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Vendredi 18 déc 2015

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Dans les entrailles du Libre

mardi, août 11 2015

Fedora 23 Alpha, enfin disponible !

Par Renault le mardi, août 11 2015, 22:36 – Fedora

Fedora
Planet-Libre
Rawhide

En ce mardi 11 août, les contributeurs du Projet Fedora seront ravis
d’apprendre la disponibilité de l’alpha de la future Fedora 23, en plein Flock
qui se déroule actuellement aux États-Unis.
Malgré les risques concernant son utilisationt, il est important de la
tester. En rapportant les bogues maintenant, la Fedora 23 stable sera plus
stable encore et aura moins de risque de sortir en retard. Les versions en
développements manquent de testeurs et de retours pour mener à bien leurs
buts.
Voici les nouveautés annoncées pour cette version :
Bureautique :

Fedora Spin Cinnamon fait son apparition ;
L’environnement du feu OLPC : Sugar, passe à la version 0.106 ;
La liste des caractères Unicode passe à la version 8.0 ;
IBus migre à la version 1.5.11, ajoutant la gestion de KDE5 et des
environnements à base du fichier .XCompose ;
ibus-libzhuyin est employé par défaut comme méthode de saisie du chinois
traditionnel, employé à Taiwan ;

Administration système :

Fedup a été fusionné dans DNF, le successeur de Yum des Fedora antérieures
à Fedora 22 ;
Ajout d’une interface graphique pour gérer le contrôleur de domaine FreeIPA
à travers Cockpit ;
À partir de la spécification Nulecule, les "rôles de serveurs" peuvent être
déployés comme des applications conteneurisés ;
Les versions de Fedora Atomic ne sont plus basées sur le cycle traditionnel
de Fedora, les versions sont maintenant délivrées toutes les deux semaines au
lieu des 6 mois en moyenne auparavant ;
Création de nouvelles types d’images à base de Docker ;

Sécurité :

Tous les paquets sont compilés avec des options de compilation améliorant
la sécurité de ceux-ci ;
Les algorithme de chiffrement obsolètes RC4 et SSL3 ont été supprimés des
logiciels le proposant ;
Les politiques SELinux ont été remaniées. Enregistrées maintenant dans /var
au lieu de /etc, amélioration des performances et possibilité d’étendre la
politique de la distribution plus facilement ;
Les logiciels supportant des politiques de mots de passe, à savoir
respecter des règles pour avoir un mot de passe valide, ont une politique
commune et peuvent être adaptés en un seul endroit pour tous. Cela concerne les
outils de créations d’utilisateurs de Gnome, Anaconda ou encore l’outil passwd
;
Ajout d’un utilitaire pour mettre à jour les firmwares UEFI ;

Développement :

Python 3 devient la version par défaut du langage, Python 2 reste
disponible pour les applications le nécessitant ;
Perl passe à la 5.22 ;
La bibliothèque Boost sera en 1.59 ;
Quant à Mono ce sera la version 4 ;
Disponibilité de la boîte à outils web pour Python et JavaScript nommé
Frappe ;

Si l’aventure vous intéresse, les images sont disponibles par Torrent. En cas de bogue,
n’oubliez pas de relire la documentation pour
signaler les anomalies sur le BugZilla.
Bons tests à tous !

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mardi, juillet 14 2015

Demande avis pour relancer Muffin, le magazine des utilisateurs francophones de Fedora

Par Renault le mardi, juillet 14 2015, 22:45 – Fedora

Fedora
Planet-Libre

La communauté francophone de Fedora a publié par le passé trois numéro d’un
magazine nommé Muffin. Le but était de rassembler des articles autour de Fedora
à destination de ses utilisateurs ou contributeurs.
Après plus de 4 ans sans numéros, je décide de relancer sa mise en oeuvre.
Mais pour maximiser les chances de réussite de ce projet, je souhaite collecter
un maximum d’avis concernant les idées que je propose mais également vos idées et vos envies.
L’objectif est d’essayer de coller aux attentes des futurs lecteurs.
Pour cela, je vous invite à répondre au message du forum cité plus haut, si
jamais vous n’êtes pas inscrits et que vous ne souhaitez pas le faire, vous
pouvez me contacter à renault AROBASE fedoraproject POINT org. Je
retransmettrais vos messages pour agrémenter le débat de votre opinion de
manière anonyme.
Je vous remercie d’avance pour votre attention, en espérant recevoir vos
retours prochainement. Je précise que les avis même des non utilisateurs de
Fedora peut être pertinent.

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Compte rendu du week-end des RMLLs à Beauvais

Par Renault le mardi, juillet 14 2015, 21:26 – Fedora

Fedora
Ma vie
Planet-Libre

Comme le mentionnait mon billet précédent, Borsalinux-fr était présent aux
RMLLs de cette année à Beauvais. Je vais vous compter le déroulement du
week-end auquel j’ai participé.
C’est ainsi, après avoir vagabondé sur Paris le vendredi, que je me retrouve
sur Beauvais le samedi 4 juillet au matin. Après une averse courte et
abondante, et le stand monté, je me retrouve sur la place devant la superbe
cathédrale à devoir discuter de Fedora aux passants curieux, amateurs voire
plus expérimentés. Ce jour là était aussi l’occasion de la découverte du lieu
et des autres participants. Situés entre LibreOffice et Mageia, on a eu
l’occasion d’échanger d’un point de vue technique ou de communication autour de
nos projets mais aussi nos expériences. Échanges sympathiques et enrichissantes
sous ce soleil accablant.
Concernant les visiteurs, on a pu voir un peu de tout. De nombreux habitants
de Beauvais se sont montrés curieux concernant la manifestation du moment et
ont posé des questions sur ce qu’on faisait. D’autres sont sortis de leurs
propres stands pour discuter de Fedora, troller un peu, demander des
informations pour les aider sur une migration récente ou à venir. Les échanges
furent agréables avec environ 20 personnes s’étant sérieusement arrêtées pour
discuter.

Après un aller-retour sur Paris, le dimanche fut assez différent. Si la
chaleur était toujours présente, le vent s’est levé ce qui a nécessité de
ranger notre panneau de présentation. Qu’importe, les visiteurs étaient
toujours là. Épaulé par Michael Scherer, nous avons pu tenir des discussions
plus approfondies que la veille, notamment au sujet de Gnome Logiciels et des
fameux fichiers .appdata. Une professeur d’université suisse nous a expliqué
son travail et ses difficultés à migrer au sein de son activité. Les
communautés LOLICA de Champagne et d’autres plus sur les Ardennes sont venus
discuter de leur rapport à Fedora voire demander un coup de main sur quelques
détails comme DNF, Gnome Logiciels ou encore RPMFusion.
C’était également l’occasion de troller discuter avec un membre
de Ubuntu-fr sur Secure Boot et sur les possibles conséquences quand les
constructeur n’auront plus l’obligation d’autoriser sa désactivation. Un
contributeur Debian nous a demandé de participer et de relancer le projet de la
compilation reproductible. Le principe étant qu’un utilisateur ou une
distribution puisse vérifier qu’un paquet binaire correspond bien au code
source pointé par le paquet RPM en question. Cela impose en effet de pouvoir
fixer des éléments aléatoires lors de la compilation pour vérifier la
correspondance exacte des fichiers. Ce principe permet notamment de détecter un
paquet généré à partir d’une clé GPG volée.

Cette journée a été également l’occasion de voir tout le monde attentif au
discours de RMS mais aussi à l’attraction du jour à savoir un R2D2
fonctionnel.
C’est ainsi que l’évènement se termine pour ma part, pour laisser place à
une série de conférence et notre stand tenu par Emmanuel Seyman. Durant le
week-end, l’association a pu collecter 41.5EUR de dons et de la vente de goodies,
merci à vous. Deux bulletins d’adhésion ont été distribuées, en espérant la
transformation de l’essai.
Je tiens à remercier Michael Scherer pour m’avoir donné un coup de main le
dimanche, mais aussi Emmanuel Seyman pour la gestion du matériel et pour avoir
tenu le stand en semaine. Sans oublier Guillaume Dondero pour avoir monté le
matériel sur Beauvais mais également les organisateurs et les participants qui
ont rendu cet évènement possible.
À la prochaine fois !

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mercredi, juin 17 2015

Rencontrez Borsalinux-fr aux RMLL à Beauvais du 4 au 10 juillet

Par Renault le mercredi, juin 17 2015, 23:02 – Fedora

Fedora
Planet-Libre

Bonjour à tous ! Comme chaque année, les Rencontres Mondiales du Logiciel
Libre s’installent début juillet pendant une semaine dans une ville jusque là
francophone. Cette année, c’est du 4 au 10 juillet à Beauvais, au nord de
Paris. L’occasion de voir du pays mais surtout de discuter, rencontrer et
apprendre sur de nombreux projets de Logiciels Libres et sa culture associée.
Une opportunité unique de rencontrer une grande partie de la communauté
francophone du secteur.
Bien entendu, Fedora n’y fait pas exception et sera représentée cette année
par Borsalinux-fr. Nous serons ravis de vous accueillir à notre stand.
N’hésitez pas à venir faire le tour de l’évènement et de nous passer le
bonjour, voire boire un verre en notre compagnie. Nous serons contents de
recevoir un petit coup de main pour la tenue du stand. Nous pourrons aussi vous
présenter la nouvelle Fedora 22 et vous fournir de quoi l’installer si vous le
souhaitez.
Pour plus d’information sur l’évènement, vous pouvez consulter le site officiel des RMLLs 2015. En
espérant vous voir nombreux, je vous souhaite une bonne journée.

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mardi, mai 26 2015

Sortie de Fedora 22

Par Renault le mardi, mai 26 2015, 16:00 – Fedora

Fedora
Planet-Libre

En ce mardi 26 mai 2015, le projet Fedora est fier d’annoncer la sortie de
la distribution GNU/Linux Fedora 22. Cette version introduit des mises à jour
des environnements de bureaux populaires : GNOME 3.16, KDE Plasma 5.3 et Xfce
4.12. Ces versions apportent beaucoup de finitions esthétiques comme des thèmes
mieux finis ou les notifications retravaillées.

Fedora en profite pour y introduire dans ces programmes la préparation de
l’arrivée de Wayland. Rappel, Wayland est un protocole graphique destiné à remplacer X11 pour la gestion
des fenêtres et des périphériques. Encore instable, il sera activé par
défaut dans le gestionnaire de connexion de Gnome (GDM) et la gestion des
souris, claviers, touchpads et autres passera par libinput (lié à Wayland) au
lieu de X11. L’objectif est de préparer la mise à disposition de Wayland par
défaut dans Fedora 23, avec XWayland de disponible pour les applications non
compatibles.
Sinon deux nouveaux environnements font leur apparition : LXQt et qtile. Le
premier se veut être le pendant de LXDE à savoir léger et très minimaliste en
utilisant la bibliothèque Qt. Quant au second, c’est un gestionnaire de fenêtre
pavant très personnalisable à l’aide du langage Python.
Un meilleur support des langues non-latines est proposé notamment avec des
polices et méthodes de saisis orientés pour certaines langues indiennes. Mais
aussi la plupart des langages de programmations améliorent leur support
d’Unicode : glibc, Perl 5.20 et Ruby 2.2. Pour les développeurs GCC 5.1 est
disponible qui est une version majeure qui rompt la compatibilité de l’ABI C++,
Fedora a fait le choix que l’ancienne ABI est utilisée pour cette version par
défaut.
Côté administration système, nous noterons surtout le remplacement de Yum
par DNF. DNF en est une réécriture complète qui améliore grandement les
performances par l’usage de bibliothèques externes pour la gestion des
dépendances et des dépôts. Si les deux programmes se ressemblent, les options
divergent quelque peu. Cette
page listant les principales différences. L’application Yum redirige vers
DNF.
Un assistant de migration a été ajouté pour aider les personnes à effectuer
les mises à jour des programmes et de leur configuration de Fedora 21 à 22 par
exemple. Une suite d’utilitaires aide à concevoir une BDD avec PostgreSQL,
d’autres rôles similaires à venir seront à prévoir pour simplifier l’usage
serveur de la distribution. Le serveur DNS Bind passe en version 9.10 qui
améliore grandement les possibilités de sécurité et les performances.
Pour finir, l’informatique dans les nuages progresse. Au menu l’ajout de
Vagrant pour simplifier le déploiement d’images destinées aux tests ou au
développement. Puis la mise à disposition de Fedora Atomic Host pour simplifier
le déploiement d’applications sécurisées en couplant Docker et SELinux.
Et bien d’autres nouveautés encore !
Liens

Site officiel du Projet
Fedora
Site de la communauté
francophone de Fedora
Notes de version officielles de Fedora 22
Liste de
torrents officiels pour télécharger Fedora 22 et dérivées
Dépêche version longue

Dépêche sous licence CC BY-SA

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lundi, mai 18 2015

Borsalinux-fr sera au Geekopolis le 23 et 24 mai

Par Renault le lundi, mai 18 2015, 00:59 – Fedora

Fedora
Planet-Libre

Bonjour à tous ! Une petite actualité pour signaler que nous serons à
l’évènement Geekopolis le 23 et 24 mai. Cela se déroule à Paris Expo Porte de
Versailles, 15e arrondissement. Cet évènement est bien plus générique, tournant
autour de la culture Geek : cosplays, jeux vidéo, logiciels libres, comics,
science fiction, etc. Des ateliers, conférences, stands et autres activités
sont là pour que chacun trouve chaussure à son pied.
Vous retrouverez Borsalinux-fr au Teklab aux côtés de l’APRIL, Ubuntu-fr,
Framasoft et bien d’autres. N’hésitez pas à venir nous voir à notre stand pour
discuter, recevoir un coup de main, acheter un goodies ou nous donner un coup
de main. Nous serions ravis de vous accueillir. La sortie de Fedora 22 étant
trois jours après l’évènement, pourquoi ne pas en profiter pour récupérer une
image ISO de la dernière Release Candidate et voir ses nouveautés ?
En espérant vous voir nombreux, passez une bonne journée.

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jeudi, avril 30 2015

Flock 2015 : inscriptions et soumissions de sujet (jusqu’au 2 mai !)

Par Renault le jeudi, avril 30 2015, 00:18 – Fedora

Fedora
Planet-Libre

Il y a trois ans de cela, Projet Fedora a abandonné en Amérique du Nord et
en Europe l’évènement nommé FUDCon (Fedora Users and Developer Conferences)
pour être remplacé par les Flock.
Contrairement à l’année dernière où c’était en Europe, cette fois c’est en
Amérique du Nord que cela se passe. Plus précisément dans la ville de
Rochester, État de New-York des États-Unis. Pour la date, rendez-vous du 12 au
15 août.
Le Flock c’est l’occasion pour les contributeurs de Fedora de se rencontrer
pour discuter autour de sujets qui les intéressent à propos du Projet Fedora,
dans le but de le faire avancer. C’est une occasion unique de discuter en tête
à tête avec d’autres contributeurs et de passer un moment convivial avec
eux.
Le sujet est évoqué aujourd’hui car un tel évènement se prépare longuement
en avance. Si vous êtes intéressés et que vous pouvez vous y rendre, inscrivez-vous. Vous
avez jusqu’au samedi 2 mai pour y soumettre un
sujet de discussion que vous souhaitez animer ! Vous pouvez obtenir plus d’informations pratiques sur cette édition.
Alors, motivés ? N’hésitez pas à vous inscrire.

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mercredi, avril 22 2015

Sortie de Fedora 22 Beta

Par Renault le mercredi, avril 22 2015, 00:40 – Fedora

Fedora
Planet-Libre
Rawhide

En ce mardi 21 avril, le Projet Fedora est fier de vous annoncer la sortie
de Fedora 22 Béta. Bien entendu, qui dit Alpha, dit instabilité, développement,
tests et bugs. Ne l’installez pas si vous ne savez pas ce que vous faites.
Cependant, il est important de la tester. En rapportant les bogues
maintenant, la Fedora 22 stable sera plus stable encore et aura moins de risque
de sortir en retard. Les versions en développements manquent de testeurs et de
retours pour mener à bien leurs buts. La Fedora 22 stable devrait sortir aux
alentours du 26 mai.
Par rapport à l’Alpha, si ce n’est des logiciels plus stables, il n’y a pas
de changements importants. Voici un rappel de ce qu’il nous apporte :
Bureautique

Gnome 3.16 ;
Les notifications de Gnome-Shell ont été refondues, elles apparaissent
dorénavant au sein du widget calendrier ;
Gnome terminal peut vous donner une notification quand une longue tâche est
terminée ;
GDM, l’écran de connexion, utilise Wayland en lieu et place de X11. Le
reste de Gnome utilise X11 par défaut (bien que Wayland soit disponible pour
les plus courageux) ;
Gnome Logiciel prend la place de Gnome Packagekit pour installer les codecs
ou polices additionnelles à la volée ;
ABRT (l’assistant de rapport de bogues) exploite les notifications et les
contrôles de confidentialité de Gnome pour mieux réussir sa mission ;
L’intégration de Qt au sein du thème de Gnome Shell (Adwaita) est fini. De
plus le thème par défaut de Gnome-Shell a été remanié ;
Nautilus a subi une plus forte intégration à Gnome-Shell, notamment pour
les menus contextuels ;
libinput, celui qui gère les entrées de périphériques de Wayland, est
utilisé par défaut dans X11 et Wayland, amorçant la transition vers Wayland
;
Plasma 5 est maintenant la version par défaut de KDE spin ;
WINE utilise le support de mesa pour Direct3D pour la vidéo (meilleures
performances et meilleure compatibilité) ;
Support de qtile, un gestionnaire de fenêtre pavant en Python ;

Administration système

Le gestionnaire de paquet Yum, par défaut depuis Fedora Core 1, laisse
place à DNF par défaut ;
DNF cherche et installe les extensions de langages de vos logiciels
préférés (comme Libreoffice ou KDE) depuis la langue du système ;
Python 3 poursuit sa progression comme version par défaut du langage du
système ;
Ajout d’un assistant de migration de version de Fedora pour s’assurer que
tout se passe bien et qu’on n’oublie rien ;
Ajout de Vagrant, un utilitaire pour automatiser la création de VM de
développement ;
Par ailleurs, Vagrant peut exploiter les images Fedora Atomic Host et
Fedora Cloud pour générer les images ;
Ajout de Tunir, un logiciel d’aide à intégration continue utilisée
notamment pour les images de Fedora Cloud ;
Ajout de dbxtool, pour autoriser la mise à jours de logiciels signés pour
l’UEFI si la version utilisée du programme est vulnérable tout en refusant dans
les autres cas ;
BIND 9.10 ;

Projet Fedora

Gradle 2.0 ;
Fedora Atomic Host : une implémentation du projet Fedora du Projet Atomic
;

Développement

DJango 1.8 ;
wXPython 3.0 ;
Python dateutil 2.4 ;
Boost 1.58 ;
GCC 5 ;
Ruby 2.2 ;
Ruby on Rails 4.2 ;
Perl 5.20 ;
GHC 5.8 ;
Glibc supporte Uricode 7.0 ;

Et d’autres encore ! Notons que les préparatifs pour Fedora 23 débutent
doucement. Il est annoncé que Wayland remplacera X11 par défaut avec XWayland
pour la compatibilité en option. De même, Python 3 sera installé par défaut,
Python 2 ne sera disponible que dans les dépôts.
Si l’aventure vous intéresse, les images sont disponibles par Torrent :
http://torrent.fedoraproject.org/ En cas de bogue, n’oubliez pas de relire la
documentation pour signaler les anomalies sur le BugZilla.
Bons tests à tous !

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jeudi, février 21 2013

Venez à la Journée de l’Informatique Libre ce samedi 23 mars à Toulon !

Par Renault le jeudi, février 21 2013, 08:58 – Logiciel Libre

CILL
Ma vie
Planet-Libre

Ce samedi 23 mars 2013, se tiendra la Journée de l’Informatique Libre pour
sa troisième édition. Cette fois encore, elle sera à la Maison des Technologies
à Toulon, dans le bâtiment de l’école d’ingénieurs ISEN Toulon et de La Cantine de Toulon qui
nous prêteront les locaux. Cet évènement est planifié de 9h à 17h.

Programme

La journée sera l’occasion pour la communauté locale de tenir des
conférences sur les sujets de l’informatique libre. Pour cela les thèmes
principaux sont : la culture libre, l’OpenData, les Logiciels Libres et
tous les mouvements associés. Des ateliers sont proposés à côté ; cela
donnera un côté plus pratique à la libéralisation de l’informatique pour
l’utilisateur, avec l’apprentissage du maniement d’un logiciel libre par
exemple.
Plus précisément, le programme abordera les points suivants :

Introduction aux Logiciels Libres de Véronique Fritière
Les formats ouverts de Thierry Stoehr
Les licences libres comme un acte de résistance de Laurent Paoletti
Comment devenir éditeur de logiciel libre quand on est une
entreprise ? de Hybird
Creative Commons de Guillaume Perocheau
LaTeX de
Thierry Stoehr
OpenERP
de Jean-Marc Le Goff
OpenPGP
de Jean-Jacques Brucker
CaspWiki de Guy Lebègue
Inkscape
de Véronique Fritière

Durant la journée, il y aura une install-party. Elle est destinée à
apprendre aux visiteurs à installer des logiciels libres sur les ordinateurs
qu’ils apportent ou de les dépanner sur des problèmes du quotidien par rapport
à leurs utilisations. L’objectif est de favoriser l’adoption des logiciels
libres avec l’aide de la communauté toulonnaise et de son expérience.
À côté de cela, il y aura la possibilité de réaliser des ateliers et mesures
pour OpenStreetMap
pour apprendre à contribuer à ce projet de cartographie. Il y a également la
possibilité de venir pour signer vos clés numériques PGP !

Informations complémentaires

Si vous souhaitez obtenir plus d’information sur cette journée, son
déroulement ou le plan d’accès, merci de visiter le site officiel de la
JIL 2013.
Cette journée est organisée par les associations le Club de l’ISEN sur les Logiciels
Libres avec la participation notable de Linux-Azur, ToulonuX et Gullivar. Cet évènement est parmi les
plus importants de la région sur ces thèmes et reste l’occasion de resserrer
les liens de la communauté régionale.
Nous remercions également le soutien financiers ou logistiques des
entreprises suivantes : TVT, Hybird, Editions Diamons et Eyrolles.

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dimanche, octobre 10 2010

Mme Michu : la nouvelle excuse pour critiquer les défauts ?

Par Renault le dimanche, octobre 10 2010, 10:40 – Logiciel Libre

Pensées
Planet-Libre

Je trouve que depuis un an ou deux, on a eu affaire a un nouveau
personnage : Mme Michu. Cette dame, inconnue de tous est pourtant
tellement citée qu’on pourrait presque la croire réelle. Ces dernières années
elle est récurrente dès qu’il s’agit de parler de grand public ou de
dysfonctionnement d’un logiciel. Seulement elle commence à m’énerver car pour
moi c’est la pire des excuses et la pire des conneries possibles.
Mme Michu n’existe pas
Mme Michu en effet n’est pas réelle. Déjà dans tous les trolls, on peut voir
qu’elle a plein d’exigences et de compétences. Un coup c’est une graphiste
professionnelle, une autre fois c’est une incompétente de l’informatique, une
autre fois ça sera une « jamais contente » ou tout simplement une
ménagère qui veut parler à son fils via une webcam seulement du modèle Logitech
XEUE:EEIU qui évidemment ne fonctionne pas dans les contrées libres. Le seul
point commun à toutes les descriptions est la suivante : elle s’en
fout de la notion de « Logiciel Libre ». Cela signifie une
chose : tous ceux qui l’utilisent comme argument sont comme
elle. Pourquoi ? C’est juste une excuse pour justifier ses
propres problèmes ou exigences tout en se dédouanant de se foutre de la notion
de Logiciel Libre. Pourtant c’est je pense l’argument le plus important pour
utiliser de tels logiciels.
Donc Mme Michu représente des tas de métiers dans le monde, ce qui fait
qu’elle n’existe pas. Personne ne peut avoir tellement d’exigences, et le grand
public ne peut avoir ses exigences représentées par une personne type. On est
tous unique, et on a tous des attentes différentes d’un ordinateur. Certains en
ont besoin pour un métier, d’autres un loisir mais certains seront en même
temps aveugles, gauchers, ou avec des troubles musculaires. Il n’y a pas un
profil type pour décrire autant de combinaisons différentes donc Mme Michu
n’existe pas, ou si elle existait, cela n’aurait aucun sens ou intérêt.
Tout le monde a des besoins différents, certains préfèrent la barre en haut,
d’autres en bas, etc. Il est impossible par exemple qu’une interface graphique
corresponde à tout le monde. Certains trouveront cela beau, d’autres moches,
certains ont des besoins qui font qu’ils seront plus efficaces autrement,
certains auront besoin de fonctionnalités pour permettre un certains conforts
alors que d’autres non. La preuve de cela, KDE et GNOME par exemples, malgré
les trolls, sont tous deux excellents pour ceux qui l’utilisent. Certains
trouveront en KDE leur bonheur d’autres ça sera avec GNOME ou autre chose. Et
les captures d’écran prouvent que malgré ces choix, tout le monde personnalise
un minimum ces interfaces pour un meilleur confort d’utilisation car nos
besoins et attentes sont tous différents.
Mme Michu se fout du libre
Comme je l’ai dis précédemment, Mme Michu s’en moque du libre. Et je
constate que certains justifient¹ que
« comme Mme Michu ne sait pas rapporter un bogue, moi non plus car il est
amoral d’exiger de moi plus que Mme Michu » et ça je le constate que trop
souvent sur les forums. Certains disent que c’est beau que le Logiciel soit
libre mais si on doit utiliser la documentation ou rapporter un bogue majeur,
alors c’est un logiciel mal fait.
Mais cela est oublier la notion de Logiciel Libre et son intérêt. Le
Logiciel Libre est une chance qui a des défauts. Il faut se sentir heureux que
si on a un souci il y a une communauté derrière pour nous aider, qui peut
corriger les problèmes que l’on rencontre dans le code même du logiciel. Je ne
suis pas sûr que Apple ou Microsoft tiennent mieux compte des intérêts de leurs
utilisateurs et corrigent le maximum de problèmes qu’ils peuvent rencontrer,
même les plus infimes.
Rapporter un bogue ce n’est ni long et ni difficile. Si Mme Michu ne sait
pas le faire c’est son problème car elle ne profite pas de ses libertés mais
consomme juste le logiciel. Seulement, vous, vous pouvez le faire, vous pouvez
améliorer le logiciel que vous utilisez ou que vous aimez et ça c’est très
différent et important. « La liberté ne s’use que lorsque l’on ne s’en
sert pas »
Mme Michu et la perte de liberté
Certaines entreprises et des utilisateurs ou développeurs veulent que Mme
Michu puisse utiliser du Logiciel Libre. Je ne critiquerais pas ce souhait car
moi aussi j’aimerais bien que ça se fasse d’un côté et que ça permet d’avancer.
Par contre depuis quelques années je constate des dérives dues à cette volonté
qui me semble néfaste pour le concept même du « Logiciel Libre ». Pour que
Mme Michu utilise un OS libre il faut que tout soit facile mais également
qu’elle puisse reproduire ses anciens comportements sur GNU/Linux. Et ça c’est
dangereux.
Car les anciennes habitudes de Mme Michu sont liées au logiciel privateur.
Elle veut lire ses fichiers MP3, aller sur Youtube, parler via Skype ou MSN et
utiliser son iPhone. C’est son droit le plus strict, si c’est son souhait elle
est libre de le réaliser. Le problème c’est que beaucoup, par fainéantises et
manque de conviction se laissent aller et adopte son comportement jusqu’à même
imposer cela par défauts dans certaines distributions.
J’en avais déjà parlé dans mon blog avant² et
je ne ressortirais pas tous les arguments. Seulement il est difficile de nos
jours de citer une personne utilisant uniquement des Logiciels Libres sur sa
machine. Je comprends parfaitement certaines situations, notamment
professionnelles qui obligent cela, mais acheter un iPod ou iPhone quand on a
GNU/Linux, ou encore préférer un lecteur Flash à télécharger la vidéo en local
sans oublier de préférer le format MP3 au FLAC ou OGG c’est se foutre des
valeurs du libre. Je pense qu’il est impossible de prôner la victoire du
Logiciel libre auprès du grand public en ayant le comportement précédent, ou
alors c’est juste la victoire de GNU/Linux qu’on veut mais pas du Logiciel
Libre. Je trouve regrettable que pour quelques parts de marché en plus on
sacrifie l’essence même des logiciels qu’on utilise, leur force de base qui a
permis cet essor. Je ne suis pas venu ici pour Mme Michu, ni encore pour des
trucs kikoolol avec des sources fermées. Je suis venu pour moi, pour la
philosophie que j’adhère car elle me semble juste, sacrifier tout ça pour Mme
Michu, est-ce que ça en vaut la peine ?
Je pourrais faire la comparaison suivante : est-ce qu’il faut tomber
dans l’état orwellien de Big Brother et perdre toutes nos libertés juste pour
garantir notre sécurité face au terrorisme ou aux pédonazis/pirates
d’Internet ? Si pour vous ça ne vaut pas le coup, songez à cette situation
mais dans la situation que j’ai décrite et vous aurez la réponse à la question
du paragraphe précédent…

26 commentaires

mercredi, août 18 2010

Participez aux journées de tests de Fedora : c’est libre et gratuit pour tous =)

Par Renault le mercredi, août 18 2010, 12:45 – Fedora

Fedora
Planet-Libre
Rawhide

Pour ce premier billet depuis longtemps, je tenais à présenter les journées
de tests de Fedora. Particulièrement parce que l’Alpha de la Fedora 14 pointe
le bout de son nez et que les journées de tests vont se multiplier.
C’est quoi une journée de tests de Fedora ?
Quand une nouvelle Fedora est en développement, celle-ci va inclure des
nouveautés qui peuvent être importantes. Le problème c’est qu’il y a souvent
peu de personnes qui testent ces versions, et encore moins nombreux sont les
gens qui testent profondément certaines nouveautés (par incompétence dans le
domaine, ignorance de la nouveauté, ignorer comment tester correctement et dans
l’exactitude, etc.) et avoir des tas de rapports de bogues sur une nouveautés
avec des tests faites de manière anarchique (chacun fait comme il peut) n’aide
pas toujours les développeurs à savoir où sont les problèmes et quels
sont-ils.
C’est pour cela que les personnes chargées de l’Assurance Qualité Fedora
font chaque mardi (en général) des Journées de Tests. En gros durant un mardi,
on invite tous les testeurs à suivre une procédure dictée avec des outils pour
et des commentaires à côté. L’objectif est qu’un maximum de personnes, sur un
nombre maximal de machines puissent réaliser tous les tests proposés avant de
mettre sur un tableau final tous les résultats obtenus. Ensuite selon les
résultats, on ouvre des bogues avec les informations obtenues par ces tests
pour corriger ce qui ne va pas.
Pourquoi y participer ?
Pour pas mal de raisons à dire vrai, j’invite tous le monde à le faire et
voici pourquoi :

Car chaque configuration est unique, la votre peut avoir un problème
important (ceci est particulièrement important quand on réalise des tests en
rapport avec le matériel utilisé)
Plus il y a de testeurs, plus on a d’informations sur le problème et plus
c’est simple à corriger (en théorie)
Car grâce à vous, peut être qu’on corrigera un problème qui touche beaucoup
de monde et qui vous seront indirectement très reconnaissants
C’est assez simple, des marches à suivre et des résultats à poster, c’est
très guidé (contrairement à un rapport de bogue classique où on doit se
démerder pour savoir comment obtenir certaines informations, ici c’est
expliqué)
En testant la Fedora instable, vous contribuez à son développement ce qui
est très bien pour l’égo (ou pour participer à ce bazar) puis ça vous évitera
d’avoir à râler quand la version stable sort et que le problème vous saute à la
gorge car vous n’avez pas testé plus tôt =)

Qui peut y participer ?
Un peu tout le monde qui a de la bonne volonté, cependant il y a deux mises
en garde :

Connaitre l’anglais un minimum est un plus pour comprendre les instructions
et ensuite assurer quand il y a un bogue à rapporter
Utiliser une Fedora en développement comporte toujours des risques et
savoir se dépatouiller est également important, ça évite d’avoir des problèmes
ou de commettre de grosses conneries

Donc comme vous pouvez le voir, ces Journées de Tests sont très importants
et font partie intégrante du développement d’une Fedora. Et si ça vous botte de
donner un coup de main, voici le calendrier (en élaboration) des prochaines
Journées de Tests : http://fedoraproject.org/wiki/QA/Fedora_14_test_days .
Pour connaître la procédure, suffit de cliquer sur la date de l’évènement et
vous n’avez plus qu’à suivre les instructions.

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lundi, avril 27 2009

Muffin, le magazine francophone et communautaire de Fedora a besoin de votre aide !

Par Renault le lundi, avril 27 2009, 12:21 – Fedora

Fedora
Planet-Libre
Projet

C’est avec un certain regret que je viens, une nouvelle fois, recourir à
l’aide et au soutien de la communauté du Logiciel Libre pour produire le numéro
2 de Muffin. En effet, Muffin depuis quelques semaines, alors que la rédaction
des articles commençait, l’avancement s’est assez soudainement stoppé, plus
personne ne répondait à l’appel.
Le choix des articles (du sommaire en somme) tout comme des grandes lignes
de la future couverture ont été fait ce qui a été long et pénible et
l’enthousiasme des premiers jours n’est plus là. Pourtant l’objectif de la
sortir aux environs de Fedora 11 reste envisageable (fin mai-début juin) mais
il ne faudrait pas trop tarder pour cela.
Muffin reste quand même un superbe moyen de communication parallèle à une
documentation souvent lourde et faisant peur peut être pour apprendre aux
utilisateurs à manier Fedora correctement, connaître son organisation et son
fonctionnement. Cela reste aussi une occasion unique de faire découvrir des
logiciels nouveaux et importants aux utilisateurs comme ici PackageKit et Sugar
qui sont grandement développés par Fedora. De même que Muffin est un moyen de
montrer que la communauté francophone de Fedora est forte et unie, plus que
jamais. De nombreuses communautés libres et surtout les communautés locales de
Fedora nous envies un tel dynamisme et un site web si riche et complet, ça
serait je pense une bonne chose de montrer de quoi notre communauté est capable
en repoussant les limites que le premier numéro a marqué.
C’est pour cela que toute aide est la bienvenue, bien que des rédacteurs
soient préférés. Si les articles du numéro 2
vous intéressent et si vous en avez les capacités d’en assumer la rédaction
vous pouvez rejoindre la communauté de Muffin par ce
biais tout en sachant qu’on sera là pour vous aider et guider et on vous
encourage à nous rejoindre. Je précise qu’il n’est pas forcément nécessaire de
connaître beaucoup Fedora pour nous aider, Fedora reste une distribution
GNU/Linux qui a de grandes ressemblances avec les autres distributions et
l’usage de nombreux logiciels ne change pas. De même que des connaissances
poussées ne sont pas requis, la communauté est là pour pallier vos manques et
répondre à vos questions et on sera tous ravis de le faire !
Je profite de ce message, pour remercier le soutien que le magazine Magnum (notre alter-ego
chez Mandriva) a fait envers nous. Ce soutien a été précieux à nos yeux étant
donné leur parcours et qui montre que le Logiciel Libre, malgré nos trolls le
vendredi soir, a une communauté unie et solidaire.

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mercredi, avril 1 2009

L’HADOPI est voté : application pour le 1er juillet 2009, le Logiciel Libre sous surveillance !

Par Renault le mercredi, avril 1 2009, 12:57 – Logiciel Libre

Pensées
Planet-Libre

Ça y est, le verdict vient de tomber, HADOPI, la loi de tous nos maux depuis
1 mois au moins est votée et sera mise en application le 1er juillet 2009 le
temps que tout le monde remplit la bonne paperasserie.
Ceci dit, Christine Albanel ne veut pas en rester là, elle décide d’attaquer
les méchants pas beaux (qui ont voulu sauver l’humanité, il y a de quoi) qui
ont attaqué frauduleusement le site jaimelesartistes.fr et d’après sa
déclaration de ce matin, le Logiciel Libre est pointé de doigts avec la
Quadrature du Net comme ayant été les responsables en soulevant la population
contre cette loi violemment. Les grands acteurs du Logiciel Libre français et
ses sites de prédilections sont donc sous surveillances et leurs communautés
respectives.
Elle est en train de préparer un dossier avec l’aide de notre chère
industrie du disque pour interdire l’usage du P2P et de Torrent pour condamner
leurs développeurs et utilisateurs. Un logiciel pour Windows sera obligatoire
pour toutes les machines pour vérifier l’usage de ces logiciels.
L’APRIL, La Quadrature du Net et Linuxfr se sont engagés pour le moment pour
lutter contre ces dispositions jugées « comme profondément immorales et
déplacées. C’est une menace grave pour les libertés individuelles ! » mais
le gouvernement a menacé de rétorquer pour diffamation et pour avoir menacer la
sécurité intérieure de l’État via une propagande organisée contre cette
loi.
Affaire à suivre…

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samedi, mars 21 2009

L’Acid Test : est-ce un indicateur objectif représentant l’efficacité des moteurs web pour les standards ?

Par Renault le samedi, mars 21 2009, 17:10 – Geek

Mozilla
Navigateurs
Pensées
Planet-Libre

Alors que IE8 vient de sortir ce 19 mars, on ressort sur la table toujours
cet indicateur (hyper-célèbre dans le domaine) l’Acid Test pour représenter le
respect dans standards par un navigateurs web ou plutôt son moteur de rendu.
Très utilisé pour la comparaison de ces logiciels, je remarque qu’ils sont
utilisés à mauvais escient et qu’ils cachent une part de vérité dans tout ceci.
L’Acid Test n’est en effet pas un bon indicateur de tout ceci pour une simple
et bonne raison : non exhaustivité et architecture du test trop mal
faite.
En quoi ? Déjà il faut savoir que l’Acid Test n’utilise qu’un nombre
restreint des standards disponibles, par exemple on n’a rien sur le SVG au
niveau avancé, ni même le CSS3 à la même échelle et encore moins pour d’autres
standards assez peu utilisés et connus. Donc en quoi c’est représentatif étant
donné qu’une grande partie des standards sont de factos absents à ce
test ?
Puis parlons plutôt de l’architecture du machin. L’acid test n’a qu’un but,
mettre à genoux les moteurs de rendus en faisant des combinaisons que l’on
retrouve dans aucun site web correctement fait. En faite, l’Acid Test exploite
des conflits des règles des standards que les navigateurs ne prévoient pas (car
on les rencontrent assez peu ou que la situation est tout bonnement improbable
en condition réelle). En faite on pourrait comparer l’Acid Test à une dictée où
on ajoute un contexte faisant que plein de règles de notre belle langue se
rencontrent et entrent en conflit où même les plus grands intellectuels
français pourraient trébucher tellement que la situation est complexe et
inexpliquée (car imprévue) par nos règles grammaticales. Pourtant, ça n’empêche
pas à ces intellectuels de manier notre langue presque parfaitement de bout en
bout.
C’est un peu ça le problème, un score tel que 80% n’a pas pour autant moins
de balises supportés qu’un moteur de rendu qui a atteint les 100 (d’ailleurs,
de mémoire, Firefox supportent plus de choses que Webkit et a pourtant un score
inférieur). C’est juste que le navigateur qui a 100 a spécifié à son moteur de
rendu quoi faire dans de telles situations. Et le soucis que cela entraine,
c’est que ce test est devenu une référence (absurde) et que ça en devient une
arme marketing obligeant els développeurs à se préoccuper de ce test plutôt que
d’inclure d’autres standards qui sont intéressants comme le SVG.
Existe-il un site qui représente correctement la chose ? Oui et non…
La tâche est complexe, il existe beaucoup de standards et de choses à
implémentées à l’intérieur de ceux-ci, donc tout représenter reste difficile.
Ceci dit il y a une méthode simple, faire un grand tableau comme ce site qui
permet d’être plus exhaustif, précis et instructif pour l’utilisateur et le
développeur web.
Après, je pense que peu importent les tests. Ce qui faut voir, c’est déjà si
on peut profiter pleinement des sites courants. Et si difficulté il y a,
lesquelles ? Puis après de voir si certaines possibilités sont freinées ou
pas (comme le SVG) par certains navigateurs voire tous. Après aux développeurs
qui veulent en profiter de montrer la faiblesse de ces navigateurs qui
empêchent de profiter de ces technologies.
Puis, de là à critiquer Firefox ou les navigateurs webkit ou Gecko d’être
moins bien qu’Opera par exemple est ridicule, Opera supporte peu de choses en
plus que ces navigateurs et encore, des choses assez inutilisées, de manière
globale seul IE a un retard conséquent pour qu’on puisse parler d’avantage
d’utiliser un autre navigateur…

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jeudi, mars 5 2009

Internet explorer contre l’UE => Acharnement ou justice ?

Par Renault le jeudi, mars 5 2009, 19:45 – Geek

Microsoft
Mozilla
Navigateurs
Planet-Libre
Économie

Introduction
Vous le savez sans doute, Internet Explorer fait l’objet d’une attaque de la
Commission Européenne suite à la plainte de la part de Opera. Ceci dit, pour
Microsoft, c’est quand même une énième attaque du genre, d’abord pour WMP et
ensuite pour abus de position dominante simple. Ceci dit j’ai pu lire sur
certains forums ou sites d’actualités que c’était abusé, notamment de la part
des membres des sites comme le Site du Zéro. C’est donc juste un
éclaircissement sur le pourquoi de cette attaque, qui est justifiée mais je le
montrerais après.
Commençons par le début, la guerre IE/Netscape en 1998
Pour certains qui ont été assez vieux ont connu cette 1ère guerre des
navigateur qui opposa IE à Netscape pour atteindre le paroxysme en 1998 où
Netscape s’écroule pour fonder Mozilla par la suite. Si on regarde bien cette
période, on remarque qu’il y avait 2 temps. Avant la sortie de Windows 98 et
après. Netscape au milieu des années 90 possédait environ 90% du marché des
navigateurs, il a fallu quelques années pour que IE perce les parts de marché.
L’évolution est similaire que Firefox actuellement, en 3 ans de bataille, IE ne
parvient à atteindre environ que 30% du marché ce qui est mince face aux 60% de
son adversaire Netscape. Mi-1998, avec la sortie de Windows 98, IE se
retrouvait sur toutes les machines qui se vendait et résultat a pu se propulser
en tête des navigateurs en 2000 avec 80% du marché. Du jamais vu, et pourtant
cette progression et suivant un modèle économique standard demande une grande
innovation de IE ou une campagne marketing digne de ce nom, et pourtant rien
n’a été vraiment fait sur cette période permettant à IE de conquérir ces 50% en
seulement 2 ans si ce n’est Windows 98 qui a été son pilier élévateur. Netscape
avec ses soucis financiers et Microsoft qui a tout fait pour l’empêcher de
réagir a eu raison du navigateur du lézard vert.
En somme, IE a finit par dominer le marché grâce à Windows et la sortie de
Firefox en 2004, avec des fonctionnalités loin de la portée de IE et une
campagne promotionnelle unique dans le Logiciel libre n’a permit d’obtenir que
20% dans le monde en 5 ans et 30% en Europe. Comment un navigateur de 2001
(IE6) avec des problèmes de sécurité et un manque flagrant de fonctionnalités
peut avoir autant de parts de marché (20% environ) qu’un navigateur qui fait
beaucoup de publicité et qui est bien supérieur ? C’est l’objet de la
plainte que l’on va voir.
Les lois économiques : le monopole c’est mal
Ce que l’on sait, c’est que le capitalisme déteste les monopoles. Car à part
les services publics, un monopole est un bénéfice que pour l’entreprise qui
détient le monopole. Car il y a une hausse des prix, une baisse dans
l’innovation, ou encore des produits mal finis et un foutage de gueule des
clients qui passent pour la plupart par l’entreprise. C’est pour cela que
depuis au moins 100 ans existent des règles pour réduire le monopole à néant et
favoriser des marchés équilibrés que l’Union Européenne et les États-Unis
soutiennent à corps et âmes. Le but de ces règles est qu’en situation de
monopole, les règles économiques changent pour l’entreprise qui est à cette
position. Car tout simplement une fois que le marché est dominé, si
l’entreprise était aussi libre qu’avant, il pourrait racheter les concurrents
pour les détruire, ou encore faire tout pour garder le monopole sans faire de
publicité ou d’innovations ce qui est immorale pour les autres entreprises qui
doivent lutter pour gagner quelques parts de marché. Une fois que le marché est
déséquilibré en faveur d’une entreprise, les règles changent pour lui et pas
les autres afin que le marché s’équilibre. C’est pour ça que Apple ou GNU/Linux
ne sont pas touchés par l’attaque de la Commission Européenne.
Ces lois existent depuis longtemps, et Standard Oil est l’un des plus beaux
exemples. En 1911, l’entreprise est découpée en 34 entreprises distinctes suite
à des pratiques pour garder don monopole. La Justice Américaine a fait la même
chose à Microsoft au grand procès de la fin des années 1990 mais finalement n’a
pas eu le même sort et s’en est sortit avec un simple amende et des
commissaires sur le dos pour surveiller les activités.
L’Union Européenne n’invente donc aucune loi pour attaquer Microsoft mais se
base sur des règles établies il y a une centaine d’années. Et celle qui nous
intéresse particulièrement est qu’il est interdit de se baser sur un monopole
pour en faire un autre.
La loi économique par l’exemple : Renault et les pneumatiques
Pour mettre cette loi en évidence et montrer de son importance, on va
prendre un exemple totalement imaginaire : Renault et les pneus. On va
admettre que Renault a le monopole des voitures (drôle n’est-ce pas) et que
donc 95% des voitures du monde sont des Renault. Seulement, Renault se sent à
l’étroit en Bourse et veut plus de sous et contrôler toute la voiture, il
manque une zone : le pneumatique. Ce marché est le lieu de prédilection de
Michelin, Bridgestone, Goodyear et d’autres. Seulement, Renault décide que
toutes ses voitures auront des pneumatiques Renault sans possibilité de choix à
l’achat. Au bout de quelques années de ventes, Renault va monopoliser la
plupart du marché, sans publicité et sans innover particulièrement. Car après
tout tout le monde achète ses voitures, donc des pneus Renault. Et qui va
changer de pneus après l’achat ? Ceux qui auront besoin de pneus
spécifiques ou qui veulent une autre qualité, des bidouilleurs aussi qui
pensent que Michelin fait mieux. Mais à part cette bande de revanchards qui va
changer ? Personne ? Les autres manufacturiers pneumatiques vont
devoir innover et faire de grandes publicités pour espérer obtenir quelques %
de parts de marché. En profitant de la situation de monopole de ses voitures,
Renault a pu établir un monopole sur les pneumatiques sans innover ni faire de
publicité. Dans un marché normal, c’est le meilleur (en théorie) qui gagne mais
à cause de ce monopole lié le marché se déséquilibre en suivant aucune règle
économique standard dans un marché équilibré. En somme il y a abus de position
dominante et c’est ce que la Commission condamne car Microsoft a profité de
Windows pour imposer IE et tuer la concurrence. Et ça ce n’est pas bon.
Car dans le cas contraire, si Microsoft était libre de faire ce qu’il veut,
il dominerait le marché des navigateurs mais il pourrait contrôler quasiment
tout le secteur informatique. Informatique rimerait avec Microsoft ce qui est
inconcevable, si Microsoft veut contrôler tout le secteur, il doit le faire
indépendamment de ses réussites dans le secteur en gagnant sur la plus values
de se produits et non par les ventes d’un seul produit.
Pourquoi Opera, Google et Mozilla attaquent Microsoft ?
La plainte vient d’Opera, et non de la Commission en elle même. Après tout
c’est à la concurrence de signaler qu’il y a un abus et que ça les détruit,
s’il le démontre la Commission poursuit, sinon non. Or on voit que pour
attaquer Microsoft dans cette affaire, on doit montrer que ça ne profite pas au
consommateur. Et c’est là que Opera peut réussir, c’est que pendant de longues
années le navigateur principal était IE, les sites ont été bâtis autour de IE
et non des standards. Par contre, pas de bol pour Opera, son navigateur respect
trop les standards et sur certains sites ça s’affiche mal, en somme quand les
consommateurs testent autre chose qu’IE, il peut y avoir des problèmes dus au
monopole de IE. Opera souhaite donc booster Microsoft à supporter les standards
et à s’ouvrir face à la concurrence pour que Opera puisse montrer son produit
au grand jour et gagner quelques clients potentiels car Opera a besoin de
popularité pour gagner des contrats sur les plateformes mobiles (comme
Nintendo, les PDA) et donc gagner du revenu.
Mozilla attaque pour une raison tout autre, déjà on peut faire la relation
Netscape/Mozilla, ça serait donc la revanche du vaincu et donc faire payer à
Microsoft ce qu’ils ont fait à Netscape. Mais surtout Mozilla veut offrir du
choix au consommateur pour que le web se porte bien et pousser à l’innovation,
et cette ouverture est donc une aubaine pour réussir cet objectif.
Google également a un autre motif, tout simplement que Google a poussé
Google Chrome pour forcer les autres à innover. Car Google se retrouve limité
dans ses possibilités de services à cause d’un IE dominant avec un respect des
standards à la traine et une vitesse d’exécution de script lente. En ouvrant la
concurrence, IE devra s’améliorer sur ces points que Google pourra répercuter
sur ses sites et services pour gagner ensuite de l’argent par la publicité.
Conclusion
Donc on peut voir que la Commission n’invente rien et que Microsoft paye de
ses erreurs passés, mais il s’en sort bien quand on voit le nombre
d’entreprises qui ont été disloquées par cette loi. Après, est-ce que le
Logiciel Libre, comme Firefox, gagneront beaucoup dans l’affaire ? Peut
être pas, mais au moins le géant de Redmond comprend qu’il n’est pas
intouchable et que la Justice Américaine a été trop clémente…

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jeudi, février 12 2009

MUFFIN, le magazine de la communauté francophone de Fedora a besoin de vous !

Par Renault le jeudi, février 12 2009, 23:51 – Fedora

Fedora
Planet-Libre
Projet

MUFFIN, c’est un projet qui date d’il y a un peu plus d’un an pour fournir à
la communauté francophone de Fedora un nouveau support : un magazine
virtuel sous forme de PDF. Après un travail long mais enrichissant, MUFFIN a
sorti il y a quelques mois même pas le premier numéro et je me suis présenté
comme le rédacteur en chef pour le 2e volet. Seulement l’engouement a été de
courte durée, pour des raisons diverses il n’y a encore que peu de participants
et c’est pour ça que je fais appel à vous, communauté du libre mais surtout de
Fedora pour soutenir le projet.
Pourquoi un magazine de Fedora francophone ?
Fedora est une distribution très communautaire et très connue du monde du
Logiciel Libre. Seulement, il est difficile parfois de faire les premiers pas
non seulement quand on vient de Windows ou Mac OS X mais aussi quand on vient
de Ubuntu, Mandriva ou autres, les repères changent comme la communauté locale.
Cette adaptation nécessite ainsi de la documentation, de l’apprentissage mais
on sait tous que la documentation, telle quelle est très dure à avaler pour un
débutant car ce n’est pas forcément très simplifié ni très attrayant. Le
magazine est donc un support particulièrement utile pour cette tâche, guider le
débutant et l’habituer aux outils et à la communauté au fur et à mesure. Le but
ultime, comme le souhaite le projet Fedora au maximum, que ces petits débutants
un jour finissent comme contributeur au projet et participent à l’élaboration
de Fedora de demain. Après tout c’est le principe du Libre de donner chacun sa
petite contribution pour aider le système non ?
Un travail important à réaliser
Seulement écrire dans un magazine demande du travail. Entre les articles, la
mise en page, et toute l’organisation pour avoir un tout cohérent et
suffisamment dense, il faut réunir plus de 5 personnes sur plusieurs mois pour
obtenir un numéro. Après tout, chacun est bénévole et donne du temps de libre
qui parfois manque cruellement. Le numéro 2 pour le moment est au
« coeur » si je puis dire de l’élaboration des sujets de voies à
explorer pour améliorer le magazine par rapport au premier numéro. On peut
ainsi dire que tout reste à faire mais on peut le faire avec de la volonté et
de l’huile de coude.
Qui MUFFIN recherche ?
Des hommes grands, blonds aux yeux bleus possédant un beau cabriolet. Non
sérieusement MUFFIN demande juste des coups de mains et il y en a pour tous les
niveaux : rédacteurs, graphistes, relecteurs, ou d’autres… Évidemment
quelques connaissances de base de Fedora sont recommandés pour un travail
efficace. Il y en a donc pour tous les niveaux et tous les goûts et ce en
fonction de vos disponibilités.
Comment rejoindre MUFFIN ?
Pour rejoindre MUFFIN il convient de réaliser plusieurs procédures qui sont
relativement rapides (qui ne dépassent guère les quelques jours).

Pour commencer, inscrivez vous à la mailing-list de fedora-fr-news qui rassemble les messages concernant l’élaboration de
MUFFIN.
Une fois inscrit sur la liste de diffusion, vous devez envoyez un courriel
de candidature dans cette mailing-list. On demande une simple présentation de
vous même avec votre nom, vos objectifs dans MUFFIN, votre expérience dans
GNU/Linux et votre vie (de manière très simplifié, on ne demande pas un roman).
Cela nous permet de mesurer votre motivation.
Ensuite votre compte au Wiki de MUFFIN sera crée par un administrateur et
on vous enverra les informations pour vous y connectez. Profitez-en pour
remplir votre page personnelle (avec les mêmes informations que le courriel
demandé précédemment mais aussi de quoi vous contacter).
Et voilà, vous êtes un membre à part entière et vous pouvez contribuer au
projet !

Que se passe-t-il actuellement ?
Pour MUFFIN, on cherche à tout remettre à plat et préparer le 2e numéro plus
efficacement. Pour cela on réalise une réunion IRC (sur le canal
#fedora-publish-fr de FreeNode) pour débattre ensemble de la chose. Je vous
invite à y participer et à soumettre votre présence avec les horaires qui vous
arrangent pour l’organiser au plus vite !
Pour plus d’informations ou vous contacter ?

Pour me contacter, une adresse, cacouret at wanadoo point(jedétestelespam)
com ;
Pour rencontrer, parler avec les autres membres du projet, le canal
fedora-publish-fr de Freenode ou la mailing-list de fedora-fr-news.
Pour plus d’informations sur le fonctionnement du Wiki et la participation
à MUFFIN
Plus d’informations sur la réunion IRC

Merci de votre patience et j’espère vous revoir dans l’équipe de MUFFIN.
MUFFIN a besoin de vous !

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dimanche, janvier 4 2009

Le Logiciel Libre existe-t-il vraiment ? Amis du Libre, changeons de discours !

Par Renault le dimanche, janvier 4 2009, 14:43 – Logiciel Libre

Fedora
Pensées
Planet-Libre

Ce billet consiste à parler de l’éventuelle existence du Logiciel Libre. Car
à dire vrai, j’ai la curieuse impression que les valeurs du Libre se perdent et
que finalement disparaissent. Je maintiens fermement une opposition à tout ce
qui est non-libre car après tout j’utilise le Libre pour ses valeurs, valeur
qui apporte une efficacité technique, et non l’inverse ! Ce billet peut
être considéré comme un troll pour certains, ce n’est pas le cas, c’est juste
une remise en question d’une politique générale de la communauté et de certains
projets que je souhaite mettre en place dans l’idée de tous car elle ne se fait
pas. Après si vous prenez cela comme une attaque personnelle contre vous ou
votre distribution/logiciel préféré, grand bien vous fasse mais ce n’est
nullement mon objectif.

Quand le libre joue la carte du propriétaire

Le Logiciel Libre est définit par la FSF par 4 libertés essentielles qui ne
sont remises en questions et donc font autorité dans la sphère du libre.
Inutile d’en faire un rappel, je suis sûr que la plupart d’entre vous en
possèdent des exemplaires sur votre chevet ou sur un poster de votre chambre.
Quand on regarde au sein de la communauté GNU/Linux, je dirais facilement
qu’une grande majorité, peut être non-absolue défend les valeurs du libre parmi
les priorités notamment pour en parler au monde extérieur. C’est beau, j’admire
une telle volonté. Mais quand est-il de l’application ? Là on coince, je
suis de plus en plus surpris par l’usage massif de solutions propriétaires au
sein de GNU/Linux par les militants intégristes ! Certains le font par
obligation (comme moi, je vous jure que une résolution 860*480 sur un écran de
20" ça a de quoi vous énervez, donc nVidia proprio) mais d’autres par choix
(achat d’appareils propriétaires comme ceux d’Apple, utilisation de formats
MP3, usage de Flash, etc.) la plupart de ces usages sont par choix et sont de
plus en plus utilisés. Mais ce qui m’agace encore plus, c’est que même dans la
haute sphère cela ne vole pas haut.
Je vais prendre un exemple simple : Canonical. Je ne crache pas sur
Ubuntu en particulier mais la politique de Canonical qui est à mes yeux à part.
Quand on consulte le blog de son dirigeant, Mark Suttleworth, une première
chose frappe l’esprit : les vidéos sont en Flash. Donc en clair, le
dirigeant d’une entreprise qui veut faire du « Libre » propose des
vidéos de démonstrations d’interfaces d’Ubuntu (entre autres) via des solutions
propriétaires alors que 90% au moins des visiteurs possèdent un plug-in OGG
dans leur navigateur. De prime, Firefox va l’utiliser par défaut dès la version
3.1 l’an prochain. N’y a-t-il donc pas une contradiction ? Et je passe sur
le meilleur avec l’architecture de Launchpad qui est propriétaire pour
développer une distribution « libre » cela la fou mal. Comment
soutenir un mode de développement communautaire en gardant un logiciel pour le
développé qui est fermé ? Non ça ne fonctionne pas comme ça. Et du même
coup j’accuse SourceForge qui reprend exactement le même principe, à une autre
échelle.

La contradiction de la communauté elle-même

La communauté du Libre est belle, entre promouvoir le Logiciel Libre et
l’appliquer strictement, il y a apparemment un fossé infranchissable que la
plupart ne franchissent pas. Déjà je me dis, comment on peut acheter un produit
Apple en défendant le Logiciel Libre ? Car ce phénomène est de plus en
plus courant via l’iPhone, MacBook ou encore iPod… C’est très désolant de
voir cette succession de contradictions. Certes ces produits peuvent être
attrayants ou mêmes intéressants, mais quand on voit (notamment) leur
intérocompatibilité avec les solutions libres, il faudrait se poser les
questions avant l’achat. Mais ne jetons pas la pierre que sur les Apple-fan qui
ne sont finalement pas les pire… Car il y a plus menaçant encore, je condamne
ouvertement Linux Mint ou encore Flash Player. Pour moi ces 2 produits sont les
pires ennemis du défendeur du Logiciel Libre, si on les utilise, je suppose que
ne l’on peut se considérer comme un défenseur du Libre tellement la
contradiction est grande.
Pour le dernier, regardons un peu. D’après Adobe, ça serait plus de 90%
d’utilisateurs à travers le monde, donc d’internautes qui l’utiliseraient. Dans
le Logiciel Libre, je remarque qu’une grande partie l’utilise et subventionne
des sites comme Youtube, DailyMotion, etc. Même Linus Torvalds (mais bon comme
il s’en fou du libre au sens strict du terme, lui il n’est pas contradictoire
avec lui même). Le Flash c’est propriétaire, ça a agacé le Logiciel Libre
pendant des années mais on lui pardonne tout pour 3 vidéos pourris. Vous avez
oublié le nombre de temps qu’il a fallu pour que Flash Player fonctionne en 64
bits ? Que *BSD, OpenSolaris et d’autres peuvent se brosser pour avoir
leur version ? Flash Player est le logiciel privateur par
excellence : j’ai le total contrôle sur le développement, je fais planter
vos navigateurs sans qu’ils puissent corriger et en plus je m’en fou des
standards du web et ce que leur négligence peut apporter. Et je ne parle même
pas de Gnash ou SWFdec qui malgré le fait sont des Logiciels Libres, vous
soutenez malgré tout un format propriétaire qui tue le web qui après tout est
un succès car c’est un ensemble de standards accessibles à tous !
Pour Linux Mint, cette distribution qui comme Xandros n’a de libre que de
nom et encore. Ces distributions gagnent en popularité alors que par défaut
c’est un mélange complexe de libres et proprios. Certains diront que Linux Mint
installe par défaut ce que 80% des ubuntuteros installeront par la suite comme
les codecs pour les formats avec autant de libertés qu’une prison. Mais quand
on voit l’engouement pour Linux Mint auprès de la communauté du Logiciel Libre
(et le nombre de ubunuteros qui passent le cap), il y a de quoi s’inquiéter sur
l’importance finalement du Logiciel Libre auprès de la communauté.
Je vais même, (et je m’excuse auprès de la communauté francophone que je
chérie tant, mais il faut agir !) mais j’accuse la communauté Fedora même
francophone de soutenir ce type de contradiction. Sans parler de Debian… Car
ce qui est marrant, c’est de considérer que la distribution est 100% libre (bon
pas aux yeux de la FSF, bien que Fedora ne va pas tarder à rejoindre les rangs)
mais que vaut cette argumentation si la plus grande partie des utilisateurs
derrière de Fedora ou Debian utilise du propriétaire après coup ? Avoir
une distribution libre au départ et la polluer finalement n’apporte rien de
plus en liberté que si c’était proprio à la base comme Ubuntu (que Fedora-fr
aime bien critiquer à ce sujet, amis Ubuntuteros profitez-en, je vous défends
pour une fois !). Le seul avantage que cela représente, c’est que l’on a le
contrôle de ce qui est propriétaire sur notre machine car on l’a nous même
installé le paquet en question. Mais moi je suis contre tout cela, prétendre
utiliser une distribution libre alors que l’on est pas nous même est une
hérésie profonde. Il faut revoir le discours ! C’est comme si je disais
« j’ai un système GNU » avec au final un noyau *BSD et seulement des
applications compilées GCC avec Vim, KDE, etc. Tout ceci n’a GNU que de nom,
bah ici c’est pareil, tout n’est Libre que sur le papier et de nom. Il faut
réformer tout cela les enfants et tuer ce comportement totalement hypocrite de
l’ensemble de notre communauté.
Je vois une belle argumentation, tout bellement ficelée mais hautement
ridicule. Dans Logiciel Libre on a le choix de nos logiciels et donc
d’installer des logiciels propriétaires. Mais dans Windows on peut installer
librement des Logiciels Libres comme sous GNU/Linux, pourtant Windows n’est pas
un système Libre à mes yeux, ni aux vôtres je pense. Non ici le logiciel Libre
n’offre pas la volonté d’installer du propriétaire si cela nous chante. Car ce
n’est pas la liberté du choix que le Logiciel Libre propose en particulier, car
après tout qu’il n’y ait qu’un logiciel libre pour lire un fichier .odt
n’empêche en rien que c’est un logiciel libre pourtant on n’a pas le choix de
l’applicatif pour cela. Pareil ici, le Logiciel Libre correspond aux 4 règles
de la FSF, ni plus, ni moins, donc cette argumentation tombe à l’eau car elle
n’est définit nulle part dans les 4 règles. j’ajouterais même que c’est en
contradiction, car avec du logiciel propriétaire dans notre système libre,
notre système global ne répond pas aux 4 règles de la FSF en général ce qui est
problématique car elle supprime votre liberté générale.

Mais, si on a pas le choix ?

Dans mon discours, j’accuse tout le monde dont moi même. Avoir un système
totalement libre n’est pas irréalisable mais reste bien difficile malgré tout.
Une bonne partie de la population n’a pas de bol : un matériel nécessitant
un pilote propriétaire pour fonctionner. Ceux là sont excusés car les choix
sont souvent faits avant notre connaissance du Libre. Mais je condamne ceux qui
y adhèrent puis ensuite achète du matériel qui en ont besoin comme les produits
Apple. Et qu’on ne me sorte pas qu’on était pas au courant, ça se vérifie assez
rapidement. Cela ne vous empêche donc pas de faire attention à vos prochains
achats en connaissances de causes. On aime le Libre ou on s’en fou, il n’y a
pas « oui mais… ».
Après bon, disposer d’un BIOS libre relève encore du fantasme pour la grande
majorité d’entre nous, mais je l’exclue pour le moment des considérations
techniques. Mais on a aussi des professions qui n’ont pas non plus le choix,
c’est proprio ou rien. On aime le libre, mais je pense qu’entre le Logiciel
Libre et le chômage, le choix est vite fait pour beaucoup (et je le comprends)
mais pourquoi ne pas aider de faire en sorte à ce que la situation
change ? Certains d’entre vous sont peut être développeurs ou même
connaissent des gens qui peuvent le faire. Après tout, ça ne coûte rien
d’essayer…
Après bon qu’on me sorte Youtube ou les fichiers MP3 pour votre bibliothèque
musicale forte importante, je dirais que ce ne sont pas de bonnes excuses car
les solutions libres existes et sont très utilisables… Comme je dis on défend
le libre ou pas… Après chacun a sa propre conscience qui agit.

Que faire ?

Je pense que la situation est assez catastrophique. On prône un système
entièrement libre, on revendique nos libertés et cette philosophie.
Qu’obtient-on ? Une communauté qui dans sa majorité finalement transgresse
et sans gène ces valeurs. Quand on voit la communauté de Debian qui nous fait
un caca nerveux à propos de Firefox (soit disant pas libre, mais on en
reparlera dans un autre billet) pour finalement installer des codecs MP3 par la
suite, c’est assez véridique de la situation. On est capable de tout pour le
Logiciel Libre, tellement qu’on est capable d’utiliser du propriétaire pour des
choses qui n’ont aucune importance. Que croyez-vous ? Si nous mêmes, la
plupart geek et des adorateurs de la philosophie du Logiciel Libre nous ne
sommes pas capables pour la plupart de garder un système entièrement libre, qui
le fera à notre place ? Ce n’est pas la mémé du coin qui va débattre sur
nos valeurs et les protéger. Nous sommes ceux qui peuvent le faire car nous y
croyons, mais pour cela il faut respecter cette idéologie que diable !
2 solutions s’offrent à nous : soit on arrête de dire que notre système
est libre, de revendiquer nos libertés quand on les transgresse car ces paroles
n’ont alors plus aucune valeur (comme Linus Torvalds). Ou alors vous abandonnez
MSN pour Jabber, vos MP3 pour du Ogg Vorbis, Flash pour un web standard et
libre, Skype pour Ekiga, vos baladeurs hors de prix qui sont enchainés auprès
d’une multinationale, etc. Là on pourra prôner le libre, le défendre, le
revendiquer aux yeux de tous et protéger ces valeurs que l’on aime tant !
Cela ne tue pas, pourtant le Libre n’avancera que comme ça…

79 commentaires

mercredi, décembre 31 2008

La démocratisation de l’informatique, une mission du Logiciel Libre ?

Par Renault le mercredi, décembre 31 2008, 01:52 – Logiciel Libre

Pensées
Planet-Libre

Cet article est une réaction par rapport à ce que je lis régulièrement à
savoir « Apple et Microsoft ont permit la démocratisation de
l’informatique», bien que ceci a du vrai, je pense qu’il y a une nuance
dans ce mot « démocratisation », ce qui me permet de penser que
cette phrase est une non-vérité ou plutôt une ignorance d’un état de fait. J’ai
constaté particulièrement dans cet article de Daniel Glazman qui est entre autre un
ingénieur français membre du comité décisionnel du CSS dans le W3C et
concepteur de Nvu et de son équivalent dans SeaMonkey lors de l’époque
Netscape. Cet article et en particulier les commentaires m’ont fait tilter.

L’informatique est-t-elle démocratisée et comment ?

Entre 1960 et 2008, il y a un écart de seulement 48 ans et pourtant le monde
a été bouleversé, entre autre, par la présence systématique d’un ordinateur
partout. L’ordinateur a permit de substituer l’Homme pour certaines tâches
répétitives ou impossible pour notre organisme et de réaliser un progrés
scientifique et technologique incomparable. Un monde aujourd’hui sans
ordinateur s’effondrerait car l’essence même de notre économie repose sur leur
fonctionnement via les banques et la Bourse par exemple ou encore dans de
nombreuses branches professionnelles voire toutes ! Il est vrai que dans
ce sens, l’informatique a été démocratisé car présent partout et pour tout
faire (sauf le café mais c’est en étude).
Seulement, est-ce que Microsoft et Apple ont été les stimulants ? Sans
doute, Apple a permit la conception d’un nouveau marché : l’ordinateur
personnel. Cette conception de l’ordinateur a permit de le retrouver partout,
même à la maison et dans des bureaux, d’ailleurs sans Apple, IBM n’aurait peut
être pas conçu le PC aussi tôt avec une architecture ouverte (pour gagner du
temps) et ainsi se retrouver avec des clones compatibles permettant de baisser
le coût des machines de manière substantielle et donc de se retrouver partout.
Microsoft lui finalement n’a pas apporté grand chose, la plupart des logiciels
qu’il proposait, ont déjà existé comme le tableur, peut être que certains
d’entre eux ont été porté pour le « PC » au lieu de rester sur Mac
mais le principe est le même, Microsoft n’a finalement que peu apporté là
dessus. Certains diront qu’ils ont rendu l’usage de l’ordinateur plus facile,
j’y répondrais dans la prochaine partie.

L’ordinateur utilisable au commun des mortels n’existe pas

On associe souvent les produits Microsoft à la simplicité, ou même ceux
d’Apple. Sans eux on pourrait penser que l’informatique n’aurait jamais été
dans une famille car trop complexe. Mais est-ce que l’informatique est
simple ? Je pense que non… Peut-on dire que l’ordinateur est démocratisé
si seulement les professionnels savent l’utiliser et encore ? Je pense que
non également. Et c’est ça la nuance dans la démocratisation de l’informatique,
le grand public ne sait pas se servir d’un ordinateur correctement, donc il y a
une classe élitiste d’individus qui savent l’utiliser et qui ont donc « le
pouvoir » et Microsoft et Apple peuvent faire et dire (tout comme leur
fans) ce qu’ils veulent, le grand public ne sait pas utiliser un
ordinateur.
Je m’explique. L’ordinateur est sans doute l’engin conçu par l’Homme le plus
complexe qu’il existe et qui soit abordable. Pourtant on prétend que son
utilisation ne nécessite aucun apprentissage. Donc en réalité une voiture qui
est plus simple à réaliser (la voiture est quand même née 70 ans plus tôt au
moins) nécessite quant à elle un apprentissage lourd et assez énervant que l’on
a tous pou presque subis : le permis de conduire. Après tout c’est normal,
la conduite n’est pas compliquée en soit, mais n’est pas une action naturelle
et nécessite un apprentissage comme le code de la route. Pour l’informatique,
le raisonnement est le même, utiliser un logiciel n’est pas naturel et
nécessite aussi un apprentissage. Après il y a des logiciels plus simples que
d’autres, c’est certains, et ce même s’ils garantissent les mêmes
fonctionnalités mais le logiciel que l’on peut utiliser sans apprentissage dès
la sortie de la boîte parfaitement non, cela est une utopie. Déjà la notion
d’ergonomie est relative selon les individus car tout dépend de l’expérience de
l’utilisateur que ça soit dans sa vie courante ou face à une machine. Par
exemple Apple est considéré comme une marque qui fait des produits intuitifs,
etc. Personnellement j’ai testé la plupart de leurs produits, c’était l’effet
inverse, j’ai trouvé ça d’une complexité rare, je pense que le raisonnement de
leurs ergonomes n’est absolument pas adapté au mien, quand on voit le dock de
Mac OS X je me demande comment les gens préfèrent ça à une barre des tâches qui
est à mon sens plus pratique et fonctionnel (sans oublier la puissance du
machin). Et même constat avec mon père, on est bien plus à l’aise sur GNOME ou
KDE avec le bon vieux terminal qu’un Mac OS X, question d’habitude et d’usage
mais quand on voit les difficultés de ma mère pour apprendre le concept de
n’importe quel OS (ou logiciel), on peut se demander vraiment si le logiciel
facile par excellence existe vraiment.
D’ailleurs regardons le phénomène, généralement quand il y a un problème, et
Dieu sait que ça arrive sur chaque logiciel qui existe, bah souvent les gens
vont se rabattre vers des gens qui « s’y connaissent » ou des
professionnels. Entre l’incapacité mentale de lire une notice et documentation
et l’incompétence technique de la personne face à une situation, c’est sûr
qu’il est aisé de comprendre que le commun des mortels au moindre problème paf
ne sait rien faire. Si personne ne sait s’en sortir sans ces gens, comment
peut-on dire que l’informatique est démocratisé si les gens sont dépendants de
personnes compétentes même pour l’usage de tous les jours, pour certains on
doit tout expliquer de A à Z en image et doucement pour qu’ils comprennent la
manipulation, et malheur si une mise à jour modifie un menu, il sera totalement
perdu alors que fondamentalement parlant, 2 minutes de recherches
supplémentaires montre que le menu est à un autre endroit… Mais le commun des
mortels ne sait pas faire ça…
Si on réfléchie 2 minutes, on peut se demander comment sans formation on
peut substituer le rôle d’une personne qui a des certifications et autres
études qu’il a mené pendant parfois 5 ans pour en faire son métier. Je pense
que l’on ne peut pas le faire. Après tout les règles de précaution en
informatique ne sont pas évidentes ni même intuitives. Comment une personne
sans expérience sait qu’il ne faut pas aller sur certains sites ? Que
certains logiciels sont des passoires de sécurités et que les mises à jour
c’est essentiel ? Que d’ouvrir les courriels ou pièces jointes d’inconnus
peuvent entraîner pourriel, arnaque ou virus en tout genre ? Ou encore que
le pare-feu désactivé est une aberration et qu’un anti-virus sous Windows c’est
le minimum de la précaution ? Qu’il faut défragmenter le système de
fichier Windows à savoir NTFS de temps à autres pour améliorer les
performances ? Que d’être en compte administrateurs ou root est également
quelque chose à prohiber pour la vie quotidienne ? Qu’on installe pas des
logiciels provenant de sites non-officiels ou réputés pour leur sécurité ?
Etc. La liste est très longues et pourtant, ces règles sont sans doute le BA-BA
de l’entretien et du bon fonctionnement d’un système, ces règles ne vous
viennent pas à l’esprit en ouvrant votre boîte contenant votre première
machine, non, elle nécessite un apprentissage, une expérience qui ne se forme
pas d’un coup. Et pour ces règles, aucun logiciel ne pourra les éliminer et se
substituer du comportement de l’utilisateur. L’utilisateur est maître de la
machine et à lui seul peut faire n’importe quoi et ce quel que soit le
logiciel, simple ou non n’est pas la question. La prévention est meilleur que
la répression, un utilisateur ayant un comportement adapté pourra rendre son
système plus efficace, propre et éviter moult problèmes que rencontre la
population générale à la fin. La simplicité ne fait pas tout, dans un
environnement simple, l’utilisateur reste quand même un danger que l’ordinateur
ne pourra jamais contrecarrer…
Puis on n’oublie pas que Microsoft ou Apple cherchent le profit à tout prix
malgré les volontés humanitaires de leurs fondateurs. Quand on voit le prix de
leurs produits et les conditions d’utilisations et d’utilisabilité, certaines
régions du monde sont pour le moment à l’écart du monde numérique et possèdent
un retard important dans le domaine sur les pays développés.

L’ordinateur est un outil mal exploité par la population

L’ordinateur est un outil merveilleux pour les geeks, entre sa puissance et
flexibilité, on peut comprendre que l’ordinateur soit un outil indispensable
pour certains dans leur travail. Mais ce que l’on sait encore plus, dans un
environnement adapté, on travaille plus efficacement, on répond mieux à nos
besoins. Et on constate quoi ? L’utilisateur ne personnalise pas son
environnement selon ses besoins et son comportement. On le remarque déjà rien
qu’en regardant les captures d’écrans, sous Windows ou Mac OS X, à 3 détails
près, en général l’utilisateur n’a pas poussé la personnalisation de son
système très loin que ça soit en apparence que les options utilisés pour
améliorer le confort de travail. Quand on regarde les systèmes libres, en
général tenus par des geeks qui tiennent à un travail efficace et adaptés aux
besoins, on remarque d’énormes différences dans la personnalisation et le goût
de l’ensemble.
Car en réalité nous sommes tous différents avec des besoins différents.
Imaginez un gaucher avec un trackball pour droitier, en général il sera moins
efficace et il perdra en confort donc baisse de productivité. Pour les
logiciels c’est pareil, utiliser The GIMP pour redimensionner une image c’est
une perte de temps et de ressources pour la machine car il est adapté pour
d’autres choses The GIMP, pour redimensionner la taille d’une photo on a vu
plus léger et rapide au lancement… Mais c’est pareil pour tout. Surtout que
certains et mêmes beaucoup de logiciels sont extensibles ou avec des options et
possibilités poussées. Bah si on regarde bien, par exemple Firefox, la majorité
des gens ne modifient pas grand chose et n’utilisent pas les extensions.
Extensions qui peuvent apporter un grand plus au quotidien, par exemple d’avoir
un lecteur de fluxs RSS plus performants, très utile pour suivre l’actualité,
ou encore Thunderbird sans Lightning, certains pourraient améliorer leur
productivité avec ce calendrier proposé en extension. Sans oublier l’ajout de
logiciel qui pourrait améliorer le quotidien que ça soit pour le travail ou le
loisir. Mais les gens ne savent pas non plus chercher des applications pour
subvenir à un besoin ou encore répondre à un comportement, quand on voit que
des gens se content d’un double clique pour naviguer dans les fichier alors que
le mono-clique est plus indiqué pour eux car ils ont du mal à double-cliquer,
on est en droit à se poser des questions sur la personnalisation de
l’environnement selon les besoins. Sans oublier le fait qu’ils ignorent
l’existence des raccourcis clavier qui peuvent pour certains faire gagner un
temps considérable au final ou encore que les gens font un Sommaire ou un index
à la main alors que OpenOffice.Org ou MS Office proposent des modules tous
indiqués pour ces tâches. L’utilisateur se contente d’un environnement lambda
sans personnaliser en pensant que tout le monde a les mêmes besoins ou envies.
Tout ceci par flemme, manque d’informations ou simple ignorance et ça, sans
formation ni aide des entreprises comme Microsoft ou Apple. Donc l’informatique
n’est pas maitrisé par les gens qui en ont besoin.

Pour démocratiser, il faut éduquer

Nous sommes en 2008, et on retiendra le slogan de Sarkozy et de Darcos
« lire, écrire, compter » sont les 3 axes majeurs de l’école
indispensables pour chaque élève et citoyen. Pourtant je pense que le numérique
mérite d’être à côté de ces 3 principes, après tout sans maitrise de l’outil
informatique, on enlève la possibilité de beaucoup de métiers ou encore de leur
efficacité dans l’avenir. Entre 2 personnes à compétences égales mais l’une
maitrisant l’ordinateur et l’autre pas, il fera la différence car après tout
l’informatique n’est pas instruit dans toutes les voies qui en ont pourtant
grandement besoin comme les professions libérales pour la plupart. Ou même si
cela n’est pas réellement utile dans le travail, c’est un apport important de
savoir et d’efficacité dans la vie de tous les jours, beaucoup de choses
passent par Internet et l’informatique pour notre quotidien ne serait-ce la
consultation du compte bancaire ou le suivi de la Bourse, tout ceci nécessite
une maitrise et des connaissances pour mener à bien ces besoins. Donc je pense
que l’informatique est une matière longuement ignorée par l’éducation et qui se
fait essentiel. Le B2i n’est pas suffisant, l’examen étant d’un ridicule rare
puis les cours de technologie au collège ne nous aident pas plus à maitriser
cet outil. Pour notre avenir et ceux de nos enfants, il est bon que
l’informatique devienne un cours à part et obligatoire dans l’éducation et ce
dès le plus jeune âge, entre le primaire et collège.

Pourquoi le Logiciel Libre ?

Je pense que c’est le Logiciels Libres qui va permettre la démocratisation
de l’informatique et non nos amis du logiciel privateur. Déjà le constat est
simple, le Logiciel Libre a une philosophie similaire à l’école. Entre la
neutralité de l’école (et ne sponsorise pas des solutions américaines qui ont
soif de clients, surtout les jeunes), le faible coût à long terme face aux
autres solutions permettant des économies sur l’argent de nos impôts et les
réutiliser dans des choses plus importantes dans l’école, mais aussi l’égalité
car le Logiciel Libre permet à chacun d’avoir le Logiciel en question et de
pouvoir lire les fichiers produits en classe avec, car jusqu’à présent avec MS
office pour faire un bon travail on doit avoir MS Office et la même version à
la maison car même avec OOo, la compatibilité n’est pas parfaite, les familles
plus modestes ont donc les mêmes chances que les autres familles mais aussi
favorise le déclin du piratage des logiciels propriétaires et donc
l’illégalité. On permet dans tout cela un travail collaboratif plus facile et
efficace, de quoi permettre aux utilisateurs de pouvoir mieux maîtriser l’outil
informatique.
Mais aussi l’autre avantage du Logiciel Libre c’est d’utiliser les standards
ou formats ouverts, permettant donc l’interopérabilité et donc de pouvoir
facilement échanger les documents ou leur conservation. C’est donc une aubaine
pour le Logiciel Libre qu’est l’éducation pour permettre la démocratisation de
l’informatique.

Comment s’y prendre

Il y a plusieurs moyens de s’y prendre pour que le Logiciel Libre soit le
moyen de démocratisé l’informatique dans le monde. De part son faible coût des
licences et la consommation en ressource qui peut être faible, on peut
envisager son utilisation dans de vieilles configurations que ça soit à
l’école, au travail ou dans les pays du tiers monde. Si l’éducation adopte le
Logiciel Libre en général, les élèves devraient avoir des cours obligatoires
sur l’informatique pour assimiler des bases importantes. Et la diversité du
Logiciel Libre permettra aux élèves de manipuler une gamme de logiciels et non
un logiciel spécifique, au lieu de connaître que Word, l’élève sera capable de
s’adapter à n’importe quel logiciel de traitement de texte avec une adaptation
réduite et sans formation supplémentaire. L’utilisateur deviendra maître de sa
machine et pourra l’exploiter au mieux et non plus subir l’informatique comme
on a l’habitude de voir.
Pour finir, le développement d’une documentation simple et concise pourrait
aider ce processus d’apprentissage, le libre permettant une documentation
universelle (pour quasiment toutes les langues, gratuite et accessible à tous)
ou encore des livres ou vidéos permettant d’étendre la maitrise de cet
outil.

Conclusion

À travers cet article, je pense avoir montré mes grands doutes sur la
démocratisation de l’informatique en 2008. Mais les avenirs à venir promettent
peut être une éducation obligatoire du numérique qui est de plus en plus
présent encore. Le logiciel privateur a pour le moment su saisir l’occasion de
se démocratiser et de profiter d’un vide du marché. Mais, si le Logiciel Libre
devenait l’arme ultime de l’Éducation ? Ne serait-ce pas un sérieux revers
pour le Logiciel privateur qui en plus de perdre de grandes parts de marchés,
aura en face des utilisateurs expérimentés qui utiliseront probablement un
système libre, laissant les personnes moins compétentes sur leurs systèmes et
donc souffrir d’une comparaison hors norme… L’avenir nous le dira, je pense
que le Logiciel Libre a une opportunité sur cette voie, une voie libre et
ouvert qu’il faudra tracer. Tel est la mission du libre, démocratisée
l’informatique au monde entier en partageant des valeurs communes et idéales
pour tous !

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mardi, décembre 23 2008

J’ai testé la Fedora Rawhide, future Fedora 11

Par Renault le mardi, décembre 23 2008, 13:53 – Fedora

Fedora
Planet-Libre
Rawhide

Avant de commencer je rappelle que Fedora Rawhide est une version
instable de Fedora qui est en développement pour le moment continu. Il est
déconseillé de l’utiliser dans le cadre d’une utilisation en poste de
production ou même d’être testé par des non connaisseurs. En effet son usage
requiert un nombre de bidouilles très élevé.
Cette version se situe entre la Fedora 10 et la version Alpha de Fedora 11
prévue pour le 20 janvier. En somme ce sont les premières briques qui sont
posées et seulement les logiciels ont changé de evrsions, pas encore de
nouveautés spécialement conçu pour Fedora 11 pour le moment.
Au début cela commence bien, SELinux bloque (en partie ?) dbus donc adieu
Nautilus, le montage automatique des partitions et tout le tralala. Ce problème
était connu pour la F9 donc je suppose qu’il sera corrigé rapidement. Entre
temps une désactivation de SELinux corrige le problème. Puis X.org consommant
trop de CPU à mes yeux (40%) je décide d’installer le pilote nVidia
propriétaire (la 180 qui est en béta) mais sans succès, X.org refuse de se
lancer ou alors akmod demande un paquet (glibc en 32 bits) inexistants dans les
dépôts ou du moins le serveur auquel je pioche mes paquets. Bref je ne pourras
pas profiter pleinement de la carte graphique et la bête en devient
lente…
Sinon côté nouveautés, on a un bel KDE 4.2 béta 2 qui apporte beaucoup
d’améliorations, notamment des plasmoïdes mettant conky au placard, un thème
Oxygène retravaillé plus agréable et le menu kickoff plus rapide et agréable à
utiliser. Les options commencent à germer et la configuration du bureau
redevient un plaisir avec presque autant d’options que la 3.5. Mais aucune
nouvelle de Koffice 2.0, ni de Basket 2.0 qui sont assez attendus, du moins je
n’ai pas pu les installer (soucis de dépendances) pour pouvoir observer.
On a aussi un Firefox 3.1 en béta, mais pas de Thunderbird 3.0 pour
l’instant (il y a une semaine c’était Firefox 3.0.5, donc peut être que
Thunderbird 3.0 sera là plus tard). Je constate aussi une amélioration de la
rapidité de Yum (ou alors c’est l’effet placebo) mais pas de Presto pour le
moment. Pour le rappel, Presto utilisera les deltaRPM, c’est-à-dire qu’au lieu
de télécharger tous les paquets pour les mises à jour en entier, il ne
téléchargera que les modifications. Donc pour certaines mises à jour de
quelques centaines de Mo, peut être que le téléchargement avec les deltaRPM ne
dépassera pas les 10Mo… Le CPU sera un poil plus utilisé c’est certains, mais
le gain en bande passante pour les serveurs et les foyers seront bénéfiques
tant qu’au coût qu’au confort de navigation. Mais cette nouveauté est prévue
pour la F11 et semble presque terminée…
Suite à un soucis de dépendances je n’ai pas pu toucher au nouveau GNOME,
donc pas de retour pour lui. Le noyau Linux 2.6.28rc9 tourne bien et devrait
apporter un mieux dans les systèmes de fichiers comme ext4 tant attendu. Pour
le moment Fedora n’offre pas la possibilité d’utiliser ext4 en natif (sans
option au boot du CD), peut être dans la Alpha… Car pour le moment pour
passer en Fedora Rawhide il faut installer une Fedora 10 et faire la mise à
jour en utilisant les dépôts de la Rawhide (ce qui peut expliquer certains
problèmes que j’ai rencontré notamment dans les dépendances).
En tout cas cette version est très prometteuse malgré l’instabilité
ambiante, je la garde sous le coude en faisant de temps en temps des mises à
jours qui corrigeront peut être certains problèmes et apporteront sans doute
des nouveautés encore insoupçonnées. Dans la semaine je m’occuperais de
rapporter les bogues qui vont bien…
Je posterais probablement un billet pour la version Alpha, à savoir le 20
janvier. Fedora 11 quant à elle est prévue pour le 26 mai, on a donc du
temps.

8 commentaires

dimanche, décembre 21 2008

Comment GNU/Linux pourra s’imposer dans l’informatique grand public…

Par Renault le dimanche, décembre 21 2008, 17:51 – Logiciel Libre

Pensées
Planet-Libre

Introduction
Nombreux sont ceux qui veulent que GNU/Linux soit sur toutes les machines du
monde entier, ou du moins avec un système libre. Et l’existence de OpenSUSE,
Mandriva ou encore Ubuntu confortent dans cette volonté d’y parvenir un jour.
Et malgré tous les efforts actuels, force est de constater qu’on est encore
loin de représenter une part du marché suffisamment importante pour faire peur
à Apple ou Microsoft. Je sais que certains s’en moquent de cet objectif, pour
des raisons qui leurs sont propres et je le respecte mais je pense qu’en tant
que défendeurs des Logiciels Libres, nous devons partager cette liberté aux
autres et non la conserver pour nous mêmes et enfin rétablir un équilibre dans
un marché hautement dominé par 2 entreprises qui dictent leurs lois. Le but de
ce billet est de déterminer comment et quand on pourra envisager une bonne
implémentation de GNU/Linux au sein de la population mondiale. Ceci dit je ne
suis ni expert en markéting, ni en économie d’ailleurs donc cela est à prendre
avec des pincettes (comme tout ce que je peux dire de toute façon). Pour
étudier tout cela, j’ai trouvé qu’une comparaison avec le succès de Mozilla qui
est sans doute le Logiciel Libre grand public le plus répandu comme une bonne
base pour faire autant avec GNU/Linux.
Il était une fois, un panda roux…
Il y a quelques années, disons avant fin 2004, on avait un navigateur
gouvernant tous les autres : Internet explorer. 4 ans plus tard, un
concurrent arrive à lui prendre quelques 20 à 30% des parts du marché. Un
succès incroyable mais qui n’est pas du au hasard, on va tenter de voir les
clés de cette réussite. Tout d’abord, Internet Explorer était technologiquement
hors norme. Plus de mise à jour importante depuis 2002 soit pendant 2 ans (et
encore, 2001 pour des évolutions vraiment importantes) avec des restes de la
1ère guerre des navigateurs : l’absence d’onglets, de flux RSS,
d’anti-pop-up et tant de choses. Firefox a apporté ces fonctions qui sont
utiles à la navigation de manière quotidienne. Il est clair qu’une fois qu’on
surf avec ce genre de navigateurs, Internet Explorer laisse un gout amer.
Mais cela ne suffit pas, car après tout Opera, Netscape ou Mozilla (le papa
de Firefox) disposaient déjà de ces fonctionnalités ou presque. Pourquoi
n’ont-ils pas progressé en part de marché ? Car en réalité le succès de
Firefox tient surtout d’un coup marketing incroyable pour le Logiciel Libre
actuellement. Opera a toujours été discret autour de la sortie de ses produits,
et le fait qu’ils soient payant (ou avec un bandeau de publicité) n’a pas aidé
les choses, Mozilla et Netscape sont les perdants de la 1ère guerre des
navigateurs et héritent d’un héritage trop lourd d’autant que Mozilla a mit du
temps avant d’être considéré comme stable. Firefox lui rien, développement
rapide, léger, et surtout on a entendu parler de lui. Entre l’article paru dans
le New-York Times, un nombre incalculable de sites ou de journaux informatiques
qui en font la promotion et le soutient de Google, si on aimait l’informatique
fin-2004 on voyait du Firefox partout avec les louanges de tous ceux qui l’ont
testé dont beaucoup de webmasters qui ont pu répandre leur enthousiasme.
Outre cette campagne médiatique réalisée d’un coup de maitre, le cadre
temporel fut parfait. Le marché n’avait aucune concurrence, IE n’évoluait plus
et les gens commençaient à se lasser de cette stagnation. Il est clair que si
on retente la même chose avec un autre navigateur aujourd’hui, le succès sera
plus mitigé que jamais à cause de la forte concurrence qui « tue »
des projets trop petits que sont les Logiciels Libres à la base.
Pour mettre cela en application avec GNU/Linux, on va retenir 3 idées :
les « fonctionnalités-killer », la campagne publicitaire et le cadre
temporel vis à vis du marché. Sans ces 3 éléments réunies cela peut être une
catastrophe, comme nous allons le voir…
Puis arriva le manchot !
Aujourd’hui nous arrivons à un carrefour important pour GNU/Linux qui peut
se répandre partout. Depuis quelques années on commence à voir ce rêve ancien
d’un professeur barbu du MIT (Richard Matthew Stallman) comme enfin réalisable
(enfin pas complètement). Mais la moindre erreur pourrait tout détruire à
jamais ou presque… En effet imaginez une campagne publicitaire menée d’une
main de fer lancé actuellement ? Soit ça sera un coup d’épée dans l’eau,
soit GNU/Linux sortira avec une image populaire mauvaise pouvant empêcher un
nouvel essai. De même qu’il faut le faire avant que la concurrence ne tue le
marché par les mines qui se posent petit à petit… On va voir quand est-ce que
sera ce bon moment approximativement.
Le développement du système libre
Le développement de GNU/Linux est très rapide, si on regarde quelques années
en arrière, GNU/Linux ne tenait pas longtemps la comparaison face aux OS
propriétaires pour un non-libriste à moins d’avoir une grande volonté. Mais
GNU/Linux a rattrapé beaucoup de son retard face à ces OS, si on regarde bien
de Fedora Core 3 à Fedora 10 j’ai senti une progression plus importante
qu’entre XP et Vista qui a eu pourtant plus de temps. Ceci a pu se passer grâce
à la remise en cause de beaucoup de points de GNU/Linux ce qui a entrainé des
dégâts (comme PulseAudio ou SELinux) mais cela est nécessaire pour avancer plus
vite et se libérer des contraintes de l’héritage du passé. Car il est vrai, ces
dernières versions de GNU/Linux ont connu quelques instabilités, mais cela a
permit peut être de compenser l’écart qu’on avait avec les autres OS qui eux
trainent du code datant d’il y a 20 ans et qui est obsolète au possible.
Des applications-killers en vue ? Une opportunité
marketing ?
Ceci dit à cause de ce climat, il est sans doute trop tôt pour tenter une
action marketing à grande échelle. Après tout dans certains domaines GNU/Linux
a de gros points faibles comme les jeux vidéo. Mais les Logiciels Libres
avancent vite et KDE 4.2, The GIMP 3.0, Firefox 3.1, etc. promettent énormément
et pourrait devenir des applications incontournables, suffisamment pour attirer
la population. Il est donc intéressant d’attendre l’évolution de ces logiciels,
comme de l’intégration des pilotes libres de ATI par exemples. Mais un danger
guette : Windows Seven. On ignore beaucoup de ce dernier, il y a certaines
choses que l’on sait comme l’interface tactile mais est-ce que Windows Seven va
révolutionner l’informatique comme cela était annoncé pour Vista ? On
l’ignore, et si Seven est un succès populaire (après l’échec de Vista, cela est
fort possible), GNU/Linux aura du mal à percer car les gens n’auront d’yeux que
pour lui sauf si c’est un fiasco. Les gens profitent en ce moment d’un Vista
peu populaire, rejeté de toutes parts. On peut supposer qu’il faudra le faire
avant la sortie de Seven.
Comment faire la promotion de GNU/Linux ?
Pour faire ce type de publicité, il faudra sortir plus gros que les
magazines de Diamond Edition et votre cousin Robert. Toute l’industrie
informatique devra s’y mettre corps et âmes dans un assaut ultime. Tout d’abord
il faut une unification dans le développement marketing pour éviter de se
disperser. Les alliances comme entre Canonical, Red Hat et IBM sont une bonne
chose vers ce sens, mais il faudrait également le soutiens d’autres poids
lourds comme Sony, ASUS, Acer, Intel, nVidia, ATI/AMD, Dell et d’autres. Avec
eux la campagne sera plus crédible et son impact ne sera que plus fort car ce
sont des valeurs sures pour le grand public et même l’entreprise.
Cette campagne devra en somme faire un gros buzz, un peu comme l’iPhone ou
Firefox à leurs sorties. Tout le monde doit en parler, de la presse
informatique à la presse généraliste et évidemment dans le bon sens. La vente
de machines et de matériels spécialement conçues pour GNU/Linux (comme l’EeePC
avec la Xandros) est également essentielle. Bien que cela paraisse utopique, on
se souvient de la publicité d’IBM diffusée de manière confidentielle ou encore
le fait que GNU/Linux prend de la place dans l’embarqué et les netbooks. Le
bouche à oreille devrait conclure cette campagne si bien menée permmettant peut
être à GNU/Linux de grignotter quelques parts de marché et d’y faire son
trou.
Ou alors la méthode douce
L’intrusion de GNU/Linux peut être plus progressive et moins brutale. La
migration d’entreprises ou d’administrations est un exemple possible qui permet
par la suite la migration des personnes qui y travaillent convenablement et
sans accroche. Elle coutera moins chère mais sera plus lente. Dans ce cas,
c’est vous utilisateurs de système libre qui avez la plus lourde tâche :
faites migrer votre lieu de travail et votre famille sous GNU/Linux si
évidemment cela ne pose pas de soucis dans l’efficacité. Aidez et aidez-vous
des GULLs ou autres associations comme l’APRIL qui font en sorte que l’État
français défendent et soutiennent le Logiciel Libre chaque jour. Et qui sait,
si le gouvernement fait des actions et de la publicité pour notre système
préféré, cela pourrait aider la conversion massive des utilisateurs
non ?
Conclusion
Je pense et je montre à travers ce billet qu’il est trop tôt pour espérer
une migration à grande échelle, pour l’instant on est à une migration douce et
progressive. Mais cela ne suffira probablement pas si on veut que notre système
se popularise au monde entier. Mais dans ce cas cela ne dépend pas que de nous
mais aussi de l’industrie et comme on peut le voir, il y a des contraintes pour
que la campagne soit un succès. De même que je pense que les systèmes comme
Fedora ou Ubuntu sont assez peu stables notamment ces dernières versions car on
est dans un cycle de renouveau pour doper l’évolution de GNU/Linux, si cela
vous déplait, changez de versions ou de distributions (d’un autre côté prendre
Fedora sans vouloir de la nouveauté, c’est un peu étrange non ? ).
Et vous, vous envisagez comment la diffusion de GNU/Linux au sein du grand
public ? Vous y croyez ? Vous en voulez ? Que faut-il faire
selon-vous pour y parvenir ? Donnez vos idées aux développeurs, et
participez aux projets que vous tenez le plus à coeur et ça aidera vous
verrez.

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