculteurs, les entreprises en difficulté, les syndicats, les journaux, … Et pourtant, puisque je ne mange pas de carottes et que je ne lis jamais les journaux, il n’y a pas de raison que je paye.

On ne peut donc pas comparer une utilisation d’impôts par l’Etat ou par les collectivités locales et la mise en place d’une taxe supplémentaire.

Il faut arrêter avec la langue de bois : les tenants de la licence globale (pour la musique) sont les consommateurs quasi-compulsifs de musique et ils souhaitent que la communauté prenne en charge leurs divertissements. Mais ils rechignent à renvoyer l’ascenseur : combien sont prêts à payer pour une licence globale pour les films, les jeux, les livres, les séries télés, les archives de journaux, les cours de tricot, … ?

Quant à la rémunération des artistes, c’est une vaste fumisterie : ce sera de toute façon les merdes les plus regardées sur MTV qui seront le plus téléchargées. Parce que sinon, ce sera un vaste foutoir perdant-perdant.

Du style : j’ai une guitare à la maison, j’enregistre un vague truc en chantant faux, je le mets sur Internet et donc je prétends pouvoir toucher une rénumération (et ne vous en faites pas, je me débrouillerais pour qu’il y ait des téléchargements et des votes).

De quel droit on me la refuserait ? Pourquoi l’excellent groupe amateur du lycée d’à-côté recevrait de l’argent et pas moi ?

Bref, une question fondamentale : à partir de quel moment est-on un artiste ? Qui juge ?

Avec le principe du mécénat global en fait peu importe si je suis boulanger de jour et artiste la nuit puisque ce sont les internautes qui font la répartition, donc un artiste qui gonflerait artificiellement ses téléchargements ne toucherait rien de plus que ce que ses fans lui donneraient. En cela ce système est bien meilleur que la licence globale, reste cependant 2 problèmes :
-Pourquoi ceux qui ne téléchargent pas ou qui n’achètent pas de musique devraient payer
-Que faire des artistes qui refuseraient ce système, des artistes étranger téléchargés mais qui ne sont pas à la SACEM et sans droit en France.

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Arkhesis
le 18/08/2009 à 17:51

-Pourquoi ceux qui ne téléchargent pas ou qui n’achètent pas de musique devraient payer

Pour la même raison que lorsque tu travailles, tu cotises pour ceux qui ont perdu leur emploi.
Lorsque tu es en bonne santé, tu cotises pour ceux qui sont malades.
Citons aussi aménagements municipaux, télévision, armée, forces de l’ordre, pompiers et finalement toutes les subventions et financements publics.

Liberté (faut voir), égalité (ça dépend), fraternité (allez un ptit effort) est sensé représenter notre nation. Et une nation est avant tout une forme de communauté. Pour gérer au mieux (enfin…) une communauté de cette importance, on ne se demande pas si les gens seront solidaires, ils doivent l’être dans une certaine mesure.

Si tu n’as jamais de problèmes, ces aides ne te serviront peut être jamais mais tu auras eu de la chance. Pour les autres, le jour où un accident survient (je pense notament à la santé), ces aides seront salvatrices.

D’une certaine manière, peut être de façon moins critique, la situation est la même ici. Pour le financement de la culture (parce que j’espère que cela ne restera pas éternellement cantoné à la musique), chacun doit y mettre un peu du sien. De toute manière, impossible de vérifier si tu écoutes de la musique ou non sans être intrusif.

Je n’écoute pas de musique mais je veux bien contribuer.
Ce n’est pas une question de « moi ».
C’est une question de « nous ».

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boogieplayer
le 18/08/2009 à 18:03

Le site portant le principe de la licence global va être mis à jour et devrai vous apporter un peu plus de compréhension, notamment sur la notion « obligatoire », qui ne l’est pas etc.
De plus cette SARD est pour l’ensemble des arts, en effet.
Encore une fois, le mieux est de venir le 8 septembre. De notre coté, on met tout en place pour que ça soit une date importante, et une réussite.

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nekomata
le 18/08/2009 à 18:06

@Arkhesis
Ce n’est pas tant le coût qui me gêne que le fait que ce soit obligatoire. Je cite velvirare pour compléter ma réponse :
Et oui, moi ça me fait ch…. de donner 2 euros comme ça en passant, je les utiliserai autrement et selon mes besoins, mes envies, et suivant un choix personnel….2euros=500gr de beurre,6 kilos de coquillettes,3 litres de lait……

@tntprog
Tu peux remplacer « proposer » par imposer. Proposer quelque chose suppose de pouvoir effectuer un choix, ce qui ne serait pas le cas ici.

C’est toujours marrant les gens qui sont sentent bien au-dessus de la plèbe. Faudrait quand même se souvenir que la seule chose qui transforme un quidam en artiste, c’est juste son public, cette fameuse plèbe inculte au goûts de chiotte… même si ses goûts ne reflète pas toujours les vôtres.
Moi, j’aime beaucoup ce qu’a écrit Enter. Et non, ce n’est pas le public qui fait l’artiste, mais son travail. Le public, lui, ne lui offre que la notoriété ou la reconnaissance – ainsi que de l’argent pour en vivre.

Ah ! Merde, Enter à déjà répondu à ça :
Faux. Entièrement faux.
Ce n’est pas le regard du public qui fait l’artiste. C’est sa démarche personnelle. Et peu importe qu’elle soit ou non comprise du public. Tu as vu le film sur Séraphine de Senlis ?

Tu juges que c’est entièrement faux. Et tu as raison, suivant ta conception de l’Artiste. Mais ta question précédente reste en suspend alors : qui juge ? Un quidam peut se déclarer tout seul « artiste » ? Sur quels critères ?
Voici une définition du CNRTL :
Emploi subst. Celui, celle qui cultive un art, qui pratique un des beaux-arts.
A.â’ Artisan qui excelle dans son travail, qui a acquis une technique, une maîtrise d’exécution, un savoir-faire qui lui permet de reproduire habilement un modèle ou même d’en inventer de nouveaux :
(…) J’appelle artiste celui qui crée des formes… (…)
Malraux, Les Voix du silence, 1951, p. 308
(…)Celui qui a du goût pour le beau, qui s’intéresse à l’art, aux beaux-arts, qui a le sens de l’art. Amateur, critique d’art :

15. L’artiste est non seulement celui ou celle qui fait profession de l’un des beaux-arts… mais aussi l’homme instruit, sensible, intellectuel, qui, sans professer un art quelconque comprend, analyse, aime l’art dans toutes ses formes.

Alors, évidemment, ça fait beaucoup de monde à rémunérer avec cette définition. Si chaque artiste peut postuler.

Pour ceux qui se plaignent qu’on confond musique et culture, disons que c’est plus facile de se concentrer sur un sujet unique. Et d’ailleurs, je ne crois pas à une licence globale (ou un mécénat global) commun à tous les sous-aspects de la culture. Car c’est un mot dont la définition est encore plus vaste que celle que j’ai citée pour « artiste ». Qu’est-ce que la culture ?

J’imagine qu’un des points clefs est-que les oeuvres puissent être numérisées – sinon, aucun rapport avec internet, mais ça fait tout de même une masse de possibilités…
Donc, l’argent irait en priorité aux aspects les plus classiques (musique et films), et ensuite, comme dit par d’autres intervenants, aux oeuvres les plus populaires (ce qui implique les plus médiatisées).

En lisant certaines réponses, j’ai un doute sur la compréhension de certains de ce qu’implique les termes « licence globale ». A moins que je ne sois dans l’erreur, si je paye pour une licence globale, je suis libre et j’ai la possibilité de télécharger légalement toute oeuvre numérique m’intéressant et, naturellement, présente dans un catalogue donné. Seulement, quelles seraient celles concernées ? Trouverait-on uniquement des production nationales ?

Il est peut-probable que les films et musiques nippones que je consomme face partie du catalogue. Que trouverait-on alors ? Des ?uvres françaises (francophones ?). En gros, un choix limité et imposé, transformant la licence globale en pompe à fric pour la variété française (je ne parle encore que de musique, mais imaginez que je parles aussi des films, livres, essais, etc.)

[message édité par nekomata le 18/08/2009 à 18:12
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Arkhesis
le 18/08/2009 à 18:40

@Arkhesis

Ce n’est pas tant le coût qui me gêne que le fait que ce soit obligatoire.

Le problème étant que le cas échéant, on va créer une usine à gaz dix fois plus perverse que la redevance TV (qu’on a finit par tous payer, que l’on regarde ou non la télé).

A partir du moment où la license est nationale, tu coupes la nécessité d’espionner et de traquer d’éventuels contrevenants, t’imiscant dans le secret de leur vie pour voir s’il n’y aurait pas un truc à gratter. Si le système n’est que fortement partiel, ça veut dire que les *auto-censuré* qui nous font *auto-censuré* vont devoir traquer et espionner tout le monde et écarter pendant la suite de la procédure ceux qui adhèrent au système.

Du coup, pour moi, un tel système partiel ne peut atteindre également qu’une partie de ses objectifs. Une rémunération partielle des artistes peut être, mais sans faire barrage à la folie d’une guerre d’un autre age. On en revient uniquement à la taxe sans contrepartie de la Sacem quasiment. Et non seulement sera complexe, mais entrainera à sa suite le genre de série de lois crétines que l’on connait pour compléter ce vide.

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Amund
le 18/08/2009 à 18:54

Emploi subst. Celui, celle qui cultive un art, qui pratique un des beaux-arts.

A.â’ Artisan qui excelle dans son travail, qui a acquis une technique, une maîtrise d’exécution, un savoir-faire qui lui permet de reproduire habilement un modèle ou même d’en inventer de nouveaux :

(…) J’appelle artiste celui qui crée des formes… (…)

Malraux, Les Voix du silence, 1951, p. 308

(…)Celui qui a du goût pour le beau, qui s’intéresse à l’art, aux beaux-arts, qui a le sens de l’art. Amateur, critique d’art :

15. L’artiste est non seulement celui ou celle qui fait profession de l’un des beaux-arts… mais aussi l’homme instruit, sensible, intellectuel, qui, sans professer un art quelconque comprend, analyse, aime l’art dans toutes ses formes.

Elles sont certes sympathiques ces définitions, mais ne répondent en rien à LA question : qui juge ? Je rejoins Enter au moins sur ce point, ça me paraît fondamental. Difficile d’avancer sur le sujet s’il n’y pas au minimum une définition communément admise.

« Un artisan qui excelle dans son travail », ça implique d’une part qu’on a un point de comparaison pour établir l’excellence, mais surtout que QUELQU’UN fasse cette comparaison : le fameux juge.

Quant à qualifier d’ »artiste » les amateurs d’arts, ceux qui « consomment » l’art… là, je pense sincèrement qu’on s’éloigne assez drastiquement du sujet, c’est plus un dérivé du sens premier.

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Amund
le 18/08/2009 à 19:26

Moi, j’aime beaucoup ce qu’a écrit Enter. Et non, ce n’est pas le public qui fait l’artiste, mais son travail. Le public, lui, ne lui offre que la notoriété ou la reconnaissance – ainsi que de l’argent pour en vivre.
mmmh, ok… et qu’est-ce qui différencie le travail d’un artiste à celui d’un quidam ?
Le travail définit un effort, ou par extension le résultat de cet effort. Qu’est-ce qui différencie le résultat du travail d’un artiste de celui d’un individu lambda ?

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Amund
le 18/08/2009 à 21:16

Ma question ne déchainant pas les passions, je tenterais moi-même une timide hypothèse : ce qui différencie le résultat du travail d’un artiste de celui d’un individu lambda, c’est l’intérêt collectif qu’il suscite.

Ce qui n’est pas sans rappeler la célèbre phrase du grand auteur …
Faudrait quand même se souvenir que la seule chose qui transforme un quidam en artiste, c’est juste son public

En moins péremptoire, soit.

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rivencent
le 18/08/2009 à 21:40

moi je suis ok avec ca a une seule condition que l’adhesion a ce principe soit obligatoire pour les artistes . en gros je refuse de payer deux fois ( un coup cote libre un coup cote sacem).

sinon a part ca je pensse franchement que payer en fonction de la popularitee des morceaux sur des serveurs specialises serait une meilleur idee. apres tout pourquoi pas un youtube mais specialise en mp3 en flac ou tout autre format a definir base sur une techno P2P pour economiser la bande passante les ayants droit ayant pour obligation de mettre en ligne au moins un seed en permanence .
et la on pourrais compter a l’unitee pres ce qui est telecharge .

bien sur pour eviter le vol venant des pays etrangers non affilies au systeme on pourrais mettre en place un cryptage fort avec une clef unique par abonnement internet

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bronto
le 18/08/2009 à 21:48

CitationMes impôts vont également soutenir (par des prêts ou des subventions) les agriculteurs, les entreprises en difficulté, les syndicats, les journaux, … Et pourtant, puisque je ne mange pas de carottes et que je ne lis jamais les journaux, il n’y a pas de raison que je paye.

On ne peut donc pas comparer une utilisation d’impôts par l’Etat ou par les collectivités locales et la mise en place d’une taxe supplémentaire.
enter, tu es au courant que HADOPI qui va coûter des dizaines de millions d’euros et qui ne servira à rien, c’est aussi toi qui le payes ? La licence globale te laisse perplexe parce que pas tu ne veux pas payer, mais HADOPI, aucun problème. Il n’y a pas comme un bug ?

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Arkhesis
le 18/08/2009 à 22:25

+1 bronto
c’est vrai qu’entre payer une fois et payer à toutes les extrémités…
quelqu’un avait estimé qu’en 5 ans, ça pouvait chiffrer en milliards (en comptant l’adaptation des réseaux etc)

plus l’éventuel trojan…. euh logiciel de sécurisation qu’il faut payer pour avoir le droit de se faire espionner plus facilement…

Plus la taxe que la Sacem veut mettre en place…

D’ailleurs y’a aussi la taxe pour copie privée finalement…

Plus les prélèvement qu’ils font déjà sur les abonnements adsl…

Nan mais en fait… Je crois que l’argument ne tient plus… ou alors il fallait raler avant…

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/dev/tty
le 18/08/2009 à 22:59

Bon maintenant ça commence à bien faire. Séparons l’informatique grand-public avec miquets multimedia, HADOPI, pédophiles, taxes et tout le tremblement de l’informatique professionnelle. Vraiment marre de toutes ces chieries quand l’ordinateur et le réseau sont des outils de travail.

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bugmaster
le 19/08/2009 à 00:25

Décommercialiser l’art ? En effet, dans le cas de la SARD c’est pas du commerce mais du vol. Si je veux financer un artiste je peux très bien le faire, pas besoin d’intermédiaires faux-culsâEUR

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amidou54
le 19/08/2009 à 05:14

vous avez tous tort! il s’agit ici d’allocations familliales pour les majors,allocations pour les grandes familles, pas nombreuses, mais de tailles…

en 40 tout n’était que jeu et ri.

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filatre
le 19/08/2009 à 11:27

Stallmann modeste et génial, et avec une forme de pérennité dans l’action vraiment épatante. La mise en oeuvre a sans doute besoin d’être approfondie, mais sur le principe la proposition est excellent. Le gros inconvénient de la licence globale est d’écarter le lecteur, le spectateur ou l’usager, de la responsabilité d’attribution. Et là, il y a une idée essentielle sur le chaînon manquant dans la relation avec les créateurs que la licence globale résout mal, et je ne parle même pas d’Hadopi.

La licence globale telle qu’elle est conçu par philippe aigrain n’écarte pas le publiqque de la rémunération. Car la répartition se fait à partir de données d’audimat obtenu auprès d’internautes volontaires.

Et contrairement a ce que dit stallmann ce n’est pas intrusif on sait collecter des données en préservant l’anonymat!Il faut lire les propositions avant de les critiquer… Perso, j’aime beaucoup Stallmann mais je trouce la Licence globale (telle que la souhaite aigrain) bien plus réaliste.

Son ouvrage ici: http://paigrain.deba…et/?page_id=171

Il y a matière à réflexion. J’apprécie beaucoup Philippe Aigrain, mais j’avoue qu’il ne m’a pas convaincu. Dans Internet et création, il met un peu sur une voie de garage le mécénat global : « lorsqu’il s’agit d’accompagner
une transition aussi importante que la création d’une sphère d’échanges
culturels hors marché, un mécanisme dont la distribution s’effectue en
fonction de l’usage des ?uvres parait préférable ».

Je n’y crois pas pour deux raisons : 1 – dans la pratique, le mécénat est jusqu’à présent la seule chose qui ait marché (wikipedia, Mozilla…) parce que c’est simple ; 2 – le droit d’auteur est profondément remis en cause dans son principe par le paquet logiciel libre / cc / internet, je ne vois une grosse machine à redistribution de fonds forcément bureaucratique fonctionner.

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enter
(Banni) le 19/08/2009 à 12:23

>>> »Et tu as raison, suivant ta conception de l’Artiste. Mais ta question précédente reste en suspend alors : qui juge ? Un quidam peut se déclarer tout seul « artiste » ? Sur quels critères ? »

Voila justement la question.

Qui va juger ? En tout cas pas le grand public.

Déjà, on va élimer le cas des artistes qui ne souhaite pas être confronté au public : il y a des tas de peintres du dimanche (terme non péjoratif) qui ont un véritable talent, mais qui se satisfont de l’acte de création et qui ne désirent pas le montrer publiquement.

Regarde comment cela se passe aujourd’hui : un type se prétend artiste, il crée et il présente ses oeuvres à des professionnels ou à des amateurs éclairés et fortunés (des mécènes). Certains vont refuser ses oeuvres ; la plupart même.
Mais si un de ces professionnels ou mécène juge qu’il y a une démarche artistique, il va prendre le risque de le produire, de l’éditer, de l’exposer, … Et là, parfois il aura raison et parfois il aura tort. L’artiste peut alors se révéler parce qu’il est capable de continuer à produire ou se dégonfler parce qu’il n’aura été capable de ne faire qu’un seul coup. Mais sur la masse, le producteur ou le mécène arrivera à sortir de vrais talents.

En musique, jusqu’à présent c’était simple : un type fait une maquette, la présente à des maisons de disque : des grandes et des petites. Si une maison de disque jugeait son travail intéressant, alors elle sortait son disque. Et l’artiste était rémunéré (pas forcément bien) en fonction des ventes.

Mais là, n’importe qui (avec du talent ou pas) peut enregistrer sa musique (dans des conditions pas toujours excellentes), tourner un petit clip et foutre tout ça en téléchargement, puis réclamer une part du gâteau « licence globale ».
Qui donc va décider s’il entre dans la catégorie des artistes ou pas ? Une commission officielle chargée de désigner les Artistes d’Etat ?

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enter
(Banni) le 19/08/2009 à 12:48

>>> »Elle sert à rémunérer tout les créateurs qui diffusent sur internet (et à frais total nul pour l’ensemble ‘consommateur’: si un livre n’est pas sur internet, je dois aller le PAYER ailleurs. Cet argent est juste translaté vers la taxe). »

Question : Ta Licence Globale payée par les Internautes français, est-ce qu’elle rémunères TOUS les artistes français, TOUS les artistes EUROPEENS ou tous les artistes du Monde ?

Si c’est uniquement les artistes français, cela veut dire qu’il faut continuer à payer pour télécharger les musiques des artistes étrangers ; si c’est tous les artistes, c’est-à-dire que l’argent ira principalement aux grands groupes anglo-saxons ou aux chanteurs à la mode.

Question : J’aime bien télécharger (en payant) sur eMusic parce qu’il y a une bibliothèque absolument fabuleuse de Jazz et de Blues introuvables ailleurs. Qu’est-ce que je fais avec la licence globale ? Je dis à eMusic que puisque je paye une licence en France, ils doivent me donner un accès gratuit et illimité à leur catalogue ?

Question : J’écoute en streaming le dernier titre de Céline Dion. J’arrête au bout de 23 secondes car ça me gonfle. Est-ce que Céline Dion va toucher la totalité de mon écôt ou juste à proportion de ce qui a été téléchargé ? Attention, c’est plus important que ça en a l’air. Qu’est-ce qui est important : le clic ou le téléchargement ?

>>> »Elle sert à rémunérer tout les créateurs qui diffusent sur internet  »
Tous les créateurs qui diffusent volontairement sur Internet ou tous les créateurs dont les oeuvres se retrouvent sur Internet parce que les internautes ont décidé, sans leur demander leur accord, de les diffuser ?

Ensuite, tous les créateurs qui diffusent sur Internet ?
Donc, un musée qui présente des reproductions de tableaux pourra prétendre à toucher une part de la licence globale. Ou même un peintre qui fait son propre site Internet. Ainsi que Google ou la BNF qui présenteront des versions numérisées des livres. Et les journaux qui présentent des articles en ligne. Et puis moi qui ait écrit 3 nouvelles que je présente sur mon site Web (non, je déconne). Et tous les bloggeurs de la Terre. Et tous les créateurs de logiciels.

Comment faire la différence entre la galerie d’un photographe d’art et celles des photos de vacances de Mme Michu ? Pourquoi l’un serait un créateur et pas l’autre ? C’est le public qui décidera ?

Ca s’arrête où ta notion de « créateurs qui diffusent sur internet » ? Parce que là, c’est pas 5 euros par mois qui faudra …
Et puis ça va être marrant à gérer quand il faudra demander au Centre Pompidou de fournir ses fichiers logs pour déterminer quel montant il faut verser à chaque peintre ou sculpteur. Ou à moi quand j’indiquerais que mes 3 nouvelles ont été téléchargées 2354 fois ce mois-ci.

>>> »Pour la même raison que lorsque tu travailles, tu cotises pour ceux qui ont perdu leur emploi. Lorsque tu es en bonne santé, tu cotises pour ceux qui sont malades. »
Inversement, quand tu perds ton emploi, que tu es malade ou que tu pars à la retraite, tout le monde paye pour toi.
Est-ce que tu vois la différence entre un système où tout le monde paye parce que tout le monde est susceptible de recevoir et un système où tout le monde paye pour que quelques uns puissent s’adonner à leur plaisir ?
Si on ne te soigne pas quand tu es malade : tu meurs ; si on ne te donne pas d’argent quand tu es au chômage : tu meurs ; si on ne te donne pas d’argent quand tu es à la retraite : tu meurs. Tu sens la différence avec « si on ne te donne pas d’argent pour télécharger de la musique » ?

[message édité par enter le 19/08/2009 à 13:03
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j-c
le 19/08/2009 à 12:57

Je veux pas avoir l’air de m’acharner, mais de nouveau j’aimerais bien comprendre certaines choses.

Voila justement la question.
Qui va juger ? En tout cas pas le grand public.

Je ne comprends pas pourquoi cette question est essentielle. Celle-ci existe également à l’heure actuelle. Ainsi, par exemple, pour être dans la liste de la SACEM, il suffit d’avoir composé une oeuvre.
Je pense que le débat se clarifierait si on parlait de « créateur » plutot que d’ »artiste », car c’est de la rénumération des créateur qu’il est question. Ensuite, un artiste est tjrs un créateur. Donc, garantir la rénumération des créateurs revient à garantir la rénumération des artistes.

Déjà, on va élimer le cas des artistes qui ne souhaite pas être confronté au public : il y a des tas de peintres du dimanche (terme non péjoratif) qui ont un véritable talent, mais qui se satisfont de l’acte de création et qui ne désirent pas le montrer publiquement.

Regarde comment cela se passe aujourd’hui : un type se prétend artiste, il crée et il présente ses oeuvres à des professionnels ou à des amateurs éclairés et fortunés (des mécènes). Certains vont refuser ses oeuvres ; la plupart même.

Mais si un de ces professionnels ou mécène juge qu’il y a une démarche artistique, il va prendre le risque de le produire, de l’éditer, de l’exposer, … Et là, parfois il aura raison et parfois il aura tort. L’artiste peut alors se révéler parce qu’il est capable de continuer à produire ou se dégonfler parce qu’il n’aura été capable de ne faire qu’un seul coup. Mais sur la masse, le producteur ou le mécène arrivera à sortir de vrais talents.

En musique, jusqu’à présent c’était simple : un type fait une maquette, la présente à des maisons de disque : des grandes et des petites. Si une maison de disque jugeait son travail intéressant, alors elle sortait son disque. Et l’artiste était rémunéré (pas forcément bien) en fonction des ventes.
Il se peut que je passe à côté d’un truc évident, mais je ne comprends pas en quoi la solution proposée changera cet état de fait. Si la solution proposée est appliquée, est-ce que les artistes auront un financement automatique pour produire un cd ? Je ne pense pas. Est-ce que les labels vont disparaitre ? Il n’y a pas de raison: les amateurs de musique veulent des labels, et donc, ils seront récompensés.

Mais là, n’importe qui (avec du talent ou pas) peut enregistrer sa musique (dans des conditions pas toujours excellentes), tourner un petit clip et foutre tout ça en téléchargement, puis réclamer une part du gâteau « licence globale ».
De nouveau, je ne vois pas où est le problème. Dans le modèle présenté, les créateurs sont rénumérés par les votes. On ne peut pas « réclamer sa part du gâteau ». Un mauvais titre ne gagnera pas d’argent.

Qui donc va décider s’il entre dans la catégorie des artistes ou pas ? Une commission officielle chargée de désigner les Artistes d’Etat ?
À l’heure actuelle, qui décide qui est artiste ou pas ? Les maisons de disque ? Pour promouvoir un vrai artiste non rentable, elles sont obligées de promouvoir également des chansons populaires. Les mécènes ? Dans le cadre de la solution proposée, prq les mécènes disparaitraient-ils ?

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j-c
le 19/08/2009 à 15:35

Question : Ta Licence Globale payée par les Internautes français, est-ce qu’elle rémunères TOUS les artistes français, TOUS les artistes EUROPEENS ou tous les artistes du Monde ?
Si c’est uniquement les artistes français, cela veut dire qu’il faut continuer à payer pour télécharger les musiques des artistes étrangers ; si c’est tous les artistes, c’est-à-dire que l’argent ira principalement aux grands groupes anglo-saxons ou aux chanteurs à la mode.

Le problème n’est sans doute pas plus compliqué que la SACEM: dans les café et les bars, il passe souvent des chansons d’artistes étrangers.
Sinon, la restriction au artiste français est identique à une restriction du catalogue. Si la musique que tu veux n’est pas dans le catalogue, il faut évidemment utiliser les techniques prévues par les diffuseurs de cette musique.
Mais à terme le système devra être rendu universel. Ne perdons pas de vue que le vrai problème est qu’un bien non rival est vendu comme un bien rival dans le système actuel et que donc le système actuel est incohérent. Tant qu’un bout de ce système existera, il y aura tjrs des problèmes.

Question : J’aime bien télécharger (en payant) sur eMusic parce qu’il y a une bibliothèque absolument fabuleuse de Jazz et de Blues introuvables ailleurs. Qu’est-ce que je fais avec la licence globale ? Je dis à eMusic que puisque je paye une licence en France, ils doivent me donner un accès gratuit et illimité à leur catalogue ?
Non. Si eMusic ne s’adapte pas à la licence globale, son mode de payement reste comme avant. Ce qui se passera: vous paierez pour la musique de eMusic, et vous paierez pour la taxe. Votre situation sera identique à celui qui ne télécharge pas de musique sur internet: il paie pour son cd au disquaire du coin, et il paie pour la taxe (rappelons que cette taxe ne sert pas à payer les cd, elle sert à rénumérer la création, peu importe ce que vous faites sur internet et peu importe si d’autres veulent continuer à utiliser l’ancien système).

Question : J’écoute en streaming le dernier titre de Céline Dion. J’arrête au bout de 23 secondes car ça me gonfle. Est-ce que Céline Dion va toucher la totalité de mon écôt ou juste à proportion de ce qui a été téléchargé ? Attention, c’est plus important que ça en a l’air. Qu’est-ce qui est important : le clic ou le téléchargement ?
La solution proposée dans l’article est: on s’en contrefout du clic ou du téléchargement. C’est vous qui votez pour les artistes qui selon vous méritent d’être payés.
Dans ce système, vous pouvez écouter 100x Céline Dion et voter pour un groupe de Métal que vous n’écoutez jamais. Évidemment, l’utilisateur malin votera pour des artistes qu’il trouve interessants à soutenir.

Tous les créateurs qui diffusent volontairement sur Internet ou tous les créateurs dont les oeuvres se retrouvent sur Internet parce que les internautes ont décidé, sans leur demander leur accord, de les diffuser ?
Tout les créateurs diffusant sur internet et adhérant au système. Les autres auront à leur charge le contrôle de leur droit. (tout comme la SACEM a été créé par les créateurs de musique qui ont à leur charge le contrôle de leur droit de diffusion dans les café).

Ensuite, tous les créateurs qui diffusent sur Internet ?

Donc, un musée qui présente des reproductions de tableaux pourra prétendre à toucher une part de la licence globale. [...] Et puis moi qui ait écrit 3 nouvelles que je présente sur mon site Web (non, je déconne). Et tous les bloggeurs de la Terre. Et tous les créateurs de logiciels.
Oui, vous pouvez vous inscrire dans la liste des créateurs à rénumérer si vous avez écrit 3 nouvelles sur un blog (de même que qlq’un qui a écrit une chanson pourrie peut s’inscrire à la SACEM). Mais vous ne serez rénuméré que si on vote pour vous. Pour éviter les abus, on peut imaginer un abonnement payant à cette liste, comme c’est le cas à la SACEM.

Comment faire la différence entre la galerie d’un photographe d’art et celles des photos de vacances de Mme Michu ? Pourquoi l’un serait un créateur et pas l’autre ? C’est le public qui décidera ?
Par définition, un créateur est quelqu’un qui crée. Si Mme Michu crée, c’est un créateur et elle peut revendiquer une rénumération. Maintenant, ça m’étonnerait bcp que qlq’un vote pour ses photos de vacances. Et si la liste de la « licence globale » fonctionne comme celle de la SACEM, Mme Michu n’a aucun interêt à s’y inscrire.

Ca s’arrête où ta notion de « créateurs qui diffusent sur internet » ? Parce que là, c’est pas 5 euros par mois qui faudra …

Et puis ça va être marrant à gérer quand il faudra demander au Centre Pompidou de fournir ses fichiers logs pour déterminer quel montant il faut verser à chaque peintre ou sculpteur. Ou à moi quand j’indiquerais que mes 3 nouvelles ont été téléchargées 2354 fois ce mois-ci.

Ce n’est ni le Centre Pompidou ni vous qui devront fournir le nombre de téléchargement ou de visiteurs. On s’en fout, de cela. Ce sont les gens qui paient la taxe qui se disent: tiens, je donne 5 euros, autant qu’ils aillent au Centre Pompidou, car j’aime bien ce qu’ils font. Et s’ils s’en foutent du centre pompidou, ben c’est qu’ils n’auraient jamais été le visiter, et donc qu’ils n’auraient jamais payé dans le système actuel.

Inversement, quand tu perds ton emploi, que tu es malade ou que tu pars à la retraite, tout le monde paye pour toi.

Est-ce que tu vois la différence entre un système où tout le monde paye parce que tout le monde est susceptible de recevoir et un système où tout le monde paye pour que quelques uns puissent s’adonner à leur plaisir ?

Si on ne te soigne pas quand tu es malade : tu meurs ; si on ne te donne pas d’argent quand tu es au chômage : tu meurs ; si on ne te donne pas d’argent quand tu es à la retraite : tu meurs. Tu sens la différence avec « si on ne te donne pas d’argent pour télécharger de la musique » ?
OK. Dans ce cas abandonnons les exemples « sécurité sociale » ou « soin de santé » si vous trouvez qu’ils sont mal choisis. Mais qu’en est-il de l’exemple des subsides culturels payés par vos impots ?

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(Banni) le 19/08/2009 à 16:08

>>> »Ce sont les gens qui paient la taxe qui se disent: tiens, je donne 5 euros, autant qu’ils aillent au Centre Pompidou, car j’aime bien ce qu’ils font. »

En gros, tu nous réinventes le système de la vente et de l’achat. Tiens, aujourd’hui, je visite le site du Centre Pompidou et je leur file mes 5 euros mensuels.

Mais non, bien sûr ce n’est pas comme ça. Ce sera : tiens, regardons la liste des 143.256 « créateurs » susceptibles de recevoir un bout du gâteau et faisons notre choix du mois.

Bref, une complète absurdité utopique.

Et qui produira quoi ? Que ceux qui recevront les grosses parts, ce sont : Francis Cabrel, Seal, Christophe Maé, Les Enfoirés, ColdPlay, Duffy, Amy Winehouse, AC/DC et Johnny Haliday. Bref si ce système avait mis en place en 2008, il y aurait eu fort à parier que le résultat des votes aurait été le même que celui des ventes de CD.

C’est très beau, c’est très noble, c’est très ambitieux de s’en remettre à la sagesse du vote du public : mais le public, il regarde TF1 et la Star’AC davantage que Mezzo.

Donc, non merci. Personnellement je n’achète ni Cabrel ni Halliday. Et ça me ferait vraiment chier qu’on me ponctionne de l’argent pour le leur filer.
Désolé, je préfère dépenser mon argent comme je l’attends. Et plutôt que de dire je vote pour Cécilia Bartoli sachant que mon vote sera perdu dans la masse, je préfère acheter ses albums.

Ce système, s’il est appliqué, va conduire à une catastrophe. Car cet argent ira encore plus qu’aujourd’hui à l’offre musicale formatée pour être « populaire » (en sens médiocre du terme). Cela en sera fini du libre choix de l’internaute de décider comment il veut consommer sa propre demande culturelle. Ce sera la masse qui imposera ses choix (et je ne parle même pas des possibilités de trucage des votes).

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(Banni) le 19/08/2009 à 16:24

>>> »Mais qu’en est-il de l’exemple des subsides culturels payés par vos impots ?  »

Mais l’optique, le but, les moyens et les intentions en sont entièrement différents. Il s’agit d’aider un secteur économique. Quand le ministère de la culture verse 4 millions d’euros pour construire une annexe du Centre Pompidou à Metz, que les collectivités locales y versent 70 millions d’euros, c’est d’une part pour faire fonctionner les entreprises de BTP, d’autre part pour développer une activité touristique dans cette région.

Que l’Etat verse l’argent de nos impôts pour soutenir la culture ou pour soutenir la filière agricole, cela revient au même. De plus, c’est une utilisation de l’argent public débattue par la représentation nationale, ou par les collectivités locales.

Désolé, mais je vois une grosse différence entre l’utilisation de mes impôts pour financer le fonctionnement de l’Opéra de Paris (et il n’y a pas que des danseurs, mais des centaines de techniciens) même si je n’y vais jamais et la mise en place d’une taxe pour filer des sous à Francis Cabrel ou AC/DC.

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j-c
le 19/08/2009 à 16:52

>>> »Ce sont les gens qui paient la taxe qui se disent: tiens, je donne 5 euros, autant qu’ils aillent au Centre Pompidou, car j’aime bien ce qu’ils font. »

En gros, tu nous réinventes le système de la vente et de l’achat. Tiens, aujourd’hui, je visite le site du Centre Pompidou et je leur file mes 5 euros mensuels.
Sauf que:
1) Plus de problèmes de piratage, ni de biens non rivaux vendu comme des biens rivaux.
2) Bilbiothèque illimitée. Je pourrait écouter 1000 cd si je veux et si j’ai le temps sans payer 1000x plus que si j’en écoutais qu’un seul (ce qui est logique puisque qu’un morceau sur internet est un bien non rival), tandis que les artistes gagneront quand même de l’argent.
3) Je pourrais payer « après » l’utilisation du produit. Jusqu’à présent, lors d’un achat d’un cd, on connait en général les 2-3 chansons de la radio ou les 20 secondes disponibles en écoute sur les sites en ligne.
(et il y a sans doute d’autres avantages que j’oublie)

Mais non, bien sûr ce n’est pas comme ça. Ce sera : tiens, regardons la liste des 143.256 « créateurs » susceptibles de recevoir un bout du gâteau et faisons notre choix du mois.
Un peu comme aujord’hui: regardons les 143256 « artistes » à la fnac et faisons notre choix.

Bref, une complète absurdité utopique.

Tu as le droit de penser ça, mais ça ne veut pas dire que tu as raison (ni que j’ai raison). Je trouve personnellement que ce système ressemble très fort au système actuel. Si tu as des arguments pour me convaincre du contraire, tu peux les avancer. Mais jusqu’à présent, en réponse à tes interventions, j’ai passé mon temps à dire: « oui, c’est comme pour la SACEM/le système actuel/les impots/… », ce qui n’a fait que me conforter dans mon idée.

Et qui produira quoi ? Que ceux qui recevront les grosses parts, ce sont : Francis Cabrel, Seal, Christophe Maé, Les Enfoirés, ColdPlay, Duffy, Amy Winehouse, AC/DC et Johnny Haliday. Bref si ce système avait mis en place en 2008, il y aurait eu fort à parier que le résultat des votes aurait été le même que celui des ventes de CD.
Oui. Comme le système actuel quoi. Donc, le système actuel n’est pas meilleur sur ce point que le système proposé. Sachant que le système actuel est incohérent, ce que tu viens de dire me parait un bon argument en faveur du système proposé.

C’est très beau, c’est très noble, c’est très ambitieux de s’en remettre à la sagesse du vote du public : mais le public, il regarde TF1 et la Star’AC davantage que Mezzo.

Et alors ? Tu proposes quoi ? Que la plèbe soit éradiquée ?
Tu veux trouver une définition universelle de l’art et défendre l’art. Si tu veux, mais dans ce cas, j’éviterais de me moquer des utopistes.
Personnellement, je suis bcp plus pragmatique: je ne cherche pas à savoir ce qu’est l’art, et je me contente de ce qu’on a put développer de mieux pour le promouvoir la création (la création! pas les artistes): les plus populaires sont les mieux payés. Par contre, je résouds les problèmes de piratages et je propose un système où la musique est en accès quasi-illimitée (c-à-d que les artistes non populaire seront plus facilement accessibles).

Donc, non merci. Personnellement je n’achète ni Cabrel ni Halliday. Et ça me ferait vraiment chier qu’on me ponctionne de l’argent pour le leur filer.
Tu choisis à qui va ton argent. Si tu ne votes pas pour Cabrel, 0 euro de ta poche ira à Cabrel, cf. calcul ci-dessous.

Désolé, je préfère dépenser mon argent comme je l’attends. Et plutôt que de dire je vote pour Cécilia Bartoli sachant que mon vote sera perdu dans la masse, je préfère acheter ses albums.
Je l’ai déjà expliquer: ton vote a le même poid que ton argent. Si parmis 100 personnes, tu es le seul qui vote pour X, et bien on a un 1% des votant pour X. 100 personnes donnent (disons) 5 euros, ce qui fait 500 euros. Et 1% de 500 euros vont à X, c-à-d 5 euros, exactement ce que tu as payés !!! Oh mon Dieu, c’est magique !

Ce système, s’il est appliqué, va conduire à une catastrophe. Car cet argent ira encore plus qu’aujourd’hui à l’offre musicale formatée pour être « populaire » (en sens médiocre du terme). Cela en sera fini du libre choix de l’internaute de décider comment il veut consommer sa propre demande culturelle. Ce sera la masse qui imposera ses choix (et je ne parle même pas des possibilités de trucage des votes).
Cf. calcul précédent. Quant au trucage des votes, j’imagine que c’est tout aussi facile que de trucquer les statistiques de la SACEM.

Conclusion: 90% de ce qui est proposé fonctionne déjà en pratique dans un tout autre contexte: soit dans le fonctionnement de la SACEM, soit dans le financement des artistes via la vente de cd. Dire que c’est irréalisable ou désastreux sur des contre-arguments qui s’appliquent aussi à ces cas-là revient à nier la réalité.

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j-c
le 19/08/2009 à 17:00

>>> »Mais qu’en est-il de l’exemple des subsides culturels payés par vos impots ?  »

Mais l’optique, le but, les moyens et les intentions en sont entièrement différents. Il s’agit d’aider un secteur économique. Quand le ministère de la culture verse 4 millions d’euros pour construire une annexe du Centre Pompidou à Metz, que les collectivités locales y versent 70 millions d’euros, c’est d’une part pour faire fonctionner les entreprises de BTP, d’autre part pour développer une activité touristique dans cette région.

Que l’Etat verse l’argent de nos impôts pour soutenir la culture ou pour soutenir la filière agricole, cela revient au même. De plus, c’est une utilisation de l’argent public débattue par la représentation nationale, ou par les collectivités locales.

Désolé, mais je vois une grosse différence entre l’utilisation de mes impôts pour financer le fonctionnement de l’Opéra de Paris (et il n’y a pas que des danseurs, mais des centaines de techniciens) même si je n’y vais jamais et la mise en place d’une taxe pour filer des sous à Francis Cabrel ou AC/DC.
Françis Cabrel qui fait un spectacle reçoit également des subsides culturels issus de tes impots (et fait aussi vivre le tourisme, les techniciens, l’industrie du disque).
J’ai l’impression que tu veux faire une distinction entre les arts culturels majeurs, bénéfiques à la société et méritant des subsides, et les arts populaires tout pourris. Où placer la frontière ? Selon tes goûts personnels ? Ce débat est hors-sujet et ne concerne pas la rénumération de la création (qui, en soi, participe au développement culturel, ce qui est la raison pour laquelle une taxe est justifiée).

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lilalola
le 19/08/2009 à 17:42

Juste un mot pour ce qui concerne les frontières entre pays pour la licence globale, qui a été comparée aux perceptions de la SACEM dans les bars qui diffusent de la musique « étrangère » : La grosse différence est que pour les droits de diffusion, la SACEM est mandatée par le biais d’accords avec les Sociétés étrangères pour percevoir les sommes revenant aux artistes dont le répertoire est déclaré dans une desdites sociétés étrangères. Et de même pour la musique écrite/composée par des membres SACEM et diffusée à l’étranger, grâce aux accords bilatéraux, la société étrangère est mandatée par la SACEM pour percevoir à sa place.
(Sinon imaginez le bordel, il faudrait que chaque SPRD ait une antenne dans chaque pays du monde )

Si une licence globale venait à être mise en place un jour, il faudrait qu’elle le soit bien au delà de nos frontières de toutes façons; sinon je vois mal comment elle pourrait fonctionner …

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(Banni) le 19/08/2009 à 18:09

>>> »Et alors ? Tu proposes quoi ? Que la plèbe soit éradiquée ? »

Ce que je propose, ce n’est sûrement pas des solutions à base de licence globale. Ce serait la pire chose qui pourrait arriver à la culture.

>>> »Je l’ai déjà expliquer: ton vote a le même poid que ton argent. Si parmis 100 personnes, tu es le seul qui vote pour X, et bien on a un 1% des votant pour X. 100 personnes donnent (disons) 5 euros, ce qui fait 500 euros. Et 1% de 500 euros vont à X, c-à-d 5 euros, exactement ce que tu as payés !!! »

Premièrement, il n’y aura pas 5 euros à envoyer à X, puisqu’il faudra passer par un système centralisé qui prélèvera ses frais de fonctionnement.
Deuxièmement, tu présupposes que le taux de participation au vote sera de 100% des internautes. Ce qui bien sûr sera complètement faux. D’où des résultats complètement faussés par rapport à l’intérêt réel.
Troisièmement, pourquoi passer par un système de vote ? Pourquoi pas, comme pour les dons aux oeuvres caritatives, envoyer directement l’argent au destinataire.

Bon de toute façon, il semble que cette idée soit abandonnée.

>>>J’ai l’impression que tu veux faire une distinction entre les arts culturels majeurs, bénéfiques à la société et méritant des subsides, et les arts populaires tout pourris

Loin de moi cette idée. Mais il ne faut pas non plus tomber dans l’angélisme inverse avec une population friande de qualité. Il y a de la très bonne chanson populaire et il y en a de la très commerciale.
Il y a quelques années, un sondage demandait aux Français qu’elle était leur chaîne préférée. A la grande surprise, ce fut Arte. Celle que les Français regardaient le moins …
Alors, je sais bien que ce n’est scandaleux de dire ça, mais il faut arrêter avec la langue de bois : si les maisons de disques produisent de la merde, c’est que la demande est essentiellement là.

Si Cabrel touche des subsides pour son spectacle (d’ailleurs, ce n’est pas Cabrel qui touche, mais l’organisateur du spectacle) pourquoi pas ? Mais une grande partie de la recette du spectacle sera assurée par les entrées payantes, donc par les gens volontaires pour aller voir le spectacle.
Et je ne suis pas vraiment sûr que Cabrel ou Halliday aient besoin de subventions pour remplir le Parc des Princes ou le Zénith.

Et puis finalement, on ne parle pas du tout des mêmes sommes. Parce les subsides culturels comme tu dit, c’est moins de 800 millions d’euros et ça couvre tout, du théâtre au livre en passant par les arts de la rue.

Voir chapitre 3

http://culture.parti…ture-pour-2008/

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26442ff
le 19/08/2009 à 18:31

Après avoir lu tout vos commentaires je n’ai que peu de chose à dire,si ce n’est : pourquoi faire simple quand on peu faire compliqué.

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Koguma
le 19/08/2009 à 19:04

Je vois pas ou il parle de don obligatoire?? c’est le seul point qui me dérangerait (enfin sa dépend comment il gère ça) mais si c’est imposer un don à quelqu’un qui n’ecoute jamais de musiques ou très peu ou autres…c’est pourquoi j’attend le 8 avant de voir ce que c’est réellement

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j-c
le 19/08/2009 à 19:40

Ce que je propose, ce n’est sûrement pas des solutions à base de licence globale. Ce serait la pire chose qui pourrait arriver à la culture.
Oui, j’avais compris que tu es contre la licence globale. Mais tu n’as tjrs pas expliqué clairement POURQUOI la licence globale est la pire chose qui pourrait arriver à la culture. Au mieux, j’ai l’impression que tes arguments contre la licence globale sont applicables tels quels au système actuel, alors que tu ne donnes aucune piste pour redresser le système incohérent qui existe actuellement.

Premièrement, il n’y aura pas 5 euros à envoyer à X, puisqu’il faudra passer par un système centralisé qui prélèvera ses frais de fonctionnement.
Les frais de fonctionnement seront prélèvés de manière identique à tous. Bref, dire « mon argent servira à enrichir les artistes que je n’aime pas » est faux.

Deuxièmement, tu présupposes que le taux de participation au vote sera de 100% des internautes. Ce qui bien sûr sera complètement faux. D’où des résultats complètement faussés par rapport à l’intérêt réel.
Premièrement, les gens auront interêt à voter s’ils veulent que leur goûts soient pris en compte. Deuxièmememt, un amateur de culture refusera surement de le pas voter de peur de voir peinaliser les produits qu’il aime. J’en conclu que cet effet sera petit et EN FAVEUR DE LA CULTURE.
Un argument de plus pour dire que la licence globale est une bonne chose pour la culture.

Troisièmement, pourquoi passer par un système de vote ? Pourquoi pas, comme pour les dons aux oeuvres caritatives, envoyer directement l’argent au destinataire.
Oui, cela revient au même. Pragmatiquement, un système centralisé au niveau des FAI est plus simple à mettre en place que de vérifier que tout le monde à fait son petit don mensuel.

Bon de toute façon, il semble que cette idée soit abandonnée.
Exact. Il y a sans doute bcp de chose irréaliste dans la proposition, en particulier du à l’inertie des acteurs culturels qui preferent gagner plus d’argent en utilisant un système incohérent. Reste qu’elle me parait bcp moins problèmatique et incohérente tant théoriquement que pragmatiquement que ce qui existe aujourd’hui (un univers paralléle dans lequel cette solution aurait été appliquée depuis longtemps serait sans doute plus riche culturellement et aurait moins de problème (pas de piratage, fracture culturelle plus petite, …)).

Loin de moi cette idée. Mais il ne faut pas non plus tomber dans l’angélisme inverse avec une population friande de qualité. Il y a de la très bonne chanson populaire et il y en a de la très commerciale.

Il y a quelques années, un sondage demandait aux Français qu’elle était leur chaîne préférée. A la grande surprise, ce fut Arte. Celle que les Français regardaient le moins …
Si la solution proposée s’appliquait à la télévision, cela voudrait dire que les gens donnerait leur argent à Arte tout en continuant de regarder TF1. Donc, j’ai l’impression que c’est un sérieux indice quand à l’interêt culturel d’une licence globale.

Alors, je sais bien que ce n’est scandaleux de dire ça, mais il faut arrêter avec la langue de bois : si les maisons de disques produisent de la merde, c’est que la demande est essentiellement là.
Bien sur que la demande est là. Mais qlq’un qui achète un disque de merde aurait p-e choisit de donner son argent à un type qui fait de la bonne musique. Surement pas tous, mais il en suffit d’un pour que le système proposé soit meilleur que le système actuel.
Finalement, on constate que les choses sont plus subtiles que tu le laisses entendre: qlq’un qui achète de la merde achète aussi des produits moins populaires (cf. principe de la longue traine) et il y a fort à parier que s’ils ont X euros à distribuer entre le produit populaire et le produit non populaire, il donnera plus au produit non populaire (évidemment, car il sait que bcp de gens donneront au produit populaire et que donc celui-ci a moins besoin d’argent)

Si Cabrel touche des subsides pour son spectacle [...] le Parc des Princes ou le Zénith.
Je ne faisais que reprendre ton exemple et changeant Opéra par Cabrel. Et de nouveau, ici, on pourrait dire la même chose en changeant Cabrel par Opéra.

Et puis finalement, on ne parle pas du tout des mêmes sommes. Parce les subsides culturels comme tu dit, c’est moins de 800 millions d’euros et ça couvre tout, du théâtre au livre en passant par les arts de la rue.
Qui a parlé de somme ? Une partie de tes impots servent à financer les subsides culturels et c’est normal. Par contre, une taxe pour financer la création, et donc la culture, c’est pas normal ?

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Stabbquadd
le 20/08/2009 à 10:04

Tiens, ça me rappelle ça (novembre 2005) : http://forum.framaso…&st=0&sk=t&sd=a
Comme quoi c’était dans l’air, il ne manquait plus qu’à le concrétiser.

:
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Winael
le 20/08/2009 à 11:01

Je trouve cette idée de SARD assez dérangeante pour ma part. Cela part du postulat que le grand public est un véritable amateur de culture, prêt à faire l’effort de comprendre de s’imprégner de l’?uvre. Cela part d’un bon sentiments mais les membres de Libre Accès ont tendance à être un peu trop bisounours à mon goût.
En Musique, comme en cinéma ou en littérature, il y a des « recettes » pour faire une ?uvre qui marche (prenons exemple sur les « Tubes de l’été » ou les « Blockbuster »). Par contre les oeuvres plus difficilement accessibles et néanmoins tout autant voire beaucoup plus appréciables demande plus de participation de l’intellect du public. Ces ?uvres demandent souvent plus de travail que les ?uvres facile. Pourquoi donc la répartition irait dans le sens de l’?uvre qui à le plus buzzées ? Puisque c’est de ça qu’il s’agit de buzz. Pourquoi l’argent qu’il me serait prélevé irait majoritairement pour une ?uvres culturellement pauvre ayant buzzée et non pas pour telle ou telle ?uvres que je respecte ?
Il faut à mon avis prendre une perspective totalement différente pour aider au financement de la création. Des campagnes de dons pour financer un album par exemple à l’instar de ce que propose déjà MyMajorCompagny. Cela permet d’impliquer directement le public dans le processus créatif, crée une communauté autour d’un artiste avec un meilleur échange, ce n’est pas intrusif, et cela permet de réellement financer les artistes que l’on apprécie (?uvre kikoololisante pour certains, ?uvres plus mûres et réfléchies pour d’autres).
Pour finir je ne suis pas certains que cette SARD aille plus loin que l’effet d’annonce comme l’a déjà été le Collectif SOLO (Syndicat pour les ‘uvres sous Licences Ouvertes), projet également initié par LibreAccès qui me déçoivent malheureusement de plus en plus

:
Commentaire sur Numerama.com

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bronto
le 20/08/2009 à 15:55

Citation>>> »Et alors ? Tu proposes quoi ? Que la plèbe soit éradiquée ? »

Ce que je propose, ce n’est sûrement pas des solutions à base de licence globale. Ce serait la pire chose qui pourrait arriver à la culture.
Bon, on sait au moins ce qu’enter ne propose pas, il y a un début de quelque chose. J’ose espérer que sa proposition ne sera pas d’éradiquer le piratage, non pas parce que c’est mauvais pour la culture (parce que ça reste à démontrer et que des études indépendantes indiquent que ce n’est pas vrai), mais tout simplement parce que c’est probablement plus difficile à réaliser qu’un voyage sur Vénus.

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(Banni) le 20/08/2009 à 19:56

>>> »non pas parce que c’est mauvais pour la culture (parce que ça reste à démontrer et que des études indépendantes indiquent que ce n’est pas vrai), »

C’est quoi tes études indépendantes ? Celle qui vont dans le sens de tes préjugés ?
Parce que bien sûr, les études qui démontrent le contraire de ce que tu penses ne sont pas indépendantes.

Tu veux savoir ce que je propose ?

Un truc tout con : que chacun paye pour ce qu’il a envie de consommer que ce soit pour de la bouffe ou pour de la culture.

C’est une idée stupide, non ?

Que celui qui veut écouter de la musique paye pour cela.
Que celui qui veut lire des bouquins paye pour cela.
Que celui qui veut voir des films paye pour cela.
Que celui qui n’a rien à foutre de tout ça ne paye pas.

Mais que celui qui veut écouter de la musique ne paye pas pour celui qui veut lire des bouquins.

Parce que ce que l’on lit actuellement, c’est surtout du « payez pour moi, mais ne me demandez pas de payer pour vous ».

Etrange, non ?

Et sinon, tu veux que je répète : les majors et les pirates sont des alliés objectifs pour foutre en l’air la culture. Pour des raisons finalement semblables, ils mettent tout en oeuvre pour ne pas payer les artistes.

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j-c
le 21/08/2009 à 12:03

>>> »non pas parce que c’est mauvais pour la culture (parce que ça reste à démontrer et que des études indépendantes indiquent que ce n’est pas vrai), »
C’est quoi tes études indépendantes ? Celle qui vont dans le sens de tes préjugés ?
Parce que bien sûr, les études qui démontrent le contraire de ce que tu penses ne sont pas indépendantes.

Tu veux savoir ce que je propose ?

Un truc tout con : que chacun paye pour ce qu’il a envie de consommer que ce soit pour de la bouffe ou pour de la culture.

C’est une idée stupide, non ?

Que celui qui veut écouter de la musique paye pour cela.
Que celui qui veut lire des bouquins paye pour cela.
Que celui qui veut voir des films paye pour cela.
Que celui qui n’a rien à foutre de tout ça ne paye pas.

Mais que celui qui veut écouter de la musique ne paye pas pour celui qui veut lire des bouquins.

Parce que ce que l’on lit actuellement, c’est surtout du « payez pour moi, mais ne me demandez pas de payer pour vous ».

Etrange, non ?

Et sinon, tu veux que je répète : les majors et les pirates sont des alliés objectifs pour foutre en l’air la culture. Pour des raisons finalement semblables, ils mettent tout en oeuvre pour ne pas payer les artistes.

Je remarque plusieurs choses:
-le fait que des études qualifiées « d’indépendantes » ne signifie pas que d’autres études indépendantes ne concluent pas le contraire. Mais le moins qu’on puisse dire si on est honnête intellectuellement, c’est que rien ne prouve que c’est mauvais pour la culture. Surtout qu’il n’y a aucun arguments logiques le démontrant, ou en tout cas, tu n’en as fourni aucun (les seuls fournis sont soit faux (« mon argent va aller dans la poche des artistes populaires et ça va donc rabaisser le niveau de la culture ») soit déjà applicables au système actuel (« les oeuvres populaires sont celles qui rapportent le plus ») )
(-concernant l’indépendance des études: Je comprend qu’on puisse douter de celles qui montrent que le piratage est mauvais pour la culture, vu que le piratage remet en question le fonctionnement de grand groupe financier (ce qui ne veut pas dire qu’elles sont fausses). Par contre, je ne comprend pas trop comment des études faites par des universitaires et dont les conclusions sont moins négative sur le piratage pourraient ne pas être indépendantes. Quelles seraient leur motivation ? Etre les heros de 2-3 barbus accro au download ? àa vaut vraiment le coup de risquer sa carrière pour ça, dis donc. Une étude qui a tout à perdre en présentant une conclusion faussée est sans doute un bon indice qu’elle ne l’est pas)
-il existe des tas de propositions qui font avancer les choses. Tu n’en as fourni aucune. Je pense que tu souhaites rester au statu quo, ce qui est une très mauvaise idée pour la culture: pragmatiquement parce que le piratage sera tjrs plus rentable que l’achat, théoriquement parce que le système économique est incohérent.
-on consomme de la nourriture: une fois digèrée, celle-ci est perdue et personne d’autre ne peut la manger (cf.la définition et l’étymologie du mot ‘consommer’). On ne consomme pas de la musique, une chanson écoutée reste intacte et peut être écoutée par des milliers d’autres. Cette différence saute au yeux: on ne sait pas pirater de la nourriture ! Comment veux-tu résoudre un problème si tu utilises un modèle dans lequel le problème n’existe pas et n’a aucune explication ?
-il n’est pas question de payer « pour moi » dans la solution proposée, vu que tu peux choisir où va l’argent. En réalité, c’est « payer pour les artistes que vous pensez mériter un soutien même si vous n’écoutez pas » (ce qui contredit ta dernière phrase). Assez étrange de voir qu’on s’oppose à un subside culturel en disant « c’est mauvais pour la culture ». Je pense plutot que tu as tout simplement pas envie de payer, et que tes considérations pour la culture ne sont que des excuses.
-finalement, je remarque également que tu n’as jamais répondu aux points qui font défaut dans ton raisonnement (prq cela nuirait à la culture, comment rendre le système économique cohérent, prq une taxe pour financer la création est-elle inadmissible alors qu’il existe des tas d’autres taxes/impots/… qui viennent de ta poche et qui financent des choses que ne te seront jamais utiles, …)
-je pense avoir fait le tour de la question, et les points sur lesquels nous sommes en désaccord commencent à se répéter. Personnellement, je n’ai rien trouvé dans ton raisonnement qui contre-argumente sérieusement mon opinion (car j’y ai à chaque fois répondu), tandis que tu n’as pas répondu aux points qui me semblaient faire défaut dans ton raisonnement. En final, tu m’as plutot conforté dans mon idée.

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(Banni) le 25/08/2009 à 13:01

>>> »Je pense plutot que tu as tout simplement pas envie de payer »

ca c’est une conclusion complètement erronée de ta part : parce que, désolé, je paye.

Mais je paye pour ce qui me plaît, pas pour ce qui est « choisi » par les autres.

>>> »prq une taxe pour financer la création est-elle inadmissible alors qu’il existe des tas d’autres taxes/impots/. »

Est-ce que tu vois la différence entre un impôt qui va permettre de planter des lampadaires, utiles à tout le monde, et une taxe destinée à financer quelques artistes ?

Est-ce que tu penses qu’il est normal que les artistes deviennent des fonctionnaires, c’est-à-dire des gens payés par l’argent public ?

Désolé, je ne pense pas que ce soit à l’Etat (ou à une structure directement dirigée par l’Etat) de choisir ce que veulent écouter les gens avec un système de collecte de taxe et de redistribution selon des critères encore à définir.

Qu’il y ait d’autres taxes, j’en conviens. Mais ce n’est pas une raison pour en rajouter une autre, surtout dans le domaine culturel qui est tellement subjectif.
Parce que si tu comptes sur l’avis du public, alors tu as trouvé le meilleur moyen pour financer encore plus les majors, experts dans la fabrication (et pas création) de musique destinée à une large audience.

Personnellement, je serais plus tenté par l’artiste qui demande au public de financer sa création.

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caline012
le 25/08/2009 à 14:16

une idée pas trop mal en soit, mais le mec qui n’écoute aucune musique et qui ne regarde jamais de film ? vous en fait quoi ? et cette taxe elle sert pour la musique ok, mais on doit rajouter la même pour les livre minimum, après une plus grosse pour les film, pour les jeux vidéo et pour les séries (et oui il y a plus de personne travaillant dans ces catégories) donc admettons 3EUR pour la musique, autant pour les livres, 5EUR pour le reste donc on tomberais a 2×3+3×5 pour un total de 21EUR + les 30EUR d’un abonnement internet maintenant qui veux payer 51EUR par moi sont internet ? surement pas le père de famille qui travaille dur et qui a le budget serrer a 10EUR près.Méthode encore a nouveau mal vu, mal étudier et tout ce qu’on en veux.il n’y a pas a dire y a du bon et du moins bon déjà rien que sur le prix, après on peut parler aussi des votes.Si les gens en masse vote, bah la culture baissera de qualité la musique les gens préfère star ac and co, pour les film quasi personne dans le grand publique apprécierais du audiart and co et en livre c’est pareil on rémunèreras Voici et compagnie mais pas les romans ou autre livre fort plus intéressant.Super votre méthode les gars, grâce a votre méthode on va se retrouver a écouter star ac, lire voici et jouer sur son iphone en payant le double de sa facture internet.Franchement magnifique c’est le monde don je rêvais…

:
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Askrin
le 25/08/2009 à 14:16

Désolé, je ne marche pas.
Déjà le principe d’obligation pour l’internaute de payer encore un nouveau truc alors qu’en face il n’y a aucune obligation, ce n’est effectivement pas une taxe, c’est du raquet !
En plus, celui qui n’écoute pas n’a pas a payer.
Soit tout le monde se met d’accord pour TOUT, soit on ne fait rien du tout, faut arrêter de nous prendre pour des cons et vouloir à tout prix sauver les macros de l’industrie du disque !
Oui à la rémunération des artistes, mais certainement pas de cette manière !

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Nicobi
le 25/08/2009 à 14:45

je ne crois pas une seconde a ce systeme.

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Charly Dupuis
le 25/08/2009 à 15:04

Nous étions sans solution. Nos images avaient bien été répertoriées dans les photothèques en vogue, nos manuscrits dormaient depuis lulure sur les étagères de plusieurs éditeurs qui avaient promis, des maisons de disques avaient accueilli nos maquettes avec gourmandise, et les maisons de production travaillaient ferme à convaincre la télé et le Cnc que, ce projet-làâEUR
Nous étions sceptiques, pessimistes, résignés. Réaliser un projet sur cent était une bonne jauge, accepter une pige institutionnelle en attendant allait déjà permettre de payer le loyer, voire de voir Venise si la ficelle était assez grosse.
Le Mur est tombé, une nuit, et coïncidemment l’internet est arrivé.
Nous y avons cru dès le premier jour, il y a 20 ans. Cet outil-là portait en germe une revanche phénoménale, merci Hegel, merci Marx. Si les petits cochons ne le mangent pasâEUR
Il y a eu miracle : les petits cochons ne savent pas manger de ce pain-là.
L’internet est resté libre et gratuit, presque partout.
Et tout a évolué.
L’internet a grandi : il parle, écrit, lit, chante et projette en veux-tu en voilà.
Nous sommes la première génération d’auteurs-diffuseurs. Nous jouissons d’une liberté inouïe dans l’Histoire. Nos photos, nos textes, nos musiques et nos chansons, nos films existent, ont été conçus sans avoir à en demander l’autorisation à quiconque, nos créations sont lues, vues et entendues dans le monde entier, par des lecteurs-auditeurs-spectateurs dont le nombre et la qualité bouleversent définitivement les schémas en place.
Nous sommes devenus optimistes, responsables et regardants sur la citoyenneté et l’environnement.
Mais.
Il y a un hic, tout petit.
Zéro tune.
Nos vieux états continuent de financer le cinéma et la télévision, d’en protéger les acquis les plus obsolètes, et restent sourds à nos expressions.
Il faut que ça change. La plate-forme Internet Public Création, entre autres, dessine des modèles viables de prise en compte de ces nouvelles formes, et de leur financement honnête.
Mais il nous revient aussi d’inventer nos ressources, au moins en partie.
Puisque que tout est à ré-inventer, nous faisons un pari.
Comme ce nouveau pan du commerce mondial, le spectateur peut, doit et va devenir « équitable ».
L’a-t-on assez entendu : la scène redevient le centre du métier de la musique. Fort bien. Saltimbanques, nous allons passer le chapeau. Avec fierté.
Spectateurs (nous le fûmes, nous le sommes, nous le serons) nous vous invitons à financer votre plaisir et notre travail. Et vice-versa.
10 centimes. 1 euro. 5 euros les grands engouements, faites des gestes ! Ces gestes-là, aussiâEUR
Les jours où vous ne pouvez pas, les jours où vous aimez moins, bienvenue quand mêmeâEUR
Vous appréciez notre indépendance, défendez-là !
C’est le monde de demain matin qui se dessine, soyez-en les acteurs !
Contribuez aux avancées de la La plate-forme Internet Public Création, rejoignez le Collectif des Auteurs-diffuseurs !
Charly Dupuis

http://trucadire.com

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Charly Dupuis
le 25/08/2009 à 15:04

Nous étions sans solution. Nos images avaient bien été répertoriées dans les photothèques en vogue, nos manuscrits dormaient depuis lulure sur les étagères de plusieurs éditeurs qui avaient promis, des maisons de disques avaient accueilli nos maquettes avec gourmandise, et les maisons de production travaillaient ferme à convaincre la télé et le Cnc que, ce projet-làâEUR
Nous étions sceptiques, pessimistes, résignés. Réaliser un projet sur cent était une bonne jauge, accepter une pige institutionnelle en attendant allait déjà permettre de payer le loyer, voire de voir Venise si la ficelle était assez grosse.
Le Mur est tombé, une nuit, et coïncidemment l’internet est arrivé.
Nous y avons cru dès le premier jour, il y a 20 ans. Cet outil-là portait en germe une revanche phénoménale, merci Hegel, merci Marx. Si les petits cochons ne le mangent pasâEUR
Il y a eu miracle : les petits cochons ne savent pas manger de ce pain-là.
L’internet est resté libre et gratuit, presque partout.
Et tout a évolué.
L’internet a grandi : il parle, écrit, lit, chante et projette en veux-tu en voilà.
Nous sommes la première génération d’auteurs-diffuseurs. Nous jouissons d’une liberté inouïe dans l’Histoire. Nos photos, nos textes, nos musiques et nos chansons, nos films existent, ont été conçus sans avoir à en demander l’autorisation à quiconque, nos créations sont lues, vues et entendues dans le monde entier, par des lecteurs-auditeurs-spectateurs dont le nombre et la qualité bouleversent définitivement les schémas en place.
Nous sommes devenus optimistes, responsables et regardants sur la citoyenneté et l’environnement.
Mais.
Il y a un hic, tout petit.
Zéro tune.
Nos vieux états continuent de financer le cinéma et la télévision, d’en protéger les acquis les plus obsolètes, et restent sourds à nos expressions.
Il faut que ça change. La plate-forme Internet Public Création, entre autres, dessine des modèles viables de prise en compte de ces nouvelles formes, et de leur financement honnête.
Mais il nous revient aussi d’inventer nos ressources, au moins en partie.
Puisque que tout est à ré-inventer, nous faisons un pari.
Comme ce nouveau pan du commerce mondial, le spectateur peut, doit et va devenir « équitable ».
L’a-t-on assez entendu : la scène redevient le centre du métier de la musique. Fort bien. Saltimbanques, nous allons passer le chapeau. Avec fierté.
Spectateurs (nous le fûmes, nous le sommes, nous le serons) nous vous invitons à financer votre plaisir et notre travail. Et vice-versa.
10 centimes. 1 euro. 5 euros les grands engouements, faites des gestes ! Ces gestes-là, aussiâEUR
Les jours où vous ne pouvez pas, les jours où vous aimez moins, bienvenue quand mêmeâEUR
Vous appréciez notre indépendance, défendez-là !
C’est le monde de demain matin qui se dessine, soyez-en les acteurs !
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Charly Dupuis

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Askrin
le 25/08/2009 à 15:18

On nous propose *enfin* un modèle potable pour rémunérer et encourager un modèle libre, et devinez qui râle en premier ? Non non, pas Albanel & Co., mais… les internautes.

J’adore.
Ben à partir du moment ou les gens payent, ils veulent une vrai contrepartie. Payer pour payer n’est pas une solution et revient à une taxe pour ne pas dire à un simple raquet d’autant plus que la il s’agit d’une contribution obligatoire des internautes et d’une contribution optionnelle des autres…

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Nicobi
le 26/08/2009 à 11:09

Mais c’est absolument pas une contrepartie.

on demande aux internaute de juger ce qui est bon: ca existe deja, ca s’appelle la starac.

Non
Pour etre vrai Mecene faut etre un visionnaire.
le public (la masse) ne l’est pas.

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PillOow
le 07/09/2009 à 19:58

il y a une petite erreur, « Richard Stallman, l’inventeur des licences GNU »

GNU ne sont pas des licences mais le projet d’un OS libre GNU (acronyme de Gnu Is Not Unix). Stallman est l’inventeur des licences libres tel que la GPL l’AGPL etc…

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alternb
le 07/09/2009 à 20:40

il y a une grave erreur dans le premier paragraphe de cet article, il s’agit bien de dons volontaires, la SARD est basée sur le volontariat à tous les étages. voir http://www.sard-info.org

valentin lacambre

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touk
le 08/09/2009 à 12:57

Quand tu prélèves de l’argent à la source, t’as beau dire que c’est pas une taxe…

Pas question pour moi de payer une telle chose si ça sortait. Je me moque qu’ils s’arrangent avec mon FAI pour ponctionner un pourcentage de ce que je paye bi-mensuellement pour ma connexion (triple-play), mais si ça devait être en sus de l’abonnement…

Ces gens-là n’étant pas responsables (propriétaire) des oeuvres culturelles que je consomme ou pille, je ne peux pas adhérer. Je me vois mal payer quelque chose dont je ne suis pas client.

Bah tu payes bien des impôts qui servent à financer des avions de combat dans lesquels tu ne monteras jamais

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CTNMUSIC
le 08/09/2009 à 14:36

pourquoi les auteurs et les artistes sont ils les seules catégories de « travailleurs » à être imposé de ne vivre que de dons ?
pourquoi pas l’ouvrier lambda, un cadre lambda, un chef d’entreprise etc…
pourquoi ce sont les seuls qu’on autorise sans honte pas venir piller leurs oeuvres ou leur « travail » ?

est ce que le travail des autres catégorie des gens est tout aussi gratuit ?

ouais je sais, je connais la sortie !

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fcna2005
le 08/09/2009 à 15:13

les artistes qui font la manche … vive les avancées proposées par internet … -(

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Zergy
le 08/09/2009 à 15:30

fcna2005, le 08/09/2009 – 15:13les artistes qui font la manche … vive les avancées proposées par internet … -(
Il la fond déjà avec le système actuel.

@CTNMUSIC : Fait de la musique industrielle en 3×8, on en reparle.

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CTNMUSIC
le 08/09/2009 à 16:06

Zergy, le 08/09/2009 – 15:30 fcna2005, le 08/09/2009 – 15:13les artistes qui font la manche … vive les avancées proposées par internet … -(
Il la fond déjà avec le système actuel.

@CTNMUSIC : Fait de la musique industrielle en 3×8, on en reparle.

fais déjà d’abord de la musique tout court, on en reparle…
j’aime bien discuter avec les gens d’une telle condescendance, borné et qui pense déjà avoir complétement raison avec des préjugés à deux balles.

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Pi r
le 14/09/2009 à 18:14

« les internautes verseraient de manière obligatoire par l’intermédiaire de leur FAI une somme collectée par la SARD »
C’est inexacte : le don à la sard n’est pas obligatoire.

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rodrigue59
le 27/10/2009 à 16:08

Le meilleur système selon moi existe déjà mais ne rapporte à des personnes ayant su profiter de l’ère numérique là ou les professionnels de la création n’ont pas su le faire. il faudrait donc copier le principe des newsgroup mais en légal. Une plateforme payante, environ 10EUR pour un mois de téléchargement, limité à quelques 50GO, et avec un catalogue alléchant (serie ancienne, nouvelles series en VOST, films, musique…). Tout ça existe déjà mais il faudrait faire une plateforme qui reverserai l’argent des cotisations aux artistes en fonction du nombre de téléchargement effectué sur chaque oeuvre. Je pense que là tout le monde y trouverai son compte, les internautes qui pourraient pour une somme modique avoir accès a tout ce qu’ils veulent sans risque d’être hors la loi, et les artistes qui toucheraient des droits sur les téléchargements effectués sur cette plateforme. Et un peu de pub sur cette plateforme (mais pas trop sinon ca gache le contenu) pourrais financer les frais d’hebergement.

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