CONTRASTES ET LUMIERE, 01/03/09

Jeudi 17 déc 2015

CONTRASTES ET LUMIERE

Le contraste c’est la dualité. La lumière c’est ce qui donne la vie aux choses.

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lundi 30 mars 2009

EST-AINSI QUE LES FEMMES MEURENT ? LIVRE DE DIDIER DECOIN

Curieux ce titre qui fait référence à un texte bien connu de Louis Aragon, chanté par plusieurs interprètes : « Est-ce ainsi que les hommes vivent ? »Le thème du roman, c’est l’indifférence et la lâcheté des hommes, de ceux qui ne font rien lorsqu’ils sont témoins directs de l’assassinat et du viol d’une jeune femme dans la rue.Thème porteur, mais délicat à traiter, car il y a deux attitudes possibles pour le lecteur :- ou bien il s’associe à la dénonciation de la lâcheté de ceux qui sont restés derrière leur fenêtre sans rien faire,- ou bien il de pose des questions sur ce qu’il aurait fait lui-même dans ce type de circonstance.A vrai dire, ces deux attitudes contradictoires peuvent se rencontrer alternativement chez le lecteur.Que propose l’auteur ?Une intrigueIl reprend un fait divers qui s’est déroulé à Kew Gardens dans le Queens en mars 1964. Winston Moseley a attaqué une jeune femme dans la rue avec un couteau, il la poignarde à plusieurs reprises, la jeune femme appelle au secours. Dans les immeubles qui donnent sur la rue, les occupants entendent les cris de détresse, mais ils ne font rien. La scène durera plus d’une demi-heure, elle se terminera par le viol et la mort de la jeune femme dans la cage d’escalier d’un immeuble. L’assassin s’enfuit en voiture, sans être inquiété par quiconque.Moseley sera arrêté par la suite, mais ce qui a beaucoup choqué l’opinion publique à cette époque, en dehors même du crime abominable, c’est l’indifférence, la paralysie collective, la lâcheté de plus de trente huit témoins qui étaient présents, qui ont vu ou entendu ce qui s’est passé et qui n’ont rien fait pour porter secours à la jeune femme.Des personnages :- MoseleyEmployé modèle, bon père de famille, Moseley est en quelque sorte un Dr Jekyl et Mr Hyde. Lorsqu’il est en proie à ses obsessions, il devient meurtrier et nécrophile. Il semble ne rien regretter de ce qu’il a fait. Il compare ses victimes à des mouches qu’il tuerait avec une tapette. A son procès, il bénéficiera de circonstances atténuantes, il échappera à la peine capitale. Précisons que c’est un récidiviste et aussi un cambrioleur notoire. Il a à son actif un autre meurtre avec viol, des actes de violence et un troisième viol.- Kitty GenoveseKitty est la victime. C’est une jeune femme d’origine italienne qui travaille dans un café, tard le soir. Elle vit avec une autre jeune femme qu’elle aime, Mary Ann. Ce détail est important, car il est significatif de la mentalité de l’époque. Nous sommes en 1964 et la question s’est posée de savoir si le fait que la jeune femme soit homosexuelle avait pu jouer dans le fait que les témoins ne l’ont pas secouru. Autrement dit, elle mène une vie hors des normes, dans ce milieu là, il ne faut pas s’étonner s’il y a de tels problèmes de violence… – Nathan Koskel et sa femme GuilaNathan est un écrivain, il parle à la première personne. Il habite un immeuble situé à côté du lieu du crime. Mais lui et son épouse étaient absents le soir de l’assassinat. C’est donc un personnage neutre, une sorte de conscience morale qui traverse tout le récit. C’est aussi un pêcheur en eau douce, ce qui a son importance. Car fondamentalement un pêcheur est un prédateur pour les poissons, comme Moseley est un prédateur pour les jeunes femmes seules qui passent dans la rue le soir. Mais heureusement les poissons sont plus solidaires entre eux que les hommes. C’est le triste constat qu’il fait. Quant à Guila, elle est encore plus lucide que son mari. Elle ne comprend pas le comportement des trente huit témoins, mais en même temps elle pose la question : qu’aurions-nous fait, nous, à leur place ?- Martin GansbergJournaliste du New York Times, il est mandaté par don rédacteur en chef pour conduire l’enquête qui mettra en évidence le comportement scandaleux de tous les témoins. Lui aussi est en quelque sorte une conscience, une référence. Mais contrairement à Nathan et à Guila, il n’a aucun doute. Il condamne la lâcheté.D’autres personnages apparaissent ensuite au fil des pages, le procureur, l’avocat, le juge, les autres victimes de Moseley, les différents témoins, la femme de Moseley etc. Le lecteur éprouve de la difficulté à se retrouver dans cette réalité multiforme et qui ne suit pas toujours une chronologie stricte.Un roman ?Pour moi, il est clair que ce livre n’est pas vraiment un roman. Il s’agit plutôt d’un scénario détaillé qui pourrait servir de base à un film sur Moseley ou sur Kitty Genovese.Je me suis amusé à rechercher la structure du livre. J’ai trouvé 17 séquences successives et un épilogue. Malheureusement, comme à chaque séquence l’auteur change d’angle de vue, le récit manque d’unité, ce qui nuit à la qualité même du livre. Ici, on suit le futur meurtrier achetant une voiture, là le narrateur (Nathan) exprime ses doutes et son dégoût, là encore le chef de la police et le rédacteur en chef du New Yorl Times décident de faire faire une enquête journalistique pour dénoncer la lâcheté des témoins, là enfin le lecteur s’identifie à Kitty, suivie par un homme qui lui larde le dos de coups de couteau, elle fait appel à son instinct de survie, elle appelle à l’aide, elle ne comprend pas pourquoi les gens de l’immeuble n’appellent pas les secours etc.De cette manière on perçoit l’intrigue comme une réalité multiple que chacun s’approprie à sa manière, en fonction de ses objectifs propres. Le problème est que ce parti pris dans la construction du roman fait disparaître toute unité, toute cohérence.C’est fort dommage, et j’avoue qu’avec un sujet en or comme celui là, je m’attendais à beaucoup mieux. Je suis en quelque sorte resté sur ma faim.Quant au style, il n’a rien de particulier. J’ai cependant bien aimé cette phrase : l’auteur évoque Moseley rentrant chez lui après avoir commis son crime « indifférent à la rumeur de la ville qui recommençait à monter dans les aigus, à nouveau dominée par le piaillement criard des sirènes des véhicules d’urgence – quatre heures trente du matin, l’heure de recrudescence des crises cardiaques, l’heure à laquelle on découvre les dégâts que la nuit laisse sur la ville en se retirant comme la mer qui se déleste de ses poissons morts, des coquillages pourrissants, des berlingots flasques où reste un fond de shampoing, des pelures d’orange en spirales, des moires de gazole, des cageots fracassés.Kitty Genovese faisait maintenant partie des épaves de la nuit. »Epilogue- La science s’est emparée de l’affaire et les psychologues ont qualifié la passivité des témoins de syndrome Kitty Genovese.D’autres chercheurs ont mis en évidence le bystander effect qui se définit en ces termes : « quand un seul témoin est présent dans une situation d’urgence, il porte la responsabilité de devoir l’assumer ; mais si d’autres sont présents, la charge de la responsabilité se diffuse. »Decoin conclut son roman par cette phrase d’Albert Einstein : « Le monde est un endroit redoutable, non pas tant à cause de ceux qui font le mal, qu’à cause de ceux qui voient ce mal et ne font rien pour l’empêcher. »Et maintenant, que fait-on ?Didier DECOIN

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dimanche 22 mars 2009

ONCLE VANIA (suite…)

Marie Bunel (Elena), Didier Bénureau (Oncle Vania) et Astrov (Philippe Torreton)Un sentiment de déception. Que dire de la vision de Claudia Stavisky, sinon qu’elle nous propose une mise en scène qui gomme toutes les subtilités du texte de Tchekov et un jeu d’acteurs totalement incohérent.Commençons par le jeu d’acteurs ;- Sonia la jeune fille amoureuse du médecin a un jeu totalement décalé par rapport à celui des autres acteurs, en aucun cas elle n’a le comportement d’une jeune femme laide qui se réfugie dans le travail. Sa diction, la puissance de sa voix, sa gestuelle, ses poses extravagantes (un moment on a l’impression qu’elle va faire de la gymnastique en se pendant au linteau de la porte), font qu’on se demande si elle joue bien dans la même pièce que les autres acteurs. Elle rend incrédible son personnage.- Quant à Elena, elle est transparente, sans consistance, habillée d’une robe moulante de chez La Redoute, elle prend des poses en rupture totale avec le texte de Tchekov. Lorsqu’elle se pelotonne contre le professeur avec des contorsions quasi-érotiques, elle est grotesque. Son personnage manque totalement d’unité, de finesse. La sensualité qu’elle dégage est loin d’être évidente. Parfois elle parait totalement sotte. Comment peut-on tomber amoureux d’une telle femme ? Il fallait en faire un personnage d’ouverture, tout en apparences, mais aussi faussement naïf. Un personnage où le non dit était révélateur d’une richesse imainative intérieure. Le non dit, c’est le sur-moi. Alors cette façon de mimer l’envie amoureuse avec des postures de femme de cabaret, non !- Astrov, le médecin joué par Torreton, prend les apparences d’un homme blasé, alors qu’il est une sorte de visionnaire. C’est un homme intelligent, talentueux mais qui ne voit chez les autres que ce qu’il veut bien voir, ce qui l’intéresse. Quand à l’accent parisien de Torreton, il nous déconcerte. Lorqu’il entame une vieille chanson russe, on a envie d’éclater de rire. Où sont d’ailleurs les références à la Russie dans cette pièce ? Reconnaissons cependant que cet acteur a du talent. Mais il est mal dirigé ici, il n’y a pas d’autre explication.- Vania, personnage subtile s’il en est, porteur d’une vie intérieure très puissante, est représenté comme un enfant attardé qui se roule par terre lorsqu’il est éconduit par Elena, comme un jaloux, puis comme un demi-fou qui pour se sauver se réfugie dans le travail, mais de manière tellement artificielle que cela devient risible. Certes, le comédien Didier Bénureau a également beaucoup de talent, mais son personnage apparaît comme une suite de comportements qui se juxtaposent au lieu de se combiner pour nous faire sentir la profondeur de cet homme resté silencieux et discret pendant les trois-quarts de sa vie. Lorsqu’il tire avec son pistolet dans le pot de fleurs, on se croirait dans un vaudeville. Il se dégage néanmoins de son jeu une certaine crédibilité.- du professeur, il n’y a pas grand chose à dire sinon qu’on en fait ici une caricature, de même que la Gaufre, personnage outrancier, sans unité et complètement grotesque.- La mère fait de la figuration, comme la nourrice, alors que ce sont des personnages qui font contrepoids dans la pièce.Quant à la vision de la pièce, il y aurait beaucoup à dire.Une impression de confusion générale, une absence de subtilité, un parti pris de caricaturer les personnages, aucune référence au contexte de l’écriture, une fausse modernité des comportements.Chaque personnage est présenté comme une entité correspond à une vision individualiste. Il n’y a pas de prise en compte du système de relations entre eux, tissé avec génie par Tchekov. Tout ce qui efait la subtilité relationnelle et finalement l’incommunicabilité première disparait sous caractérisation de chaque personnage taillée à la serpe et sortie de son contexte.Je n’ai donc pas retrouvé tout ce dont mon imaginaire s’était nourri à la lecture de la pièce. L’ayant lue le matin même de la représentation, j’avais parfois l’impression de connaître par coeur certaines répliques. Mais bien évidemment, j’ai situé ma lecture dans le contexte de la Russie de la fin du XIXe, je n’ai pas cherché à montrer quelque chose, une vision du monde qui serait la mienne et non celle de l’auteur. C’est ce qui fait la différence entre une lecture pour soi et une lecture pour monter la pièce et la présenter à un public. Le metteur en scène doit certainement se dire, « qu’est ce que je peux montrer, de cette pièce, jouée et rejouée, connue par tous, qui pourrait mettre l’accent sur une vision nouvelle, la mienne. » C’est là toute la difficulté du théatre. Que va voir le spectateur, une pièce, un texte, un auteur ou bien une interprétation du texte de la pièce par un metteur en scène et par des acteurs, dirigés ou pas ?En définitive, l’interprétation faite par C. Stavisky ne me convient pas, elle retire à la pièce toute sa puissance subtile, toute sa finesse. Elle brouille les pistes. Je n’ai pas senti non plus ce que la lecture faite par une femme aurait pu apporter de neuf. Bref, je suis sorti déçu. Reconnaissons qu’il y avait sur scène de forts bons acteurs qui ont par leur présence et par leur professionnalisme de « sauver les meubles ».

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ANNIVERSAIRE… JE RIGOLE

Voici ce que dit Wikipedia d’un mouvement qui a déclenché ce que l’on allait appeler d’un terme très pudique « les événements de 68″.En écoutant la radio, depuis ma province, je n’ai pas eu conscience sur l’instant de ce qui allait suivre. Le Mouvement du 22-Mars est un mouvement étudiant né le vendredi 22 mars 1968 à la faculté de Nanterre.D’inspiration libertaire, ses principaux leaders sont Daniel Cohn-Bendit et Alain Geismar. Il se manifeste par l’occupation par 142 étudiants du huitième et dernier étage du bâtiment administratif, suite à l’arrestation de Xavier Langlade de la JCR après le saccage, la veille, du siège de l’American Express, à l’angle de la rue Scribe et de la rue Auber, lors de la manifestation organisée par le Comité Vietnam national (CVN) « pour la victoire du peuple vietnamien contre l’impérialisme américain » : la salle du conseil des professeurs est occupée toute la nuit. Le texte d’un tract est voté dans la nuit[1] et une nouvelle structure de discussion est créée, le C.R.E.P.S. (Centre d’études et de recherches politiques et sociales[2]).L’affaire a démarré un an plus tôt, le 21 mars 1967 lorsque les étudiants de Nanterre décident de manière spontanée d’investir le bâtiment de la cité universitaire réservé aux étudiantes[3], ce qui provoquera leur expulsion musclée par les forces de l’ordre — or à l’époque, et depuis le Moyen Âge, les forces de police n’ont pas le droit d’entrer à l’université — et la circulation d’une liste noire d’étudiants que les professeurs étaient invités à refuser à leurs cours, parmi lesquels Daniel Cohn-Bendit qui s’est même vu notifier une demande de quitter le territoire (ce qui finira par advenir : il ne participera qu’au prélude de Mai 68). Ce mouvement ne restera pas qu’un « parisianisme », il s’étendra à la Province où des lycéens « non politisés » se prévaudront du Mouvement du 22-Mars pour organiser des mouvements de grève dans leurs établissements.Les étudiants de ce qui allait devenir le mouvement du 22-Mars passent une année à diffuser leurs idées sur la liberté sexuelle et sur les névroses qu’induisent le manque de liberté dans ce domaine et dans d’autres. Lorsque le bruit court que Dany Cohn-Bendit va être transféré dans une autre université, une grande grève est déclenchée par tous les étudiants anarchistes et/ou de gauche, comme ceux de la JCR.Sitôt Nanterre fermée par son doyen Pierre Grappin le vendredi 3 mai 1968, le mouvement se dirige vers la Sorbonne. C’est le début des événements de Mai 68.Comme onze autres mouvements d’extrême gauche, la Mouvement du 22-Mars est dissous le 12 juin 1968.Le mouvement du 22-Mars sera ensuite plus fortement politisé encore, trahissant peut-être ses origines potaches, perdant un peu de sa composante anarchiste et de son identité « nanterroise ».S’y grefferont alors des personnalités comme Serge July ou Félix Guattari. Une partie des éléments du mouvement proches du groupe anarchiste Noir et rouge collaborent ensuite au groupe conseilliste, Informations et correspondances ouvrières tandis que d’autres forment, avec des membres issus de l’UJC (ml), la Gauche prolétarienne.La saga du mouvement du 22 mars a été racontée, par l’écrivain Robert Merle, prix Goncourt, alors professeur d’anglais à la fac de lettres de Nanterre, dans son roman Derrière la vitre, dont l’essentiel de l’intrigue se passe dans la résidence universitaire de Nanterre.

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Déclaration Universelle des Droits de l’Homme

Article 11 1. Toute personne accusée d’un acte délictueux est présumée innocente jusqu’à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d’un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées. 2. Nul ne sera condamné pour des actions ou omissions qui, au moment où elles ont été commises, ne constituaient pas un acte délictueux d’après le droit national ou international. De même, il ne sera infligé aucune peine plus forte que celle qui était applicable au moment où l’acte délictueux a été commis.

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samedi 21 mars 2009

EXERCICE THEATRO-LITTERAIRE

Je tente l’expérience.Ce matin, je viens de terminer la lecture du texte de la pièce de Tchékov, Oncle Vania.Voici quelques impressions à chaud.Tchekov a écrit cette pièce en 1897. Il est né en 1860 et il mourra en 1904.Il avait donc trente six – trente sept ans au moment de l’écriture. Avait-il un pressentiment de sa mort prochaine ?Un lieu, la campagne, plus exactement une maison de famille à la campagne. Des personnages issus d’une famille décomposée, recomposée, et des fidèles (médecin, nourrice…). Deux grandes catégories : les gens des villes et les gens de la campagne. Lorsqu’ils sont à la campagne les gens des villes sont oisifs et ils chamboulent totalement le rythme de vie des gens de la campagne. Les gens de la campagne sont vulnérables lorsqu’ils lèvent la tête.Parmi ces deux catégories de personnages des destins individuels très différents qui se sont croisés à un moment ou qui tentent de se croiser. Mais en définitive rien ne se produit, chaque catégorie retourne à ses origines nonobstant les envies, les sentiments avoués, les désillusions et une tentative de meurtre.Chaque personnage, dans le cadre du quotidien est appelé, malgré soi, à faire le bilan de sa vie. Il y a celui qu’on fait soi-même et celui que les autres font pour vous. Les écarts sont grands. Chacun porte son regard sur l’autre avec des références qui lui sont propres et au fond de lui-même chacun prévoit le destin de l’autre. Chacun a une pré-science de l’avenir.Pour Vania qui a dépassé ses illusions premières, il ne peut rien venir de bon du professeur Sétébriakov. Lorsque celui-ci annonce qu’il veut vendre la maison à laquelle Vania et sa nièce ont consacré toute leur vie, la logique des personnages est poussée à l’extrême et il ne peut en résulter que la suppression physique de l’autre qui est devenu littéralement insupportable. C’est d’ailleurs pourquoi le meurtre est raté. Il n’y a pas volonté réelle de tuer l’autre, il s’agit simplement d’effacer, de nier une réalité trop brutale, qui met à mal le sens même de votre vie.Quant à l’amour, il est ramené à une vérité biologique, binaire, fataliste. Il n’y a que des occasions ratées également, des jalousies étroites, des envolées non crédibles. Chacun est dans son monde, est englué dans ses habitudes. Lorsqu’elles sont remises en cause, la seule fin à laquelle tendent les personnages est le retour l’équilibre premier. Un « Paradise Lost » sans paradis en quelque sorte !Tout se passe comme si chaque personnage était une planète auprès de laquelle passent à grande vitesse d’autres planètes, des météorites ou des comètes. Lorsque l’une essaie de se se frotter à une autre ou de se mettre en orbite autour d’elle autre cela provoque soit une déflagration, soit un mouvement centrifuge. Notre univers est rempli de ces planètes qui co-existent en s’ignorant, qui tournent sur elles-mêmes et qui ne peuvent se rapprocher qu’en provoquant l’anéantissement de l’une, de l’autre ou des deux.Les bilans de vie ne sont pas faciles à entreprendre.Le professeur comprend que sa vie, celle dont il a rêvé, celle qu’il a construite, est définitivement terminée. La campagne, pour lui c’est l’exil, c’est le commencement de la fin.Vania réalise qu’il a passé les trois-quarts de son existence à travailler et à se priver pour envoyer de l’argent au professeur, lequel ne lui en sait absolument pas gré, il n’a jamais augmenté ses appointements pendant toutes ces années. Aujourd’hui, il veut vendre le domaine de Sonia pour placer les revenus de la vente dans des opérations financières en faisant fi des aspirations des autres et de Sonia et de Vania en particulier.Quant au docteur, lui aussi il est est submergé de travail, il soigne les paysans tous les jours de la semaine. Il redoute d’être appelé en pleine nuit. Lorsqu’apparait Eléna il est pris par un désir violent qui n’a rien de romantique. Il boit. Il a conscience d’un monde en destruction (que dirait-il aujourd’hui ?) Il ne sent pas l’amour que Sonia lui porte et il passe à côté d’Elena, qui en définitive retourne à la ville.Sonia est laide, elle entretient de bonnes relations avec son oncle Vania. Elle déteste Eléna. Elle est amoureuse du docteur. Mais elle n’est pas payée de retour comme on dit. Elle se résigne. Elle fait des confidences à Eléna. Celle-ci en profite pour tenter une aventure avec le médecin. Mais elle renonce. Hypocrite, elle concluera la chose par unique et dernière étreinte.Astrov, le médecin, aura le mot de la fin : « C’est un peu étrange… On se connaissait, et, soudain, on ne sait pas pourquoi… on ne se verra jamais plus. Tout est comme ça en ce monde. »Effectivement, c’est ce « on ne sait pas pourquoi » qui pose problème. La logique des autres on ne la comprend jamais. D’autres voient dans ce « on ne sait pas pourquoi » l’expression d’un principe universel d’incommunicabilité. En définitive, pour Tchekov, le vrai sens de notre vie, n’est-il pas dans notre pratique du quotidien? A quoi bon lever le nez et se frotter aux autres, nous n’en tirerons que des déceptions ? Ce que je fais, c’est ce que je suis et basta !Le professeur écrit des livres et fait des conférences, le médecin soigne les malades, les régisseurs régissent, les domestiques servent et Eléna, incarnation de la beauté dérange le quotidien de tous : de son mari, de Vania, du médecin, de Sonia…Mais la beauté, lorsqu’elle n’est qu’apparence, est source de destruction pour ceux qui s’y frottent. Attention !Demain, après avoir vu la pièce jouée aux Bouffes du Nord, on verra si je confirme les quelques impressions qui précèdent ou si le metteur en scène et les comédiens ont levé le voile sur d’autres aspects de la vision de Tchekov. Il se peut également que j’aie tout faux ! Mais c’est la règle du jeu.A demain !

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vendredi 20 mars 2009

LES JOURS PASSENT…

Difficile de tenir un blog à jour. Il faut se donner une certaine discipline.Pour l’instant j’ai l’impression d’être en phase de chasse, de captation… C’est peut-être la saison qui veut celà. Vient ensuite très logiquement une phase de digestion. Et enfin? peut-être? l’écriture… L’écriture de quelques lignes sur ce blog j’entends.J’en suis à un stade où la présentation de vidéos de chanteurs ou d’orchestre me semble moins nécessaire. Par ailleurs je n’ai pas pris de photos depuis longtemps…Donc mes sources se tarissent. Je lis toujours avec attention quelques blogs d’amis et j’admire leur constance dans l’analyse, l’écriture, la lecture, la curiosité.La lecture justement, j’ai une bonne demi-douzaine de livres qui m’attendent sur mon bureau. Je les classe et les reclasse chaque jour en changeant la priorité de lecture. Aujourd’hui, j’ai placé « Oncle Vania » au dessus de la pile car je vais voir bientôt la pièce aux Bouffes su Nord. Je voudrais avoir lu le texte avant, pour mieux comprendre la dramaturgie, le travail du metteur en scène et des acteurs.Je lis un peu chaque jour d’un recueil de chroniques de Denis Grozdanovitch intitulé ; « L’art difficile de ne presque rien faire ». Ca me convient tout à fait. Merci Joseph et Catherine. C’est un régal. Je prends mon plaisir à petites doses. Un peu comme lorsque je déguste des chocolats de la Maison du Chocolat !Une phrase retenue parmi d’autres : « Ayant dû, pour de tristes et pénibles obligations que de temps à autre, hélas, l’existence nous impose, me couper quelque peu de la marche du monde pendant une bonne partie de l’été, ne faisant qu’en percevoir la rumeur, il m’est apparu que, d’une certaine façon, cette distance avait quelque chose de salubre, qu’elle permettait de mieux distinguer peut-être l’essence des événements que la proximité immédiate a une fâcheuse tendance à occulter. »Autre phrase relevée : « Et si le temps gagné par l’entremise de la vitesse était inutilisable pour le bonheur ? »Dans la liste d’attente se bouculent encore :- « La vie des artistes » de Giorgio Vasari, écrit il y a quatre cent cinquante ans. J’ai envie de mieux connaître Michel-Ange et Raphaël…- « Seul dans le noir » de l’ami Paul Auster, j’ai beaucoup aimé naguère Paul Auster, l’aimerais je encore ?- « L’avenir à reculons – l’influence de l’Antiquité sur l’Art » de Philippe Cros. Ma fille pense à son collègue de cours d’histoire de l’art, elle a raison. L’émulation il n’y a que cela de vrai.- « Cochinchine » de Léon Werth qui m’a été prêté par un ami qui part bientôt dans ce pays extraordinaire que j’ai tant apprécié. A quand un second voyage entre Hanoï et Saïgon ?- « Seul dans Berlin » de Hans Fallada. dans la dernière de couverture on lit ceci : »Aucun roman n’a jamais décrit d’aussi près les conditions réelles de survie des citoyens allemands, juifs ou non, sous le IIIe Reich, avec un tel réalisme et une telle sincérité », c’est une manière de préparer notre futur voyage à Berlin.- Enfin, « Les déferlantes » de Claudie Gallay dont j’aimerais pouvoir parler un jour au cours d’une des réunions du « Square Littéraire  » que nous avons l’intention de fonder très prochainement avec des amis passionnés de littérature.Le programme est très vaste. Donc ce soir il faut que je termine Oncle Vania.

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samedi 14 mars 2009

LOI CREATION ET INTERNET – DEBAT

Le point de vue du gouvernement :Le projet de loi réprimant le piratage des oeuvres culturelles sur internet est examiné le 10 mars à l’Assemblée nationale. Le 2 février 2009, en installant le nouveau Conseil de la création artistique, le Président de la République s’est engagé à ce que le texte soit définitivement voté par le Parlement d’ici à la fin mars.Consensus au Sénat. Le scrutin final en faveur du projet de loi Création et Internet n’a donné lieu à aucun vote contre. Auparavant, les sénateurs avaient rejeté à une écrasante majorité de 297 voix contre 15 un amendement qui proposait de substituer, comme mesure ultime de dissuasion, une amende à la suspension de l’accès Internet. Selon Christine Albanel, ce vote témoigne de la profonde adhésion que rencontre le projet de loi : « les sénateurs ont bien pris conscience que la situation actuelle ne préjudice pas seulement aux grandes « majors », mais aussi aux petites entreprises indépendantes de la musique et du cinéma ».Accord unanime des Etats membres de l’union européenne. Le 28 novembre 2008, les 27 ministres européens des télécommunications se sont accordés pour retirer du « Paquet Télécom » l’amendement n°138, adopté le 24 septembre dernier sur l’initiative du député Guy Bono. Cet amendement se bornait à rappeler des principes très généraux de procédure avec lesquels le projet de loi Création et Internet est parfaitement compatibles, contrairement à l’interprétation qui en était donnée par les groupes de pression qui s’opposent à la défense des droits des créateurs et menacent l’emploi dans les différentes filières des industries culturelles. Néanmoins, par l’imprécision de ses termes, qui se prêtaient à toutes les manipulations, l’amendement constituait une source de confusion préjudiciable au bon déroulement du débat démocratique que les Européens et les Français attendent sur la question du piratage.Une urgence. En 2006, un milliard de fichiers piratés ont été échangés en France. L’industrie musicale a enregistré en 5 ans une chute de 50% de son chiffre d’affaires. Il en résulte une baisse de l’emploi dans les maisons de disques ainsi qu’une diminution d’un tiers du nombre de nouveaux artistes « signés » chaque année. Le cinéma et la télévision commencent à ressentir à leur tour les effets du piratage des oeuvres qu’ils produisent ou diffusent. Par ailleurs, le piratage massif constitue un frein considérable au développement de l’offre légale sur Internet, qui s’est pourtant considérablement enrichie au cours des dernières années : plusieurs millions de titres musicaux et plus de 2500 films y sont désormais disponibles, parfois pour quelques euros par mois.Genèse du projet de loi. Dans la lettre de mission adressée à Christine Albanel le 1er août 2007, le Président de la République a fermement pris position sur la nécessité de lutter contre le piratage pour préserver la diversité culturelle et les filières économiques menacées par le pillage des oeuvres. Le 5 septembre 2007, la ministre de la Culture et de la Communication a confié à Denis Olivennes, alors président-directeur général de la FNAC, une mission destinée à préparer un accord entre les professionnels de l’audiovisuel, de la musique, du cinéma et les fournisseurs d’accès à Internet. Cette mission s’est traduite par la remise d’un rapport et par la signature des Accords de l’Elysée, le 23 novembre 2007, entre 47 entreprises ou organisations représentatives de la Culture et de l’Internet (pdf). Ces accords traduisent pour la première fois un consensus entre les créateurs, les industries culturelles et les fournisseurs d’accès à Internet pour créer un cadre juridique favorable au développement de l’offre légale d’oeuvres sur les réseaux numériques. Amélioration de l’offre légale. Les Accords de l’Elysée constituent un compromis où toutes les parties sont gagnantes et notamment les internautes, car leur premier volet vise à améliorer l’offre légale de films et de musique sur Internet. D’abord, les professionnels du cinéma se sont engagés à mettre les films à disposition des internautes plus rapidement : 6 mois après la sortie en salle au lieu de 7 mois et demi, dès la mise en place du dispositif anti-piratage ; puis, dans un second temps, la durée de l’ensemble des « fenêtres » de la chronologie des médias sera revue pour se rapprocher des durées moyennes en Europe (environ 4 mois dans la cas de la VOD). Ensuite, les maisons de disque se sont engagées à retirer les DRM « bloquants » des productions musicales françaises, un an au plus tard après la mise en oeuvre du dispositif de prévention graduée. Certaines d’entre elles ont d’ailleurs anticipé ces délais en retirant les DRM « bloquants » dès à présent. Une loi «pédagogique» et préventive. L’autre volet des Accords de l’Elysée concerne la prévention et la lutte contre le piratage. Il nécessite l’intervention d’une loi pour garantir l’équilibre des droits de chacun : le droit de propriété et le droit moral des créateurs, d’une part, et la protection de la vie privée ainsi que la liberté de communication des internautes, d’autre part. C’est l’objet du projet de loi « Création et Internet », présenté le 18 juin 2008 au Conseil des ministres et voté en première lecture au Sénat le 30 octobre 2008. Aujourd’hui, l’internaute s’expose à une poursuite pénale dès le premier téléchargement illégal (« les sanctions pénales en vigueur »). Désormais, si le projet de loi est voté, plusieurs avertissements précéderont toute sanction. Il ressort en effet d’une récente étude d’opinion que 90% des personnes averties cesseraient de pirater à réception du deuxième message. La mise en oeuvre de ce dispositif reviendra à une Haute Autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur internet, qui agira exclusivement sur saisine des ayants droit dont les oeuvres auront été piratées : elle n’exercera donc aucune surveillance a priori et généralisée des réseaux. Elle procèdera comme suit à l’encontre des pirates : – le premier avertissement sera envoyé par courriel ; – le deuxième avertissement prendra la forme d’une lettre recommandée, pour s’assurer que l’abonné a bien pris connaissance du manquement qui lui est reproché ; – en cas de renouvellement du manquement, la sanction peut prendre la forme d’une suspension de l’abonnement internet de un mois à un an, assortie de l’interdiction de se réabonner pendant la même durée auprès de tout autre opérateur. Toutefois, pour accentuer l’aspect pédagogique, une transaction est possible entre la Haute Autorité et l’abonné : s’il s’engage à ne plus renouveler son comportement, la suspension sera réduite à une durée inférieure à trois mois. Dans le cas des offres dites « Triple play », la suspension de l’abonnement ne peut porter sur les services de téléphonie et de télévision. Par ailleurs, lorsque la suspension de l’accès à Internet pourrait avoir des effets disproportionnés, par exemple pour les entreprises, le projet de loi prévoit une mesure alternative : la Haute Autorité pourra exiger l’’installation de dispositifs préventifs (de type « pare-feux »), qui permettront d’empêcher le piratage par les salariés à partir de leurs postes de travail. Les pour :- Jack Lang (PS pro-gouvernemental tout au moins dans cette affaire)Jack Lang a souhaité, lundi 9 mars, que les députés socialistes « puissent approuver » le projet de loi Création et Internet, jugé « liberticide » par les membres de son parti. »Le droit d’auteur, héritage des Lumières et de la Révolution Française, fait partie du patrimoine de la gauche, qui a toujours défendu la logique de la création contre celle du marché et de la rentabilité immédiate », rappelle l’ancien ministre socialiste de la Culture, qui avait fait voter en 1985 une loi sur les droits d’auteur et les droits voisins, dans un communiqué publié avant le début de l’examen du texte à l’Assemblée nationale.Respect des droits des créateurs Jack Lang « forme le voeu (…) que ce texte assure le respect des droits de tous les partenaires de la création, aujourd’hui bafoués par le piratage des oeuvres, ainsi que le juste équilibre entre les droits des auteurs, des artistes et des producteurs, et les préoccupations légitimes des internautes ». »C’est pourquoi je me réjouirai de toutes les améliorations qui pourront encore être apportées à ce texte par l’Assemblée nationale », poursuit l’ancien ministre.Approuvé par le Sénat »Je souhaite dans ces conditions que les députés socialistes puissent approuver le texte de loi, et ne doute pas que Martine Aubry, Première secrétaire du Parti socialiste, qui mène dans sa ville de Lille une politique de grande qualité en faveur des arts, soit particulièrement attentive à la préservation d’une vie culturelle riche, autonome et intense », conclut Jack Lang. Les députés socialistes veulent voter contre le projet de loi de la ministre de la Culture Christine Albanel, pourtant approuvé par leurs collègues sénateurs. – Paul Krugman, prix NobelIl s’avère ainsi que « l’empreinte » économique en France de la copie illégale peut être estimée à une perte de 10 000 emplois. Et ce montant d’emplois détruits pourrait n’être qu’un « palier » intermédiaire. A mesure de la progression (souhaitable) de la pénétration d’Internet dans les foyers, la base des internautes s’adonnant à la copie illégale se trouvera élargie. Le Nobel d’économie 2008, Paul Krugman a vanté le haut débit français dans une tribune du New York Times, saluant le modèle de la « French connection » : le risque est que cette dynamique s’appuie sur une érosion de l’économie des contenus.- Thomas Dutronc (chanteur)Aujourd’hui, j’ai envie de parler aux gens de gauche pour expliquer par exemple, que la licence globale est une idée qui ne plaît à personne, un concept abstrait, un modèle opaque qui privilégiera les plus gros, les Américains. Ce sont les petits qui vont en souffrir, pas des mecs comme moi. Aujourd’hui, dans le système actuel, si le petit vend, il touche. Avec la licence globale, non.On dit que la scène compense la baisse des ventes, mais c’est faux. C’est complémentaire, mais il faut avoir un disque. L’expérience des maisons de disques est cruciale. Mais ce sont les petits labels qui vont disparaître si ça continue. Et tous les petits métiers qui vont avec: graphistes, arrangeurs, musiciens… – Alain Rocca (président de VOD UNivers cinéma et producteur)C’est très bien de siffler la fin de la récré. Depuis quand, quand on a envie de regarder un film, on le prend sans payer sur le Net? En 2008, il y a eu 25 millions d’actes payants de visionnages de films sur la quarantaine de sites de VOD français, contre 180 millions visionnages de films piratés. La mécanique actuelle, c’est prends l’oseille et tire toi. Le projet de loi va réguler le Net, ce qui est très bien, mais très compliqué aussi, vu que le Net est un espace décentré. La filière cinéma n’a-t-elle pas su s’adapter aux usages des internautes ?J’ai déjà entendu cela, que la filière cinéma est soi-disant archaïque. Mais c’est n’importe quoi! Le cinéma français est fondé sur un système très moderne, au contraire, car à chaque fois que vous payez pour voir un film, vous faites remonter de l’argent dans la filière cinéma. Ce qui permet de financer d’autres films ensuite. Mais l’offre légale n’est pas satisfaisante…Elle est balbutiante, c’est vrai. Mais quand un site de VOD comme UniversCiné fait de la pub pour un film qu’elle a en catalogue, comme «Eldorado» de Bouli Lanners, qu’est-ce qu’il se passe? Cette pub profite au piratage, les internautes téléchargeant encore plus «Eldorado» mais sur des sites illégaux. Du coup, l’offre légale est réservée aux militants du cinéma.Les contre :- Jacques Attali (pas PS, mais pas pro-gouvernemental, pour cette affaire tout au moins)Comme en agriculture, où les riches paysans de la Beauce se sont depuis longtemps cachés derrière les pauvres agriculteurs de montagne, pour obtenir des subventions dont ils étaient en fait les principaux bénéficiaires, les industries du cinéma et de la musique mettent maintenant en avant quelques créateurs et quelques chanteurs bien vus des puissants, pour maintenir d’indéfendables rentes de situation. Qu’on puisse dans la France de 2009 présenter et faire voter au Parlement, avec les voix de toute la droite et d’une partie de la gauche, une loi aussi indigne que celle qui vient en débat cette semaine à l’Assemblée nationale est une signe de plus d’un pays dont les élites politiques et économiques ne comprennent plus rien ni à la jeunesse, ni à la technologie, ni à la culture. D’un pays où les mots distraction, culture, art, spectacle, commerce, chiffres d’affaires sont employés de façon indifférenciée.Cette loi vise à surveiller ceux qui téléchargent gratuitement de la musique ou des films, à leur envoyer une semonce, puis une amende, ou l’interdiction de l’accès à internet. Cette loi est absurde et scandaleuse.Absurde, parce que plus personne ne télécharge : on regarde ou écoute en streaming . Absurde parce que toute volonté de crypter est sans cesse contournée par des moyens de le dépasser. Absurde parce qu’on prétend interdire d’accès à internet toute une famille, qui en a besoin pour son travail, parce qu’un enfant utilise l’ordinateur familial pour écouter de la musique. Absurde parce que les vrais artistes n’ont rien à perdre à faire connaitre leurs oeuvres, ce qui leur attirent de nouveaux spectateurs et les protègent, à terme, contre l’oubli. Scandaleuse parce que cette loi ouvre la voie à une surveillance générale de tous les faits et gestes des internautes ; parce qu’elle protège les rentes de situation des entreprises de média, qui ne sont pas incitées à apporter des nouveaux services à leurs clients (les paroles des chansons, les oeuvres d’artistes inconnus, des films en 3 D ou tant d’autres innovations qui s’annoncent ailleurs) et les privilèges des fournisseurs d’accès,( qui devraient, en finançant une licence globale, fournir la rémunération des droits d’auteurs, des interprètes, des maisons de disques inventives et des agents des artistes ). Scandaleuse surtout parce que, pour une fois qu’on pouvait donner quelque chose gratuitement à la jeunesse, première victime de la crise, voilà qu’on préfère engraisser les majors de la musique et du cinéma, devenues aujourd’hui cyniquement, consciemment, les premiers parasites de la culture. Et en particulier, comment la gauche, dont la mission est de défendre la gratuité contre le marché, peut elle se prêter à une telle hypocrisie ? A la fin du 18ème siècle, les lois sur les droits d’auteurs ont été écrites pour protéger les créateurs contre les marchands. Au milieu du 19ème siècle, telle fut aussi la raison d’etre des premières sociétés d’auteurs . Voilà qu’on prétend les utiliser pour protéger les marchands contre les créateurs ! Pire même, voilà qu’on prétend transformer les artistes en une avant-garde d’une police de l’Internet où sombrerait la démocratie. Cette loi sera sans doute votée, parce qu’elle est le pitoyable résultat d’une connivence passagère entre des hommes politiques, de gauche comme de droite, toujours soucieux de s’attirer les bonnes grâces d’artistes vieillissants et des chefs d’entreprises bien contents de protéger leurs profits sans rien changer à leurs habitudes.Cela échouera, naturellement. Pour le plus grand ridicule de tous. j@attali.com- Jérémie Zimmerman, http://www.marianne2.fr/Il faut d’abord intégrer le fait que la circulation des fichiers est un fait qu’on ne peut pas arrêter : comme l’imprimerie permettait la circulation des oeuvres, les moines copistes voulaient tout faire pour éviter de perdre leur monopole sur le livre. Or, aujourd’hui, les majors de la musique font de même. Mais même le prix Nobel d’Economie 2008 Paul Krugman l’affirme : « la vente de la copie n’est pas un modèle économique viable. » On ne peut pas mettre des mouchards pour espionner nos téléchargements, comme le propose de le faire Christine Albanel : la loi Hadopi s’écroulera sous son propre poids. Au lieu de ça, il y a la licence globale, qui avait été mal présentée dans un premier temps mais qui est toujours un bon système. Il s’agirait de réviser les modes de perception de la contribution des internautes, les modes de répartition et la rendre obligatoire. Cette option est largement développée par Philippe Aigrain dans son ouvrage Internet et création et elle permettrait de rémunérer tous les contenus : musique, film, médias, etc.Par ailleurs, il faut développer les contenus et services à forte valeur ajoutée : le groupe Nine Inch Nails a mis sa musique en téléchargement libre. Parallèlement, ils ont édités des CD collector numérotés, vendus plus cher que des CD normaux, des objets promotionnels… en une semaine, ils en ont vendu pour un million de dollars.- Dupont-Aignan (ex UMP) »Madame la ministre, monsieur le rapporteur, un jour nos enfants (…) vous compareront et j’en suis désolé aux moines copistes qui voulaient emprisonner Gutenberg et interdire l’imprimerie, ou aux maisons de disques qui voulaient contenir la diffusion de chanson à la radio ». – http://badaboomblog.wordpress.com/2009/02/12/loi-hadopi-pour-ou-contre/La réponse des autorités contre les échanges d’oeuvres numériques sans autorisations est, encore une fois, mauvaise.3 points pour étayer cette position :1) Il faudra expliquer comment, en punissant les internautes, on pourra relancer les ventes de CD. Le piratage est-il le seul responsable de la chute de l’industrie du disque ? Ca n’a jamais réellement été démontré.2) Une loi autorisant une autorité administrative à juger et empêcher quiconque d’accéder à Internet, est-ce bien constitutionnel, tout ça ? Dans un pays où la volonté présidentielle voudrait que l’accès à Internet soit un droit et que chaque citoyen puisse en jouir, n’est-ce pas paradoxal de vouloir promulguer une loi interdisant cet accès, ce droit ?3) Créer une loi d’exception (elle l’est à bien des égards) qui résulterait de la simple constatation de la baisse du chiffre d’affaires des industries culturelles, est-ce bien raisonnable ? Ces industries ont fait pression auprès de l’état pour faire perdurer un modèle commercial qui tend à disparaître (la vente de fichier sur support), alors que, par arrogance, elles n’ont pas voulu s’adapter à de nouveaux usages, à une nouvelle consommation de la culture et à de nouveaux modes de distribution des oeuvres de l’esprit.Nous sommes bien d’accord que la situation liée à l’échange d’informations et de contenus sur le Web n’est peut-être pas idéale pour tous. Mais il n’est pas question que les internautes passent pour des pillards, des pirates coupables de la chute de toute une industrie. C’est d’ailleurs étonnant de remarquer que l’industrie musicale, notamment, n’a jamais été aussi mal, alors que la diversité culturelle n’a jamais été aussi riche. Et vous, vous en pensez quoi de tout celà ?

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AUTRE AVANTAGE D’UN BLOG

J’ai beaucoup apprécié jadis, comme je l’ai déjà indiqué ici, non pas les livres, non pas les discours, mais plutôt la méthode d’analyse, le rapport au monde de Vladimir Jankelevitch, professeur de philosophie à la Sorbonne et musicien.Ayant lu dans ce blog les quelques lignes consacrées à cet homme remarquable, l’un de mes amis a eu la gentillesse de me prêter certains enregistrements des cours de Jankelevitch. Alors que je pensais tout cela évanoui à jamais, je peux aujourd’hui anticiper ce formidable plaisir de pouvoir me délecter de la parole et de l’intelligence de ce vrai philosophe.Que mon ami en soit infiniment remercié. Il ne sait pas le cadeau qu’il me fait !Vive les blogs !!!

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LE PRINCIPE DE RESPIRATION

Respirer, pour l’animal, pour l’homme, c’est ce qui lui permet de vivre. Respirer c’est le rythme imposé par la vie. C’est d’abord une nécessité, mais c’est aussi un phénomène sur lequel nous pouvons agir, que nous pouvons, le cas échéant, tenter de maîtriser. C’est ce qu’arrivent à faire en tout cas certains adeptes du Yoga avec le Pranayama.« Prana » signifie la force vitale et « ayama » signifie le contrôle ou la maîtrise. Pranayama, signifie donc maîtriser la force vitale. L’une des voies importantes par laquelle nous recevons le prana est l’air et par conséquent par la respiration.Ca c’est pour le yoga. Mais en raisonnant par analogie, je me dis qu’il y a là une réalité que l’on peut essayer de transposer dans d’autres domaines.Comment donner de la respiration à sa vie ? Comment maîtriser son rythme de vie ?Bien entendu, d’autres s’en chargent, c’est évident. Les parents, d’abord, l’école et le lycée ensuite, l’employeur… bref nous vivons en permanence dans des rythmes qui nous sont imposés. Certains rythmes nous sont même donnés en exemple. Il n’y a pas lieu de disserter longtemps sur ce point, nous sommes tous convaincus.Mais, parallèlement à ces rythmes imposés qui sont un peu comme les tempo (cela doit faire tempi au pluriel ?) d’une partition, nous disposons heureusement d’un pouvoir d’interprétation qui nous est propre. Comme le chef d’orchestre, nous pouvons décider de ralentir, de prendre une pause, de nous envoler, de nous emballer, d’arriver à l’extase, puis de prendre de la hauteur, de la profondeur, du relief pour renvoyer aux oubliettes la platitude d’une vie molle, sans passions, sans risques, sans accident. Comme le yogi, nous pouvons reprendre le rythme de notre vie à notre compte, pour le comprendre, l’assimiler, le dominer, le maîtriser et finalement pour lui donner sa juste place.Ne pas subir, ne pas subir, c’est une des clés de notre vie.

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dimanche 8 mars 2009

JACO PASTORIUS

Léa m’a fait découvrir un bassiste excellent (ils sont rares à jouer en solo !).Je vous propose l’extrait ci-après intitulé « Slang ». J’aime bien.

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samedi 7 mars 2009

POUR LES AMATEURS DE BONNE CHERE

Un site que je recommande plein d’adresses, d’avis et de bonnes idées :http://foodintelligence.blogspot.com/

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L’architecture, ça sert à quoi ?

C’est l’intitulé d’un message récent de Pergame sur son blog, que je recommande à tous de lire vivement.J’ai saisi la perche qu’il nous tend pour amorcer une réponse. En voici le contenu. Encore une fois, l’architecture est pour moi un continent qui reste à explorer et j’apprécie beaucoup les développements de Pergame qui m’aident à mieux connaître et à mieux comprendre ce qu’est cet art-science extraordinaire et ce qu’il représente aujourd’hui.Dans la mesure où l’architecture a pour origine de répondre aux besoins de l’homme, je proposerai une clé de lecture, ou d’interprétation, qui se réfère à la pyramide des besoins humains de Maslow. C’est banal, c’est facile, mais le recours à une méthode a souvent du bon.1/ Besoins physiologiquesUne construction, un bâtiment, a dans la majeure partie des cas, d’abord pour objectif de faciliter la satisfaction des besoins physiologiques des hommes à savoir : respirer, boire, manger, dormir, se réchauffer… Attention je ne parle pas d’architecture en tant que telle, mais bien d’abri, de bâtiment qu’il s’agisse d’une grotte aménagée, d’une hutte, d’un igloo, d’un teepee, d’une iourte, d’une case, d’un maison ou d’un immeuble.2/ Besoin de sécuritéLe bâtiment peut avoir pour fonction de répondre à un besoin de sécurité : sécurité physique, mais aussi sociale et familiale (fort, chateau-fort, remparts, ports, phares… Sécurité dans les déplacements avec les oeuvres de génie civil ponts, routes, L’architecture déjà commence à pointer son nez.3/ Besoin de reconnaissance sociale d’intégration, d’appartenanceLà on entre dans le vif du sujet : certaines créations architectu-rales ont pour objet de faciliter l’intégration sociale.Quant à l’appartenance sociale : toute oeuvre architecturale qui exprime les moments forts de la vie d’une communauté, qu’il s’agisse de batailles gagnées ou perdues, de massacres ou qui symbolise cette communauté (l’histoire de l’art regorge d’exemples à cet égard…). On peut aussi ranger dans cette catégorie le besoin de communiquer, dans une religion, dans un parti, dans un groupement… Que dire de ces temples, de ces cathédrales qui servent à la fois de lieu de rencontre, mais aussi de lien entre l’homme et l’au-delà. Ce besoin d’intermédiation entre le divin et l’humain est essentiel dans l’histoire de l’art et de l’architecture à mon avis. Je ne suis pas sûr toutefois qu’il soit bien à sa place ici dans l’échelle hiérarchique des besoins humains.4/ Besoin d’estime, de prestige, de considération, besoin d’être reconnu Toute oeuvre architecturale (ou presque) répond à ce besoin de ceux qui en passent la commande ou qui la construisent, il n’y a pas lieu d’en dire plus…5/ Besoin d’accomplissement, besoin de réalisation personnelle, de créativité.L’architecture répond également à ce type de besoin. Mais ici, c’est le créateur lui-même qui est concerné, l’architecte, mais aussi tous ceux qui participent à l’oeuvre qu’ils soient maître, compagnon ou apprenti.On pourrait placer ici le besoin de croyance ou le besoin religieux, en tant qu’accomplissement de soi. C’est une question de choix et d’interprétation.Encore une fois j’ai sombré dans la facilité en me contentant s’assembler une « pyramide » d’un côté, (mais quel beau symbole n’est-ce pas, lorsqu’on parle d’architecture !) et un art qui combine l’utilité, la solidité et la beauté selon des usages et des goûts qui évoluent avec les époques.

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jeudi 5 mars 2009

BIENVENUE

Je ne sais pas qui est ARTEMIS, mais je lui souhaite la bienvenue sur ce blog.

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JANKELEVITCH, PROFESSEUR DE PHILOSOPHIE A LA SORBONNE

Pour ceux qui n’ont pas eu l’occasion de connaître Vladimir Jankélévitch, je vous invite à vous rendre sur le site de l’INA et à taper Jankelevitch dans la zone de recherche. Une vidéo d’Apostrophes est disponible.

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mercredi 4 mars 2009

UNE RENCONTRE MAGIQUE

Comme tous les mercredi soir, j’ai assisté au cours d’histoire de l’art de la fondation Rachel Boyer à l’Ecole du Louvre. Ce soir le thème était : « L’Italie au XVIIème siècle ». L’intervenant était Arnauld Brejon de Lavergnée, conservateur général du patrimoine, directeur du département des collections, Mobilier national.Quelques secondes avant l’heure, je vis un homme en pardessus, l’air pressé, descendre les marches de l’amphi rapidement. L’homme, escalada deux à deux les marches conduisant à l’estrade. Il s’assit, on coupa les lumières et nous entrâmes instantanément dans le vif du sujet.En quelques mots il nous expliqua qu’il ne disposait que d’une heure et qu’il allait faire en sorte de nous présenter un nombre réduit d’oeuvres créées par deux peintres révolutionnaires : Carrache et Le Caravage.Il nous expliqua que ce qu’il allait nous dire ne figurait pas dans les livres et que ce qui était essentiel était de savoir décrypter un tableau.L’ensemble de l’auditoire de l’amphi Rohan comprit très vite que notre intervenant maîtrisait totalement sa matière, ce qu’il nous confirma en avouant qu’il participait aux cours de la fondation depuis plus de 25 ans.La conférence commença, nous embarquâmes tous dans le même bâteau et nous découvrimes très vite ce qu’était l’art et ceux qui le font pour un passionné, pour un amoureux. En l’écoutant commenter tel ou tel tableau, telle ou telle fresque, je me sentais vibrer intérieurement. Il faut entendre parler cet homme de la couleur d’un tableau de Carrache, des angelots d’une fresque du même artiste, de la beauté tragique de la lumière dans les tableaux du Caravage qui était un bretteur et un querelleur, qui tua même trois hommes ou plus dans sa vie, des filiations entre Carrache, Le Dominiquin et Nicolas Poussin, des stéréotypes de la seconde école de Fontainebleau… Bref je fus littéralement ébloui ! Merci Monsieur Brejon. Continuez à faire partager votre passion, votre enthousiasme !Ce n’était plus de la curiosité ou du désir de savoir, c’était la révélation d’un feu qui couvait en moi. Quel métier sublime que celui de professeur, d’enseignant lorsqu’on est animé d’une passion et qu’on aspire à la faire partager.Ci-après l’un des tableaux extraordinaires du Caravage commenté d’une manière époustouflante par M. Brejon. Le Caravage, « L’annonce faite à Matthieu », 1599 – 1600Ce tableau à été qualifié par les critiques de laïc, païen, d’anti-religieux. Tous ces gens n’y ont rien compris. Utilisons la méthode dialectique. En fait la grande nouveauté de ce tableau est qu’il introduit pour la première fois la religion dans le quotidien. C’est une clef pour comprendre ce tableau. Il y a rupture totale avec la représentation d’un monde idéal d’un Raphaël. Le Caravage n’a pas été compris. Le Christ, à droite est monumental, classique, autoritaire, d’une autorité à la Masaccio. A droite, devant le Christ, savez-vous qui est ce personnage ? Personne ne trouve ? Mais voyons, c’est Pierre. De la main, il répète timidement le geste du Christ. Au milieu, entre le jeune homme et le vieillard, assis, c’est Matthieu. Il dit au Christ, « c’est moi que tu appelles ». Dans ce tableau, le divin est représenté par le Christ, l’homme, vous, moi, c’est Matthieu et Pierre est l’intercesseur entre le divin et l’homme. A noter la croisée de la fenêtre symbolisant la croix du salut de la religion chrétienne, la lumière intense qui illumine la scène à une origine sacrée, le clair-obscur est magnifique. En regardant ce tableau, on est en présence d’une scène de la vie quotidienne. Nous nous trouvons dans un bureau de douane, les hommes jouent aux cartes et comptent leur argent… Nous sommes de plain pied avec les personnages, il n’y a aucune barrière entre eux et nous.

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PROJETS POUR PARIS ET LA REGION PARISIENNE, MAIS AUSSI QUESTION DE METHODE …

Dix projets pour le « Grand Paris »LEMONDE.FR 20.02.09© Comme je le disais il n’y a pas longtemps dans ce blog, je ne connais rien à l’architecture, mais j’ai trouvé ces projets intéressants, car dans une certaine mesure ils pourraient concerner nos enfants et nos petits-enfants… si toutefois l’un ou l’autre d’entre eux se concrétise un jour. Rien n’est moins sur et je crains plutôt que nous n’ayons à « survivre » dans le genre de cité que présente le film (prémonitoire ?) « Les fils de l’Homme », pour ne pas remonter à « Soleil Vert ».ATTENTION ! A NE PAS REGARDER SI ON EST EN PHASE DE DEPRIME.Mais, est-ce que je ne serais pas en train de me laisser influencer par le pessimisme ambiant que distillent les medias à longueur de journée ?Pourquoi ne pas se réjouir que de tels projets existent ? Cela signifie que certains d’entre nous croient à l’avenir ou tout au moins cherchent à lui donner une réalité.Pourquoi en définitive ne pas rendre compte de la diversité des choses qui nous entourent sans avoir à adopter nécessairement un conformisme pessimiste ou un angélisme euphorique ?Pourquoi ne pas essayer de recourir à cette pratique jankélévitchienne citée par Denis Grozdanovitch dans son livre « L’art difficile de ne presque rien faire. » (J’en ai fait mon livre de chevet ? Que fait Jankelevitch exactement ? »Il pratique un équilibre funambulesque entre une pensée très subtile, scintillant sur la fine pointe du présent, et sa perpétuelle négation dans le commentaire qui allait suivre, comme si l’avancée de quelque proposition que ce fût dût être instantanément corrigée par l’hypothèse sarcastique contraire. Pensée hautement paradoxale, supérieurement humoristique et non dogmatique dont le « chic » inimitable était de paraître – à travers un exercice d’auto-ironie presque compulsif – en permanente rupture avec elle-même. »Bien entendu il ne s’agit pas de se comparer à un penseur aussi extraordinaire que Jankélévitch. C’est sa méthode, sa pratique qui m’intéresse. Celle-ci n’est-elle pas proche de la recherche des contrastes engendrant la lumière que je m’efforce de concrétiser ici ? Pourquoi faut-il toujours penser une chose et non son contraire en même temps sous peine d’être pris pour un fou ? Parce que l’expression de la pensée s’inscrit dans un temps linéaire et que l’on ne peut pas dire au même instant une chose et son contraire. Le peintre peut en revanche exprimer deux visions, ou plus encore, qui se superposent et qui rendent compte d’une réalité multiple. Mais ce qui est possible avec l’image ne l’est pas avec les mots : la parole, l’écriture s’inscrivent inexorablement dans le temps. C’est le temps linéaire qui génére la contradiction rationnellement interdite. Si l’expression des contraires étaient simultanée, il n’y aurait pas de problème.Finalement, De Chirico n’est-il pas en permanente rupture avec lui-même ? N’est-ce pas là que réside l’originalité profonde du visionnaire ?Qu’en est-il des architectes ?Penser les multiples aspects du monde qui nous entoure, quel défi !

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BIRDY NAM NAM …

Dans « Le Monde 2″ de cette semaine, je tombe par hasard sur un article intitulé  » Birdy Nam Nam, quatre DJ sur ressorts ».Soudain l’article du blog de Mi me revient à l’esprit. Je sais ce qu’est Birdy Nam Nam. Et le journaliste du Monde me confirme cette référence : »A l’origine, il y a un perroquet. Un bel ara jaune et bleu auquel l’acteur Peter Sellers, dans le film The Party (1968), donne maladroitement à manger, avant de répéter mécaniquement le nom de l’aliment destiné au volatile « birdy num num » dans la version originale. C’est en repensant à cette rengaine culte de la comédie de Blake Edwards que Nicolas Vadon a trouvé le nom du groupe au moment de sa création voilà sept ans. »En dehors de cela, il n’y a apparemment pas de point commun entre les 4 DJ et le film. En revanche le groupe est appelé à connaître un succès grandissant puisqu’il est programmé au Printemps de Bourges, aux Vieilles Charrues et aux Eurockéennes… Il passera prochainement à l’Olympia à Paris.J’avoue que cette histoire, cette correspondance m’interpelle. Hasard, coïncidence…En tout cas merci à Mi de m’avoir aidé à combler un tout petit bout de mon ignorance.Ci- après un extrait d’Absesses de Birdy Nam Nam. Evidemment c’est moins poétique que l’histoire d’enfance racontée par MI. Mais quand même cette coïncidence…

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mardi 3 mars 2009

DE CHIRICO A PARIS

Aujourd’hui, je suis allé visiter l’exposition « Chirico » au musée d’Art Moderne de la Ville de Paris.Nous avions une conférencière méticuleuse et que l’on entendait mal dans le brouhaha ambiant. Dès le troisième salle j’ai pris mes quartiers libres. Je n’avais pas l’intention de passer trois heures dans ce lieu.Que dire de cette exposition ?Elle englobe des oeuvres se référant à toutes les périodes de la carrière de Chirico, contrairement aux expositions précédentes qui se limitaient aux oeuvres créées jusqu’en 1925 à peu près.1925, c’est la date à laquelle Breton a renié de Chirico : « Chirico, en continuant de peindre, n’a fait depuis dix ans que mésuser d’un pouvoir surnaturel… Cette escroquerie au miracle n’a que trop duré. »Avant 1925, il y a Munich. Notre homme est un féru de Nietzsche et de Schopenhauer. Les deux philosophes, comme de Chirico lui-même sont fascinés par l’Italie, Florence, Venise, Ferrare…Les références à l’Antiquité sont multiples dans l’oeuvre de Chirico. C’est la période de la Metafisica dans les années 1910, celle qui est la plus connue.Un toile illustre cette période : l’autoportrait. Le visage représenté de profil est sans regard. Le peintre est tout à sa méditation intérieure. Pour être un artiste visionnaire, il faut être aveugle. »L’autoportrait ne relève pas chez De Chirico du simple exercice de style, c’est au contraire une véritable philosophie de l’existence qui se dessine dans ces tableaux. De Chirico, grand lecteur de Nietzsche, va reprendre à son compte le concept du sur-homme.L’exceptionnel se saisit par l’exception, le génie. C’est à lui qu’incombe le rôle de percevoir et de retransmettre la part énigmatique du monde. Il en résulte chez De Chirico une véritable exaltation du moi, presque un culte… on remarquera à ce propos que ses oeuvres littéraires majeures ont une coloration très fortement autobiographique. De Chirico va jouer de ce statut s’identifiant tour à tour à un dieu, à un philosophe ou à un personnage mythologique. Il joue de sa propre réalité allant parfois même jusqu’à la mythomanie. » (source : site Internet cité plus bas)Vient ensuite la période parisienne avec la rencontre d’Apollinaire qui l’introduit dans la société artistique de la capitale. Tout bouillonne à Montparnasse. On est à l’époque où Zadkine et Brancusi débarquent également à Paris (voir article précédent sur Zadkine).De cette période, je retiendrai :- le portrait prémonitoire d’Appollinaire, de 1914- la gare Montparnasse de 1914Viennent ensuite d’autres thèmes qui ne sont pas présentés systématiquement selon un ordre chronologique.- le Pictor Optimus et le retour au classicisme (1919 -1930)- le musée imaginaire (1920 – 1960)- la période néo-baroque (1940 – 1966)- le « replay » (1938 – 1973)Ces différentes périodes se chevauchent, mais les thèmes et les obsessions du peintre sont présentées méthodiquement.Ainsi le spectateur peut s’imprégner successivement :- de la série des gladiateurs- de celle des autoportraits (1922 – 1955)- des copies de toiles de grands maîtres…Quant à la partie intitulée « Replay » qui présente des tableaux reprenant à l’identique les oeuvres du passé, s’agit-il d’une manifestation du mythe de l’éternel retour chez Nietzsche ?De Chirico, présurseur du surréalisme, est-il le précurseur du pop-art ? Warhol apparemment s’en est inspiré, dixit les pseudo-experts !Pour conclure je retiens de cette exposition les points suivants :- De Chirico était laid : ses autoportraits sont obsessionnels et cette mèche à la Barrès…- L’artiste s’est trouvé à Paris au bon moment et a rencontré les bonnes personnes, en particulier ce cher Apollinaire- Autres obsessions : le temps (les horloges), l’espace aux formes simples (des lignes et des courbes, des ombres, une peinture peu chargée et néanmoins faite de tons de fin d’après-midi, des silhouettes sans visage, des répétitions, la référence permanente à l’Antiquité, une vision du monde nietzschéenne avec l’artiste somme visionnaire et comme medium- Une rupture : Breton le gardien du temple et une vie artistique qui ne s’est jamais affranchie de cette rupture…Merci en tout cas à De Chirico d’avoir donné libre cours à l’imaginaire. Ici la raison n’a pas cours. Nous sommes dans un pays du rêve. Les juxtapositions de statues antiques, de paysages désertiques et construits, parsemés de silhouettes aux ombres allongées nous ouvrent des portes sur une réalité bien présente, mais dont on n’avait jamais beaucoup parlé. Le poète, le peintre vivent dans cette réalité et essaient de la transcrire, peu y arrivent.De Chirico est il allé au bout de ses rêves ou n’a-t-il fait que des cauchemars ?Pour ceux qui veulent approfondir, je recommande la consultation de ce site :http://users.skynet.be/pierre.bachy/chirico.html

Publié par

Gérard

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21:43

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dimanche 1 mars 2009

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Une des rues de mon enfance en Bourgogne. Photo (c) G. M.

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SI VOUS AIMEZ LA PEINTURE…

Je vous invite à vous rendre sur le blog de Jean Claude, j’aime beaucoup ce qu’il fait. J’ai un faible pour les voiles de l’île de Ré.http://blupaint.blogspot.com/2009/02/exposition-au-conseil-regional-de.html

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